André Trigano achète une vache et Johnny Rasco chante la Ballade de la vache à Dédé
Publié : 29 juin 2012 Classé dans : Mazères Contre Marette | Tags: André Trigano, Augustin Bonrepaux, Jean Mauger, Jean-Michel Baylet, Jean-Philippe Cros, La dépêche du Midi, Louis Marette, Michelle Salvan, Philippe Calléja Poster un commentaire »
La vache de Dédé se promenait entière
Quand le vieux Louis Marette embrassa sur la bouche
Le non moins vieux Tintin qui est de bonne couche
Si les gays vont voter ailleurs que sur la Terre.
« Par exemple mon vieux ! s’écria ce vieux singe,
On s’était mis d’accord toi et moi pour se battre
Comme au lavoir les meufs battent le sale linge
Que nous n’avons porté que pour nous mettre en quatre ?
J’étais loin mais alors très loin d’imaginer
Qu’un militairement médaillé d’la Légion
Utilisât sa langue à des fins d’ corruption
Parc’ que le temps est gris pour sa pomme et ses pieds !
Ah ! mais faudrait pas pou pousser le pion trop loin.
J’ai l’anus en caval’ mais c’est pour la bonn’ cause !
J’ suis pas un spécialist’ de ces drôles de choses
Comm’ le prouv’ la Justice appelée à témoin.
Renseign’-toi chez Michou qui fait des défilés !
Il te dira comment les jug’s j’ai convaincus
Que je suis un macho avec des preuv’ au cul,
Raison de pas tenter de me prendre aux filets !
J’suis un mec pas facile à enturlupiner !
Jamais je ne m’assois avant de vérifier
Si la chaise est percée à l’endroit où je pose
Les conditions sine qua non de mon osmose.
Retire cet organe et efface la scène
Avant que je m’énerve et que je prenne goût,
Espèce de pédé, à t’enfoncer des coups
Là où personne ira regarder si je t’aime ! »
A ces mots le gaullist’ se mit le nez par terre,
Comme dans le djebel du temps des bons supplices.
Il se gratt’ le caillou avec un doigt expert
Et lance au vieux Tintin un œil clair’ment complice.
« Dédé y veut m’aider, que j’ai rien demandé,
Que j’ai mêm’ pas prié pour qu’on me coupe pas.
J’ai mangé de la merde et ça me donn’ des dé
Des démangeaisons là où j’ai du mal à pa
À patauger dans la la merde où tu m’as mis ! »
Sur ce le vieux Tintin, qui n’entrave que dalle,
Découpe une médaill’ dans du papier à malle,
Des fois que l’vieux Marett’ se la faire il s’est mis
Mis dans la dans la tête après les élections
Qui donn’ raison aux gays et à leurs défilés.
« Mon pot’ Loulou, allez ! On n’est pas des des des !
On est mêm’ des gros mâl’s qui font très attention
À pas se bécoter mêm’ politiquement,
Des fois que les bovins qu’ont toujours l’air de rien,
Se mett’nt pas dans la têt’ qu’avec des pots de vin
On peut vivre de ça décemment et longtemps.
On va te les mouiller avec du rince-l’œil,
Que j’en ai plein mes mall’s des fois que foutr’ le camp
Dans un train ou sous terr’ ça ne leur dis’ pas grand
Pas grand-chose de sain d’y aller en fauteuil.
Si tu parl’s, vieux crétin, met la langue au popo,
Au popotin des gays, des michous et des moi
Des moineaux de saison et des chanteurs de po
De polissonneries — Fais comm’ si j’étais toi !
— Mais t’es pas moi Tintin ! T’es pas même un zinzin,
Un zingueur de culott’ ou alors t’as rêvé
Que ma vie est un songe et ma passion des saints
Un’ vérité à mettr’ dans la bouche des enfants.
Mêm’ les gendarm’s nous trouv’nt vieux et bon à jeu jeu
À jeter aux poubell’s de la tronche à Dédé
Avec le chocolat des médaill’s et des nœuds
Qu’on n’a pas pu défair’ tell’ment y en avait !
Moi j’en avais pas marr’ de toucher chez les primes
D’ fin da da d’ fin d’années — Ah ! Mon bon vieux Tintin,
Le monde est tout changé et on a plus la main
Sur notre trinité et sur le pain azyme.
Les jug’s nous donn’nt raison mais ça réchauffe pas,
C’est comm’ si on deux vœux devenait des pédés,
Toi et moi les neuneus de la raison d’éta
D’établir les limit’ à ne pas dépasser
Dans l’anus ou dans autre autre chose à penser.
Alors j’ai pas pu raie j’ai pas pu résister
À l’envie de mouler ma langue dans ta bouche
Des fois que la justic’ fasse la fine mouche
Au moment de changer le monde et ses patries,
Et le sens à donner à nos compromissions
Que c’est pluss’ des missions que des compro mimi
Promis mis et remis, commissions à l’envi ! »
Tintin et le Loulou tiraient la langue au bord
De l’Ariège en crue crue en recrutement cou
Courageusement vin vint ou revint le bo
Le bovin à Dédé découdre avec la mort.
Le baiser sous la lampe et la main au dédé
Au détour de la hanche et du manche à Dédé
Débandé comme l’arc de triomphe passé
Ces temps à découper une vache en p’tits dés.
Ah ! La vach’ que c’est bon ! Que c’est bon à dédé
À dépenser gratos au frais d’la Répubique,
Raie d’la pubiqu’ gratuit’ pour tous les bains publics,
Bambins publics et bancs bin de la rhétorique.
« C’est bon, dit le Dédé, c’est bon de s’embrasser
Entre hommes sur la bouche et avec de la langue,
De la langue en français et pas en pédédé
Comm’ Michou qui me fait du plat dessous la table. »
Mais la vache à Dédé voulait pas qu’on la crève.
Elle avait sous le coude un dossier sur la viande
Et sur tous les trucs mous que les enfants demandent.
Ce bon vin inspirait Louis Marette et ses rêves.
Il se voyait déjà debout sur de la trique,
D’ la tricolore en bit’ bitord de la balise
En commençant par le le bout d’ la queue en zique
En musique en fanfare, pantalon et chemise
Au milieu de la foire où l’ vin se boit cul sec
Secoué par la trouille et l’hallucination.
La vache avait un prix et Dédé s’mit à déc
À déconner tout seul sur ce sujet bâton.
Le bâton et Marett’ ça fait deux pistolets.
S’il s’agit de tirer, on peut compter sur lui.
Il s’ met en position à deux pieds sur Dédé
Qui pouss’ l’encan à mort et emport’ le cuicui.
De loin Tintin se marre et secoue sa menotte.
« Ils m’ foutront en prison dans un cercueil en cuir.
Mais ces deux mecs à vache y zauront pas mes potes
Que c’est des mecs des vrais pas des bross’ à reluire.
Un coup d’ langu’ d’ temps en temps ça peut pas fair’ de mal.
La Droit’ ça a du goût, j’ suis pas gay à ce point.
Mais pour c’ qui est d’ la vache ils vont me la poinpoin
Poinçonner au zizi sans recours au mental.
Je suis la preuv’ vivant’, preuve qu’on peut baiser
Et se faire baiser sans passer pour un mi
Un mich’ton d’ la démo démocratie en mi
En mineur et en do dodo sur l’oreiller.
Pas plus haut que trois pomm’ et fier comme un balai
J’ai quand mêm’ réussi à écarter les fesses.
Du fait main et maison avec un bel aspect
D’ communiant qui revient qui revient de confesse.
J’ai un pied dans la tombe et le cucul à l’air
Mais faut pas en conclur’ que j’ai couché avec
Sans r’garder à deux fois si j’étais seul et sec.
D’ l’existence j’ai un’ co connaissance d’expert.
Allons, ma bonne vache à Dédé et Loulou,
Nous coucher dans le pré pour te sucer les os
Et jouir encore une fois d’être deux sans craignos
Pour gâcher le plaisir solitaire des mous.
J’ vais me mettre au poulet. Après tout ça peut pas
Être aussi dangereux pour la santé des vieux
Qu’un coup de pied au cul de la part d’un cagneux
Qui couche avec les vach’s de Dédé le papa.
Et puis Dédé y m’aime et il se cache pas
De le dire en public pour qu’on sache que moi
J’ai pas de haine aux yeux à la place du cœur.
De passer pour un’ tant’ Tintin il a pas peur.
Allez vient mon Dédé, viens toucher le grisbi.
Ya rien à espérer de la SNCF.
Viens voir comment en vrai on peut faire du bénef
Sans rien toucher aux vach’ et sans se faire pipi
Au froc comm’ ce ringard qui parle un autre idiome.
Allez Dédé, ma vache, mon ragoût aux oignons,
Fais la nique à Tintin et tintin pour les cons.
Marette il a dans l’ cul et nous on est des hommes. »
Ainsi Tintin sauva la vach’ d’un’ mort aux cris,
D’un’ mort qui donne à bou à bouffer aux pupilles.
On becqu’ta du Marette en blog et en famille
Et on se sentit fort comme aux Hall’ à Paris.
Et en catimini Tintin s’ calta au large
Pour crever au grand air et rien devoir aux gays.
La vach’ reconnaissante écrivait dans les marges
Des trucs fabriqués pour pour donner des idées,
Des idées de révolte et de coups d’ pied au train
D’ ces vieux cons médaillés jusque dedans les glandes.
Ça saignait dans la rue , c’était du sang glin glin,
D’ quoi donner du plaisir à l’offre à la demande.
Des cons pareils ça tue l’orgasme et les aco
À-côtés du cucul et d’ l’amour en tout’ li
Liberté de le fair’ sans signer au pipi
Des trucs que c’est vraiment papa leur ex voto.
Refrain
à placer où et quand on veut
Vive la vache et la Dépêche
Et vive la mort des zombis !
Marr’ de ces vieux cons riquiqui.
D’ la bomb’ faut allumer la mèche !
La vache à Dédé
À Dépêche-moi le
Veut un os à moelle
Dans le genre humain
Pour se le sucer
Et mettre la main
A la patte !
Johnny Rasco


