Louis Marette « le Cave » se rebiffe

 

Mazères Contre Marette — Ça y est ! Le vœu de Rasco est exaucé ! Louis Marette vient de se prendre un platane. Trop de verres de l’amitié, même quand ce sont les autres qui les boivent, ça tue. Il s’agit bien entendu d’une mort politique : Louis Marette vient d’adresser une plainte au Parquet pour insultes de la part de MCM. Le directeur de la publication qui porte le même nom est invité à s’expliquer devant la justice. La Presse dans un tribunal, c’est toujours un événement.

Patrick Cintas — Le blog de MCM n’est qu’une adresse Internet domiciliée chez la maison d’édition que je dirige : Le chasseur abstrait, éditeur notamment de la RAL,M (Revue d’Art et de Littérature, Musique) bien connue des amateurs de littérature, et tutti quanti. MCM m’a proposé de construire un site Internet. J’ai commencé, comme je le fais toujours, par un blog, structure moins ambitieuse, avec l’espoir d’arriver à une qualité de construction et de contenu digne du débat politique local. Mes compétences personnelles me poussent plutôt vers le satirique. Bien entendu, en attendant la prochaine échéance, des analyses plus sérieuses seront publiées sur des thèmes purement mazériens. Pour l’instant, il s’agit de brocarder un personnage politique qui se prête particulièrement bien au rire. Le sujet de ce blog étant MCM et non pas ma petite personne, d’où ma discrétion. Je ne me lève que parce que je suis convoqué : la loi exige un « directeur de la publication ».

MCM — Dans sa plainte, Louis Marette évoque plutôt sa vie privée que sa vie publique. C’est sa stratégie ?

PC — La plupart des documents qui me sont confiés au sujet de Louis Marette concernent essentiellement sa vie privée, en effet. Photographies et anecdotes qui me renseignent certes sur l’homme, mais ne versent pas d’eau au moulin de la politique locale. Les bruits qui courent sur son alcoolisme ou son homosexualité ne sont que des bruits, d’autant inutiles que l’alcoolisme est une maladie, domaine éminemment privé, et que l’homosexualité est un droit. Pour pallier tout reproche, en tant que rédacteur en chef et responsable de la publication, j’ai limité la satire à la vie publique de Louis Marette, m’en tenant à ces actes et uniquement à eux. Vous imaginez bien que le maire d’un petit village n’en commet pas tous les jours. Ils ont donc été répertoriés en fonction de notre réplique à sa politique ou ce qui est supposé en être une : incitation à consommer de la drogue, en l’occurrence de l’alcool, incitation à la violence, détournement de l’Histoire de France, comportement clérical interdit dans notre République, etc. Nous distinguons donc très nettement Louis Marette, homme public, et Loulou, qui fait ce qu’il veut chez lui et quand ça lui chante. Par contre, sur le terrain des affaires publiques, ses écarts doivent être dénoncés avec la plus grande fermeté, voire avec humour en ce qui me concerne. Je m’en tiens donc aux faits.

MCM — Louis Marette, Loulou y compris, vous accuse de l’avoir insulté en le traitant d’alcoolique… C’est en tout cas ce qui ressort des fuites…

PC — L’homme qui sera convoqué devant un tribunal, ce sera Louis Marette, et non pas Loulou. Il pourra éventuellement provoquer quelques sourires en affirmant qu’il n’est pas alcoolique, ce qui nous fait une belle jambe. Le « verre de l’amitié » est un fait. Et notre idée qu’il n’est pas normal de distribuer de la drogue dans les endroits publics sans licence est tout à fait défendable. Elle n’est pas même condamnable. C’est un peu comme s’il nous accusait de l’avoir traité de chasseur ! Ce que nous avons fait, reconnaissons-le.

MCM — Il vous accuse aussi de l’avoir traité de pétainiste…

PC — Si pétainiste est une insulte, alors ce sont les pétainistes qui sont insultés, pas Louis Marette s’il est gaulliste. Nous avons pris le temps de dénoncer cette imposture. Bien sûr que pour un gaulliste, ce que je ne suis pas, Louis Marette est un pétainiste. Est-ce que gaulliste, ou communiste, ou socialiste sont des insultes ? Non, n’est-ce pas ? Louis Marette n’est certes pas un homme politique dans le sens où cette terre, qui s’étend bien au-delà de l’Ariège, a su en produire presque à la pelle. C’est un inculte, un larbin qui s’est mis au service de certaines entités et qui les sert non sans en tirer un profit sans doute purement intérieur. Il n’a pas compris le sens et la nécessité historique de la Ve Constitution. Il se mélange les pédales dans des apparitions toutes plus comiques les unes que les autres. Une véritable tache pour l’UMP qui ferait bien de faire le ménage avant de se lancer dans d’autres impasses. Est-ce que Calléja eût été un bon sujet de satire ? Le personnage n’est certes pas brillant, mais il ne prête pas le flanc à la rigolade. Il est… normal, qu’on soit d’accord avec lui ou pas.

MCM — Vous avez traité Louis Marette de salaud !

PC — En effet. Et bien fort encore ! Mais selon la terminologie sartrienne qui, à ma connaissance, n’est pas exclue de la pratique du débat public. C’est mon droit de libre penseur. Je vous renvoie à Sartre et à ses souvenirs de guerre.

MCM — MCM travaille dur pour pour se préparer à la prochaine échéance. Quel est l’avenir pour son Journal satirique ?

PC — Le meilleur qui soit. Louis Marette n’a pas eu le choix. Il doit répondre. Il a choisi le terrain judiciaire, en admettant que le procureur ose présenter un pareil dossier à un juge que ça amusera peut-être, pourquoi pas ? Mais ce débat peut remettre les pendules à l’heure. Je le souhaite donc. Je m’adresserai au procureur dans ce sens. Mais le terrain médiatique s’en trouve encore plus favorable à notre idée d’un Mazères digne de notre époque si riche en sagesses diverses malgré les saloperies répandues par les autres. Du coup, le simple blog expérimental que j’ai mis sur pied va devenir un site, avec les moyens d’un de mes serveurs. J’ai longtemps hésité, vous le savez, à donner de l’ampleur à ce blog. La raison en est que Louis Marette est tellement ridicule que c’est le village lui-même qui en pâtit. Porter cette nouvelle dans un espace plus large que celui du canton n’est pas sans risque, et je le mesure. Cependant, une plus large audience, bien informée sous le couvert du rire, n’est pas un mince avantage. D’autant qu’un site est autrement structuré qu’un simple blog. C’est le jour et la nuit du point de vue de la communication. Mais il faut de la matière, et de qualité. Un beau travail en perspective que le procès envisagé par Louis Marette va « booster » comme on dit. Le vœu de Rasco est exaucé, comme vous dites, d’autant que Louis Marette, grâce à vous et vos amis, n’échappera pas à un débat public hors les murs de la justice qui a sans doute d’autres chats à fouetter. Et donc pour l’instant, Louis Marette va avoir affaire à moi, exactement dans le compartiment étanche où nous avons voulu le jeter pour qu’il ne porte pas tort à vos vies privées (Voilà où nous en sommes dans ce coin de France !).

Nous serons deux dans la poubelle du rire, qu’il le veuille ou non. Et tant pis pour Loulou qui n’avait qu’à réfléchir avant !

 

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