Le cave Louis Marette est un larbin inculte – en attendant mieux (prochainement)

 

Nous avons déjà exprimé [ici] pourquoi et comment un gaulliste est en droit de penser que Louis Marette est un pétainiste. Ses attentats permanents contre la Constitution paraissent justifier cette idée gaulliste d’un petit politicien domestique qui, inculte et tata, s’emmêle constamment les pinceaux dans les tapis maurassiens de l’UMP.

En parlant de coup d’État permanent, force est de constater que le socialiste en a carrément laissé tomber l’idée et que cette Constitution ne lui inspire plus grand chose. On le voit rendre un hommage appuyé à de Gaulle, ce qui, dans notre esprit, l’associe au gaulliste dans sa quête d’ordre social. Du coup, pour le socialiste aussi, Louis Marette est un pétainiste. Ce que Patrick Destrem, qui n’est pas socialiste, approche sans ambages dans un article (couvert par la prescription) paru dans le site [Ariège News] :

« Injurieux en effet, le baron UMP de la basse Ariège l’est ! Il salit la mémoire de celles et de ceux qui, toutes idéologies confondues, ont versé leur sang pour combattre la bête immonde, des sierras espagnoles aux maquis ariégeois. M. Marette se fait l’héritier de ceux qui proclamaient à ce moment là : « préférer Hitler au Front Populaire… »

©midinews-Télécharger ici

Hé bé !

 

louis_marette_chante

De nombreux lecteurs nous ont demandé ce que contient le seau de Louis Marette. Certains même nous proposent des contenus qui, on l’imagine, ne peuvent pas être tous publiés ! Nous renverserons prochainement le seau de Marette, promis !

Dans un article intitulé [Sarkozy est un pétainiste] (citation d’Alain Badiou), nous émettons clairement l’idée que « le pétainisme est un cadavre », sous-entendu : il appartient au passé ; dans ces conditions, si Louis Marette est un pétainiste, alors c’est un « pétainiste zombie ». Cette critique (et cette note d’humour) ne s’adressent pas à Louis Marette, mais à Alain Badiou et à la Gauche.

En ce qui nous concerne, donc, l’appellation « pétainiste » à propos de ce minuscule représentant de la barbarie sarkozyste nous paraît non pas excessive ni même en-dessous de la vérité, mais simplement insuffisante pour décrire le phénomène, voire étrangère à ses manifestations.

Le pétainisme est une doctrine du travail, de la famille et de la patrie. Tout dépend de ce qu’on entend par là.

Comme l’a justement exprimé Philippe Poutou : ce que nous voulons, parce qu’on n’est pas des cons, c’est travailler moins et gagner plus. Et ce qu’on a envie de faire après l’turbin, ça nous regarde : travailler encore, mais cette fois avec passion, – se distraire autant que c’est possible, avec la même passion, – ne rien foutre, passionnément, – etc. si c’est concevable.

La famille, pourquoi pas ? Mais à la condition qu’on ne vienne pas nous emmerder avec les dispositions du Code civil, dit Code Napoléon. Faire des gosses pour leur donner une nationalité et tout pour acquérir du bien, voilà encore quelque chose qui ne regarde personne et surtout pas les larbins incultes qui, comme Louis Marette, font les chaouchs à l’entrée de toutes les sorties, ayant pallié leur manque d’intelligence et de culture en usant et abusant de l’autorité que leur maître leur a octroyée pour contrôler l’établissement fascisant d’un sous-prolétariat employé aux gamelles des grandes surfaces et autres saloperies de l’emploi.

Quand à la patrie, pour ceux qui en ont une sur place, chacun voit midi à sa porte. En ce qui nous concerne, on aime notre terre, au croisement de la civilisation arabo-andalouse et du pays des troubadours qui trace une belle nation en perspective, de Dante à Chaucer en passant par Arnaut Daniel, par exemple. Étant entendu que tout autre passion que la littérature demeure le seul moteur de l’amour des autres pourvu qu’on se tienne à distance de la barbarie sarkozienne et mariniste réunie.

Vu comme ça, ben ma foi, on est des pétainistes nous aussi, et fiers de l’être encore ! Louis Marette pourrait en dire autant, mais autrement ! et sur un mode tellement ignare qu’on ne peut plus ne pas comprendre pourquoi c’est un larbin et non pas un maître (en la matière, bien sûr, parce que le maître du larbin n’est pas moins cave).

Dire de Nicolas Sarkozy que c’est un enculé, dans le sens toulousain du terme, n’engage pas son anus.

Mais le plus grand philosophe français encore en vie (depuis que Derrida est mort, disent les mauvaises langues), et l’un des plus universels sur cette planète, est un peu plus réfléchi, tout de même.

La chose est tellement compliquée, et la justice française a tellement mal fait son travail (sous la houlette du discutable et discuté André Mornet, lui-même autant  discutable et discuté que son prévenu), que la défense de Philippe Pétain est autorisée, par la Cour européenne de justice, à tous ceux qui veulent l’entreprendre.

Une des conséquences de ce ferme désaveu est que le mot « pétainiste » est devenu une qualification discutable et non plus, comme voulait le faire entendre de force la justice, une insulte constituée, c’est-à-dire démontrée une bonne fois pour toutes. Actuellement, tout le monde en profite, et la droite en profite elle aussi pour user du terme « stalinien » lui aussi vidé de son sens par les faits eux-mêmes. À ce stade, on pourrait penser que le phénomène l’emporte sur le transcendantal, mais il n’en est rien.

En effet, Alain Badiou, dans son pamphlet célèbre (De quoi Sarkozy est-il le nom ?) traite celui-ci de pétainiste sans s’attirer les foudres de la justice, ni même de ces petites justices locales, dites de premier ressort, qui sont quelquefois aussi justes qu’un couac dans le concert démocratique un peu trop distant pour être bien perçu par leurs phylarques souvent plus soucieux de carrière que de justice. Barthes les eût traités de salauds, en son sens bien entendu, et il eût tort.

C’est en des termes bien pensés qu’Alain Badiou cherche à convaincre son auditoire :

« Je propose de dire que « pétainiste » est le transcendantal, en France, des formes étatisées et catastrophiques de la désorientation…

Premièrement, la désorientation obtenue par le renversement explicite du contenu réel de l’action de l’Etat: révolution là où il y a réaction noire, régénération quand on capitule, nouvelle liberté quand on est au comble de la servilité.

Deuxièmement, le thème antipolitique de la crise morale, qui accable le peuple, et donne les mains libres à l’Etat pour organiser de nouvelles formes de répression.

Troisièmement, le motif de l’évènement néfaste, origine et symbole du déclin moral, évènement qui est toujours un épisode marquant des tentatives politiques ouvrières et populaires (Révolution dans sa phase robespierriste, Commune de Paris, Front Populaire, Mai 68).

Quatrièmement, la fonction paradigmatique, la valeur de modèle du redressement, des figures les plus marquantes de l’extrême réaction à l’étranger.

Cinquièmement, les différentes variantes de la supériorité de notre civilisation sur des populations étrangères (les Africains par exemple), mais aussi sur des « minorités « internes (les jeunes Arabes, par exemple).

Au vu de ces critères, nous dirons sans hésiter que Sarkozy relève du transcendantal pétainiste. »

Donc, après le gaulliste et le socialiste (qui est une espèce mutante du gaullisme depuis que Pierre Mendès-France n’est plus de ce monde), c’est le communiste qui contribue au sens du mot « pétainiste », cette fois en philosophe pertinent et avisé, c’est le moins qu’on puisse dire. Passer après cet exploit idéologique, c’est prendre le risque de passer pour un con, risque que prendront, n’en doutons pas, certains esprits moins éclairés en la matière, mais autorisés en à dire quelque chose. En premier ressort, bien entendu !

Mais, à la différence de ces rares officialités et sans doute aussi de quelques couillons inintelligibles et forcenés, nous sommes prêts, nous, MCM, à prendre non pas le risque décrit ici, car nous ne sommes pas téméraires, mais la tangente, avec le courage et la fermeté qui s’imposent, résistants que nous sommes.

On nous connaît : le larbin qui nous fera baisser les yeux n’est pas encore né et il faudra de l’imagination, ou plus exactement de la fantaisie, voire de la connerie, pour en inventer un qui soit crédible et surtout impossible à ridiculiser. Ratichons de l’État, vous êtes prévenus.

Rien n’est encore fait de notre côté, ni même joué. Le lecteur impatient assiste à la formation d’une pensée qu’il espère, autant que nous, originale et pertinente.

Certes, en y pensant tous les jours, nous nous éloignons de notre sujet, c’est-à-dire du cave Louis Marette qui se rapetisse au fur et à mesure que nous avançons dans l’analyse du phénomène qu’il est loin de représenter, mais dont il est l’exemple minimum, le ciron avant épuration, laquelle est une sorte de Karcher, mais en moins con.

Nous sommes, intellectuellement parlant, postés en observation au croisement du collaborationisme et du colonialisme, avec le capitalisme libéral dans le collimateur. On s’en fout de l’Histoire ! De Pétain ! De Mornet ! Et même de de Gaulle ! C’est dans cette merde immonde que nous avons plongé nos mains, non pas pour opérer le malade et lui sauver la vie, mais pour en ramener les échantillons significatifs de sa nuisance.

En avançant dans ce cloaque, nous rencontrons bon nombre de thèmes appartenant à l’idéologie fasciste : corporatisme, militarisme, nationalisme… etc. Avec une difficulté nouvelle cependant : ces dogmes ne sont plus aussi violents que jadis. Ils n’ont plus la même acuité, mais quand on pense que le pétainisme est un projet séduisant si on a une âme de larbin et que c’est dans sa collusion avec le nazisme qu’il a révélé sa véritable nature, il n’est pas ridicule ni idiot de penser que cela pourrait peut-être recommencer. Pour l’instant, on en rigole. La preuve. Certes, la collusion entre UMP et FN ne produira pas de tels effets dévastateurs, mais le « Plus jamais ça ! » de certains poilus résonne encore à nos oreilles.

Alors tout en continuant de tenter de saisir les signaux annonciateurs d’une catastrophe dont personne ne veut, nous poursuivrons notre approfondissement du salaud sartrien, n’en déplaise à ceux qui se croient autorisés à décider à la place du bons sens et de la philosophie.

Et Louis Marette restera pour nous l’exemple même du larbin, inculte ou plus dangereusement barbare, car l’inculte est perdu pour l’intelligence alors que le barbare, en se limitant à l’essentiel garantissant sa médiocre survie, est la cause de toutes les exclusions, y compris les moins compréhensibles.

 

Publicités


Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s