Louis Marette est-il un lepeniste ?

 

Louis Marette, c’est le cas typique d’un Français héritier du colonialisme et du collaborationnisme. Cas mental plus que politique, mais il est sans doute plus judicieux de parler à son propos de caractère comme le fit, au sujet des pédants et des salauds de son époque, l’illustre La Bruyère qui connaissait les mœurs de ses contemporains et sut avec maestria les soumettre à son style demeuré depuis lors un modèle du genre.

Ayant commencé sa « vie politique » dans le giron d’André Trigano, c’est-à-dire en eaux troubles, on l’a vu évoluer, au fil des ans et des mandats, d’une Droite apparemment modérée, ou plus précisément indécise, à un Centre qui, par sa nature, ne demandait qu’à être trahi. Ce fut chose faite, Louis Marette continuant sur sa lancée au sein d’une UMP d’abord « gaulliste », puis carrément sarkoziste, autrement dit pétainiste comme le souligne avec acuité  Alain Badiou.

La prochaine étape consistera pour Louis Marette non pas en une adhésion complète à telle ou telle doctrine fasciste, comme certains esprits critiques veulent déjà en témoigner, mais dans une sénilité bric-à-brac mental construite sur les ruines du nationalisme, du corporatisme et de quelques autres rêves de gloire qui, assez curieusement, et si j’ai aussi soigneusement que je l’ai voulu, parcouru le Journal de Goebbels lui-même, forment le lit desdites doctrines.

Ce processus dégénératif s’annonce déjà par des signes distinctifs dont nous avons touché deux ou trois mots (dont quelques-uns font l’objet d’un débat judiciaire) ici-même.

Plusieurs apparitions publiques de Louis Marette témoignent sans erreur possible qu’il a mal à la tête pour des raisons que l’on pourrait qualifier d’intellectuelles si le bougre était sensé et censé en avoir.

Ainsi, nous le vîmes, croix de bois, croix de fer, surgir dans la vie quotidienne des mazériens comme un de ces héros mexicains qui imitent leurs modèles marvéliens sans toutefois les égaler. Un Marette-Rambo fit irruption au Conseil dans cet état :

 

Louis Marette en loubard de la chasse

 

Les gendarmes de Saverdun peuvent témoigner, si cela leur est permis, que le même Louis Marette trottina en habit de Chaperon Rouge sur la voie publique, allez donc savoir pourquoi !

 

Louis Marette

 

Plus récemment encore, la mémoire collective fut frappée par cette autre apparition non moins exemplaire de l’état de déliquescence cérébrale qui préside à l’existence droitiste de Louis Marette. Coiffé du képi du « Général », il apparut sur la voie publique à l’aveuglette, prenant ainsi le risque de causer des accidents : comme on le sait, la règle veut que les chauffards meurent rarement dans les accidents qu’ils provoquent et les innocentes victimes se font toujours berner par une Justice qui hésite à donner raison à celui qui souffre, laxisme qui favorise l’abus des substances interdites et autorisées sans distinction, ni élégance d’ailleurs, et peut même faire de l’alcoolisme une prouesse digne de l’humain et par conséquent un exemple pour la jeunesse qui, par définition, n’en sait encore rien.

 

 

De deux choses l’une :

— ou bien la tête de Louis Marette enfle au point de remplir le képi sans inspirer la caricature aux observateurs critiques ;

— ou bien c’est le képi qui rétrécit pour s’adapter à la tête de Louis Marette, auquel cas l’observateur constatera que ce ne serait pas au profit du gaullisme et que cette adaptation ne changerait rien aux capacités intellectuelles de l’intéressé.

Grand képi et petite tête n’égalera jamais petit képi et la même tête. La tête de Marette étant une constante, les variations artificiellement opérées sur le képi, toujours dans le sens d’un rapetissement, ne provoquent finalement qu’une fort injuste interprétation du contenu du képi.

Et on peut constater en effet, à observer la gesticulation politique de Louis Marette, que celui-ci cherche à diminuer la grandeur du képi, ce qui constitue, tout compte fait, une trahison de l’esprit républicain tel que celui-ci est défini par la Constitution (en forme de képi, d’ailleurs).

Soumis à ces critiques, Louis Marette s’est mis en devoir de réfléchir à la question pour lui trouver une solution qui s’adapte aux constantes de sa tête sans toucher de près ou de loin à la dimension du képi.

Et voici ce qu’il a trouvé :

 

 

À première vue, c’est le premier signe trompeur d’intelligence donné par Louis Marette. La tête n’a pas changé, malgré les abus, et le képi demeure intact, pour le bonheur de tout ceux qui pensent que Louis Marette est décidément un mauvais gaulliste.

Seulement voilà, le képi est à l’envers. Est-ce que Louis Marette a l’air moins bête pour autant ?

Loin de nous l’idée d’un Louis Marette tricheur au point de paraître idiot sans que ça le gêne. Une sorte de Vautrin « qui fait l’âne pour avoir du foin » ne peut en aucun cas satisfaire notre soif de vérité.

Louis Marette n’a pas toute sa tête, ce qui expliquerait la grandeur du képi.

Et si ce képi est aussi grand que ça, est-ce qu’on peut légitimement penser que la tête de Louis Marette a fait l’objet d’un gonflement artificiel, sorte d’opération esthétique clandestine qui a dû coûter quelque chose, quand même !

Et qui a payé ces dépenses ? Quel maître nécessiteux a bien pu financer un pareil gonflement ?

 

 

Il y a fort à parier que Louis Marette emportera son secret dans sa tombe. Et personne n’ira y fourrer son nez pour voir si sa tête se dégonflera ou pas dans cette ombre définitive. Les secrets de Polichinelle ne franchissent pas la dose d’humour qu’ils inspirent. Surtout quand les idées ne viennent pas toutes seules :

 

 

 

Publicités


Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s