Fêtons le 14 juillet à Mazères en poésie et en chanson

 

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Et si le rêve révolutionnaire ne consistait que dans la reconnaissance de l’utilité et de la grandeur d’âme ? — Une révolution des médailles ! — avec une flopée de légionnaires en tout genre — de la piétaille exécutive et judiciaire — ceux qui méritent de l’être — et c’est leur seul mérite — et quelques gloires de l’aristocratie législative avec des marques plus ou moins profondes d’académisme et même de réelle ampleur humaniste — le tout couronné d’un panthéon à l’image de l’Olympe — les demi-dieux siégeant dans les académies — et les magiciens avec tout le monde — dans les bureaux et dans les tribunaux — la loi condamnant toute atteinte à leur dignité de domestiques — condamnant les analyses concluant au charlatanisme de ces thaumaturges zélés — révolution à l’abri de toute ressemblance trop frappante avec le fascisme uniquement parce « l’homme nouveau » est exclus du débat — qu’il est patent — qu’il hante même — et pas seulement la mémoire — traces indélébiles d’une droite qui a créé la révolution à son seul usage — tout le reste n’étant que rébellion inadmissible ou en tout cas utopique — prétextant la prépondérance de la réalité sur le rêve pour y installer le pouvoir et ses instances répressives — le rêve ne pouvant consister qu’en approbation et contribution — allant jusqu’à élever le malchanceux en contraste avec les règlements de compte internes — spectacle de justice — ni comédie ni tragédie — genres qui appartiennent au passé — alors que la fête est le meilleur argument pour réduire l’esprit à sa participation — à cette parodie de l’acte — réduisant ainsi la liberté à la permission — à ses rites initiatiques — éducatifs — instructifs — et si le rêve révolutionnaire ne consistait qu’en cette recherche sans pitié d’un équilibre entre le pouvoir et ses autorités d’un côté et la possibilité de vivre au plus proche de notre cerveau et de notre sexe ? — voyant passer les modes et s’installer les œuvres — allant même quelquefois jusqu’à saisir ces instances du bonheur — d’un bonheur d’homme libre par la force des choses — par manque d’héritage ou impossibilité de se vendre — assistant alors à ce qui n’est pas un spectacle ni une fête — ce qui n’est en rien une solution de droite ou de gauche — action d’instinct excluant toute éventualité d’esthétique — connaissance en mouvement libre de toute contrainte morale — avec cette perspective inouïe de l’acte terroriste — comme fonction non pas libératrice — mais conclusive.

Paru ce jour dans la RAL,M


 

Marette

Ça me fait des chos’

Mais je sais pas quoi

Et j’en suis tout chose

Ah ! Ça c’est tout moi

Je ne connais pas

Et je veux connaître

Je ne trouve pas

Alors je veux l’être

 

Je me demande parfois

Si je suis bien de Mazères

Si je suis fait pour vous plaire

Si je suis bien de chez moi !

 

Je suis comme avant

Et comme demain

Je n’ai pas la main

Mais je suis devant

On dirait que j’ai

Du poil au menton

Mais c’est le talon

Que j’ai dans le pied !

 

Je me demande parfois

Si je suis bien de Mazères

Si je suis fait pour vous plaire

Si je suis bien de chez moi !

 

Je me tourneboule

En buvant un coup

Et j’en perds la boule

En voyant le trou

Je ne sais plus si

C’est demain la veille

Je m’ fais du souci

En cueillant la treille

 

Je me demande parfois

Si je suis bien de Mazères

Si je suis fait pour vous plaire

Si je suis bien de chez moi !

 

À la fin je coupe

J’en ai par-dessus

Le dos de la coupe

Et du pied en plus

Je sors de la niche

Avec mon nonos

Ah ! Je suis fortiche

Quand je l’ai dans l’eau

 

Je me demande parfois

Si je suis bien de Mazères

Si je suis fait pour vous plaire

Si je suis bien de chez moi !

 

Chanson extraite de notre opérette Nous voilà ! dans la série L’Ariège a besoin d’un concept, ouvrage dont nous préparons la sortie en librairie à l’automne prochain.

 

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