Sarkozy, Gentil, entre chiens et loups

 

Une de mes connaissances, magistrat de son état chez notre royale voisine espagnole, pas avare de confidences quand il s’agit pour lui de reconnaître qu’il est mieux que bien rémunéré et qu’on ne lui demande pas de trop se la fouler pour ça, est surnommé par son entourage (dont je ne suis pas) « Estrés ». Ne différant guère en cela de ses collègues français, il a cependant une longueur d’avance sur eux ; en effet, il a trouvé, il y a de nombreuses années de cela, le palliatif des coups régulièrement portés à sa tranquillité par les circonstances et les personnes qui en sont la cause. Si vous entrez dans son bureau, et vous ne pouvez le faire que si vous y êtes convoqué ou autorisé selon le statut qu’il vous a lui-même conféré de haute autorité, vous apercevrez à la gauche de ce bureau, c’est-à-dire à sa droite quand il y est assis, quelque chose que vous ne définissez pas d’emblée et qui, au bout d’une minute de tergiversations intérieures, ressemble à s’y méprendre à un ballon de football en fort mauvais état. Si vous pensez qu’il s’agit-là d’une relique d’un temps passé ou quelque manie de joueur compulsif, vous vous trompez. Car, si vous êtes venu en ami (en fait, nous partagions la lecture de Jocelyn dans le cadre plus accueillant d’un casino, noble établissement qui est en Espagne une sorte de club d’écrivains et d’artistes), ce magistrat indomptable vous donne volontiers l’explication de ce phénomène somme toute assez rare sur le bureau d’un juge. Et, une fois de l’autre côté, passée l’émotion de voir la chaise des invités sous un angle moins touristique, vous comprenez enfin que cet objet n’est en rien un ballon de football écrasé de mémoire, mais tout simplement une grotte et pas n’importe quelle grotte puisque c’est une reproduction approximative de celle qui, à Bethléem, s’imposa comme le lieu de naissance d’un des plus fantastiques personnages de la superstition universelle. La grotte, coulée dans un plastique chinois de médiocre apparence, s’ouvre sur une flaque d’eau verte où flotte une bougie électrique, laquelle fait vaciller les ombres dont celle d’une Vierge Marie aux paumes tournées vers le plafond, les pieds nus dans les roses avec un serpent dedans. De l’autre côté de l’eau, un petit portrait de Francisco Franco ne dépareille pas le moins du monde, soigneusement encadré d’une moulure dorée à l’or fin. Ainsi, quand la tension monte dangereusement dans ce bureau, à l’occasion de conversations qu’on imagine travaillées au burin, mon ami le juge espagnol plonge son regard dans cette scène mystique et, l’espace de quelques secondes, retrouve la tranquillité qu’on était, par pure tactique, en train de lui ravir.

Un tel dispositif serait bien utile au juge Gentil. Bien sûr, par précaution heuristique, le contenu de la grotte, ou vieux ballon de football vu sous l’autre angle, serait changé selon son idée : un portrait de Tintin (dit Pépé), une femme à poil, avec ou sans les poils, un carambar, avec ou sans son emballage culte, enfin… tout ce qu’il voudra pourvu que, de temps en temps, et à bon escient, il puisse renaître de ses cendres et se remettre à l’ouvrage en parfaite possession de ses moyens.

 

Car, une fois de plus, Nicolas Sarkozy a eu une saute d’humeur. Passe de faire usage de cette pratique de la réplique fébrile à l’endroit du simple quidam, mais un juge ! Tout de même ! Et il n’a pas mâché ses mots : « C’est une injustice, clama-t-il. Je n’en resterai pas là ! » Qu’est-ce qu’on lui demande d’autre d’ailleurs, nous qui n’avons pas d’autre interrogation que celle que le juge Gentil lui soumet en toute équité procédurale ? Mais la demande en nullité de la mise en examen, pour suspicion de partialité, est lancée dans la cour des juges, non sans pavé : car tout ceci ne serait qu’anecdotique, tant la Justice est ennuyeuse et les magistrats poussiéreux, si ce pauvre juge, qui n’en rêvait pas tant, ne se trouva alors confronté à beaucoup plus intelligent et cultivé que lui (hélas) : Henri Guaino en personne qui déclara que le juge Gentil « déshonore la Justice » en ne faisant pas bien son travail, ce qui veut dire exactement la même chose que Sarkozy, mais avec la précision qui va avec, comme quoi l’impartialité est un manque d’honneur ! N’en déplaise au jeune homme papillonné qui fait office, à la télé, de représentant des juges, lequel veut, par habitude de la domesticité, et parce qu’on a dû lui expliquer qu’attaquer un ancien président de la France n’est pas rien aux yeux du monde (carrément !), que Sarkozy est poli, mesuré, et tout et tout, et Guaino fort impertinent, pour ne pas dire plus.

Du point de vue moral, Guaino est parfaitement en droit d’exprimer son sentiment, d’autant que ce vieux loup de mer n’est pas homme à barrer dans le grain sans y avoir bien réfléchi… avant. Nul doute qu’il vient de lancer un débat, qu’il va ainsi, en politicien expérimenté (hélas), dans le sens de ce que pense une majorité de Français, et qu’il a les moyens de transcender la bonne foi par exception pour revenir à une réforme de l’institution judiciaire, à savoir la suppression du juge d’instruction lequel est, comme qui dirait, la marque de fabrique de ladite institution et des romans qui l’ont si souvent prise pour cadre de leurs suspens. De là à prétendre que le juge Gentil déshonore la Justice, il y a loin, mais le sens de l’honneur varie tellement d’un esprit à l’autre qu’il est difficile de dire en quoi ce respectable (hélas) politicien va trop loin. Pour les uns, le viol d’une femme de chambre ne peut en aucun cas être mis en relation avec l’honneur du violeur. Pour d’autres, le simple fait de péter en réunion est une preuve indubitable de manquement à l’honneur de l’assemblée. D’ailleurs, l’Ordre même de la Légion d’honneur est tellement vicié de l’intérieur qu’on y perd facilement son latin et même son volapük.

Mais, objectera-t-on, le juge Gentil, au cours de son travail d’instruction, n’a absolument pas évoqué son militantisme connu contre le projet de suppression du juge d’instruction, idée phare de l’ancien président Sarkozy, qu’il a combattu dans la lumière d’une publicité plus ou moins tapageuse. Évidemment, on ne peut honnêtement s’empêcher de penser que le petit juge est en train de profiter de la situation pour se venger de son ancien patron, protégé par l’actuel par ministère interposé. C’est même la première idée qui vient à l’esprit. Mais comment l’étaye-t-on ? Alors… comme dirait Jean-Christophe Victor :

Plus le juge devient petit, parce qu’il n’a pas les moyens de devenir grand, et plus on devient exigeant quant aux motifs de l’inculpation. Or, ceux-ci semblent bien légers, reconnaissons-le. Nous n’avons aucun doute à ce sujet. Et du coup, l’idée que ce juge manipule l’instruction pour défendre sa place et les avantages qui lui sont affectés est parfaitement soutenable en toute honnêteté. Il a peut-être même d’autres projets en réserve dans son ambition. Idée qui implique tout à fait logiquement que ce juge est un parjure et que par conséquent, il déshonore la Justice comme l’affirme celui qui apparaît alors non pas comme son insulteur, mais comme son accusateur devant un auditoire qui n’est autre que le peuple lui-même. Dès lors, le juge se place sur la défensive, situation paradoxale puisqu’elle ne correspond plus à sa posture initiale. Il aura besoin du soutien du gouvernement, autre paradoxe qui est d’ailleurs plus que cela, car ce serait une félonie. Il est évident qu’il initie un procès en diffamation sous la houlette des déclarations peu prudentes du gouvernement en sa faveur.

 

(Le poids des charges qui motivent une mise en examen, autrement dit une inculpation, mérite une parenthèse que j’ouvre ici sous le couvert de ma propre expérience. Certes, je n’ai jamais eu l’honneur d’être inculpé. Il faudrait pour cela que je m’y mette sérieusement et j’avoue que je n’en trouve pas le ressort, malgré les échauffements fréquents auxquels l’actualité et les institutions soumettent mon esprit. Aussi, « accusé » d’avoir injurié l’Ordre de la Légion d’honneur (ce dont je me félicite comme je félicite Henri Guaino (hélas) d’avoir interpelé, comme au Parlement, et en tant que représentant du Peuple, un magistrat qui selon lui a fortement démérité) et invité à m’en défendre si j’avais quelque chose à ajouter [voir mon compte rendu], je fus pris, comme tout amateur en matière de délit, d’une fièvre qui me poussa au bord de ceci : ayant constaté que j’étais « dénoncé » par Louis Marette, maire de Mazères, avec lequel j’entretiens une dispute sur d’autres sujets relatifs plus à son orgueil qu’à son honneur (soit dit en passant), j’eus entre les mains des lettres écrites fort familièrement, à mon goût, par Marette lui-même et par un colonel en retraite, représentant des médaillés locaux, à la présidente du TGI de Foix, nommée pour la circonstance Michelle Salvan. Constatant, en bon instructeur (vous pensez !), que ces trois personnages, qui se frottaient à mes yeux, étaient détenteurs de ladite décoration, et donc en mesure de former ce que j’appellerais un couple à trois, géométrie bien pratique en cas d’intrigue, je crus être moi-même en possession de charges suffisantes pour les attaquer ou en tous cas les montrer du doigt sans me les faire mordre. J’allais, de ce pas, dénoncer un complot ! Bien m’en pris de jeter cet argument non pas à la poubelle, car il m’est utile d’une autre façon, mais sur la balance où j’ai pu lire qu’il ne pesait rien, sans doute parce qu’il ne valait rien d’un point de vue judiciaire. Ainsi, je me suis prouvé à moi-même que j’aurais fait un excellent juge d’instruction puisque j’avais la faculté de peser des arguments avant de risquer de les soumettre inconsidérément à l’examen de la Justice.)

 

Or, on voit de plus en plus, en matière de Justice, des magistrats, instructeurs ou autres, se livrer à de curieuses manœuvres inspirées par une rhétorique captieuse qui ne peut pas en être honnêtement une :

La question des hypothèses :

— Devant une alternative, ils choisissent l’hypothèse qui condamne le prévenu ; par exemple, dans le cas du militant qui exposa à la vue de Sarkozy un panneau où était inscrite une citation d’une des sautes d’humeur de ce prélat pétainiste [Voir notre article], le fameux « Casse-toi, pov’ con », intervention qui pouvait faire l’objet d’au moins deux interprétations non conciliables, les juges ont estimés, brandissant quelquefois de très risibles arguments, qu’il fallait faire pencher la balance du côté de l’insulte ; ils furent bien mal inspirés puisque finalement la Cour Européenne des Droits de l’Homme les a condamnés pour « violation des Droits de l’Homme » ; elle aurait pu aller plus loin en condamnant ces pratiques rhétoriques d’un autre âge ; ainsi, ces juges ont bien « déshonoré » la France au nom de laquelle ils se sont négligemment exprimés ; ou bien ils ont, selon d’autres rumeurs, commis une erreur qui, par définition, est réparable au son des deniers publics, canons dont ils ont l’habitude, par disposition contractuelle, de nourrir leurs argumentaires et leur estomac ;

La question des convictions :

— D’autres fois, poussés par quelque chose qui peut être une idéologie ou pire, ils veulent nous faire avaler des charges ou trop légères et légèrement examinées, ou carrément liées, plus ou moins directement, à ce qu’ils veulent prouver alors qu’ils n’ont pas d’autres moyens que leur conviction ou, éventuellement, leur mauvaise foi ; on est bien loin, ici, de ce que notre époque attend de la science, mais il est vrai que de mémoire d’homme on ne vit fort en maths se livrer à des études de Droit alors que maints esprits dénués d’intuition scientifique s’abandonnent fréquemment aux Lettres et à leurs petits papiers.

Il ne serait d’ailleurs pas inutile, pour alimenter ces connaissances sans porter atteinte à la fierté des moins doués, de proposer l’expression « Casse-toi, pov’ con », une fois passé le délai de droit d’auteur, aux meilleurs dictionnaires de la langue française, comme aux pires, ces derniers ayant la préférence, en tous cas à Foix et à Laval, des magistrats en poste.

Certes, tout ceci, et plus encore (on n’en finirait pas !), alimente l’accusation portée par Henri Guaino à l’encontre du juge Gentil et plus largement, car c’est le seul sens de ce débat, à la réforme portant la suppression du juge d’instruction, mesure en phase avec le monde moderne qui a inspiré la haine présumée que le magistrat éprouve à l’égard de son ex patron. Mais…

 

Car il y a un mais. Autrement dit une antithèse. Sinon l’affaire est jugée. Or, dans les conditions prévues par Henri Guaino, elle ne peut l’être en aucun cas puisque, selon ce qu’il sait (et je ne doute pas un instant qu’il en sait beaucoup — hélas), elle est mal instruite et elle est même instruite dans le déshonneur du responsable de son instruction ! Argument ad hominem ! Et c’est là que le bas blesse. En effet, si le juge Gentil avait décidé que, vu le peu de poids des charges pouvant être retenues contre Sarkozy, il n’était pas raisonnable ni souhaitable (dans son cas personnel) de prononcer une mise en examen, l’affaire disparaissait, exactement comme s’il ne s’était rien passé, habitude que rompt le juge Gentil pour lui donner tort, — ce qu’on ne va tout de même pas lui reprocher !  Ainsi, le pragmatisme rituel des magistrats, acquis par enfoncement de la boîte crânienne, donne raison à notre attente : on veut savoir, volonté qui témoigne assez qu’il s’est passé quelque chose. Et le juge Gentil, changeant un peu son métier, fait le journaliste, le pisse-copie, l’éditorialiste, le monographiste, ne dédaignant peut-être pas d’être l’auteur de fuites comme cela se pratique couramment dans les palais.

Du coup, en inculpant Sarkozy (ah ! que voulez-vous, j’aime utiliser cette bonne vieille AOC), le juge ouvre la voix à un procès. Et non pas, comme voudrait nous le faire croire Henri Guaino, à une condamnation immédiate, si je puis me permettre cette curieuse définition de la mise au pilori. Et si donc le juge Gentil n’a commis aucune faute de procédure, le procès, comme nous le souhaitons par pure curiosité, mais aussi par un accès de méchanceté contractée au cours du précédent quinquennat, aura lieu. Il aura deux avantages (restons pragmatiques) :

— d’une part, il nous permettra de mesurer la professionnalité du juge Gentil qui ne manquera pas d’y être attaqué malgré l’aval de la chambre d’ac (comme disent les malfrats et les flics) et qui s’en portera peut-être fort bien, surtout si la gloire fait partie de ses recherches et qu’il a le goût des mises en scène destinées à mesurer la justesse des cris qu’il ne se privera pas de pousser au nom de l’honneur, de la dignité, de la probité et de plein d’autres choses qui, bien entendu, ne se mesurent pas à l’aulne de l’intelligence, mais bien plutôt de l’idée qu’on s’en fait quand on tient plus qu’à tout à ses petites affaires personnelles peut-être durement acquises, sait-on ; de toute façon, si cette procédure judiciaire constitue l’initialisation d’un procès politique, le juge gentil sera lui-même jugé pour sa lâcheté, car il aura abusé de ressources procédurières ; et s’il s’agit bien d’un procès plus largement fait aux pratiques douteuses d’un parti politique et de son candidat, eh bien le juge Gentil sera félicité et peut-être même remercié…

— d’autre part, nous aurons enfin, quelle que soit l’issue de ce procès, quels que soient ses attendus, quelque chose à nous mettre sous la dent ; nous avons besoin, nous, critiques, de l’écrit que personne ne peut plus effacer et qu’on est absolument libre de critiquer sans réserves pourvu que les personnes continuent d’être respectées, comme elles ne le méritent pas quelquefois, et c’est peut-être le cas du juge Gentil qui fait, comme il en est accusé clairement, de la politique et non pas de la justice.

 

Cependant, en guise de synthèse, et parce que rien n’est encore joué, il est nécessaire pour l’instant de s’en tenir à deux constatations qui demeurent, au-delà de la question des injures et autres critiques au programme de ces festivités parlementaires, le double nœud d’une querelle qu’on règlerait mieux à coups de pieds dans le cul, :

— La question de la valeur probante des charges est un problème, du moins quand un procès est instruit politiquement, comme cela semble être le cas, et non selon les usages judiciaires. Il n’est pas mauvais qu’un procès ait lieu.  Mais a-t-on besoin d’un juge d’instruction pour ça ?

— Selon Nicolas Sarkozy, le juge d’instruction est non seulement inutile, mais nuisible ; il faut le supprimer ; c’est un anachronisme inacceptable dans une société moderne. À voir… ce personnage disparaîtrait à la fois de la pratique courante de la justice, peuplant alors les meilleurs de nos romans d’explications forcément rébarbatives ; et puis, si le juge d’instruction paraît bien être un instrument dans le cadre d’un procès politique, il fait plutôt bien son travail dans tous les autres types d’emmerdements que le citoyen peut entretenir avec cette douloureuse administration.

Il eût été plus simple d’organiser un procès sans intention de nuire. Ce qui peut être fait, non seulement sans juge d’instruction, surtout si celui-ci fait l’objet d’une suspicion parfaitement légitime d’un point de vue moral, mais sans la Justice qui devrait avoir d’autres chats à fouetter. Ce qui est dans la balance aujourd’hui c’est, d’un côté la suspicion qui pèse à peine sur Nicolas Sarkozy et de l’autre, celle qui empoisonne la probité du juge Gentil. La question de l’indépendance des juges étant d’actualité, c’est au législateur, et donc à ses électeurs patentés, qu’il revient de redresser ce qui est tordu, et non pas à des magistrats dont ce n’est pas le métier d’être sans cesse sollicités pour remettre en question leurs propres statuts, passant ainsi plus de temps à veiller à l’état de leur probité qu’à rendre justice dans un esprit social et sans arrière-pensées, si cet euphémisme n’est pas de trop ici ; encore qu’il faille compter aussi avec les manœuvres utiles à la… carrière, d’un côté comme de l’autre.

 

Pour revenir à mon ami le juge espagnol et au coup du ballon de football usagé, qui est en réalité une grotte, précisons que ce palliatif peut aussi, si l’on a l’esprit branché, être constitué par les dispositifs conviviaux d’un i-phone bien utiles pour s’envoyer des SMS en pleine audience mettant en jeu le destin de quelques malheureux qui n’ont pas eu la chance d’être nés tout habillés (n’est-ce pas, messieurs Nicolas Sarkozy et Jean-Michel Gentil ?) et pas l’intelligence, pour ne pas dire la souplesse d’esprit, de commencer par se rendre utiles avant d’en profiter pleinement.

Patrick Cintas

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