Jean-Pierre Bel fait le plein d’amitiés droitistes à Mazères – Louis Marette frappe Augustin Bonrepaux

 

Je te tiens,
Tu me tiens,
Par la barbichette.
Le premier
De nous deux
Qui rira
Aura une tapette.

Hum…

louis_marette_ariege-news

Contrairement à ce qu’à laissé entendre le pigiste de la Dépêche du Midi ([voir notre article]), ce n’est pas l’amitié qui a présidé l’inauguration du complexe sportif de Mazères, mais les coups !

Et quels coups !

Comme en témoigne le cliché pris sur le vif par le pigiste, un échange verbal a bien eu lieu entre Louis Marette, maire de Mazères et amphitryon pour l’occasion, et Augustin Bonrepaux, président du Conseil général de l’Ariège.

Mais la bagarre n’a pas eu lieu à ce moment-là. Comme nous le soupçonnions, Louis Marette n’a pas pu s’empêcher, peut-être sous l’emprise de l’alcool, de faire une plaisanterie à Augustin Bonrepaux qui, en bon esprit, l’a rappelé à sa propre réalité.

— Ça va, capi ? a demandé Marette en riant de sa farce.

À quoi Bonrepaux aurait pu répondre par un « Étoile à matelas » comme c’est l’usage dans toutes les bonnes sociétés. Or, Augustin était en verve cette après-midi-là. Il n’avait pas bu, ni rien pris pour l’exciter. Il répondit du tac au tac :

— Et toi, mon salaud ?

Soyons honnête et précisons que certains témoins auraient entendu : « Étoile ah ça no ! », ce qui laisse entendre qu’Augustin avait oublié son matelas. Heureusement, et c’est peut-être ce qui a motivé cet oubli, Jean-Pierre Bel était là et bien là.

Marette n’avait rien sous la main pour boire, aussi n’ajouta-t-il rien, d’autant que Jean-Pierre Bel prononçait juste à ce moment-là le mot « amitié » que le maire de Mazères associe d’ordinaire à un verre. Du coup, détourné d’une mauvaise réaction par ce verre, il n’a pas répondu à l’énigmatique répartie de Bonrepaux. Son seul souci à ce moment, c’était le verre et ce qu’il y avait dedans. Or, il était vide. Marette en conçut une sainte colère. Il n’allait pas tarder à éclater.

Un peu plus tard, Marette croise Bonrepaux. Ce n’était pas par hasard, on s’en doute. André Trigano venait de l’embrouiller encore une fois avec des millions et des voix et Jean-Pierre Bel, qui croyait faire de l’humour devant un vrai parisien, ce qu’il n’est pas et ne sera jamais, avait rappelé aux « amis » que les torchons et les serviettes ne font jamais bon ménage. Ce que Marette a très mal pris. Capi, salaud, millions, voix, torchons, serviettes, Trigano, Résistance, honneur, maison de retraite, c’en était trop ! Il envoya son poing, sans le verre qu’il tenait de l’autre, dans la figure de Bonrepaux qui l’esquiva, car le vieux briscard a encore de la ressource. Aussitôt relevé sur ses guibolles, qu’il a encore alertes et festives, Bonrepaux frappe à son tour. Et c’est ce poing particulier que Louis Marette conteste dans la lettre qu’il vient de nous adresser via le bureau du Préfet dans lequel se trouvait par un pur hasard la Présidente du TGI de Foix qui était venue, selon ce qu’elle allègue, juste pour une question d’honneur qui ne regarde personne d’ailleurs. Elle avait son Petit Robert sous le bras, ce qui n’est pas pratique pour avancer, parce que ça tire sur l’autre et ça fait mal, a-t-elle précisé.

« Messieurs de MCM, écrit Marette,

Vous avez affirmé dans votre journal que j’avais frappé Augustin, mon ami de toujours, et que je l’avais raté. C’est pas vrai ! D’abord je ne l’ai pas frappé et en conséquence, je ne l’ai pas raté non plus. La Loi, que mon amie la Présidente sert avec un zèle digne de mon admiration et du Palais que Tintin lui a promis, vous obligera à retirer les mensonges que vous avez publiés dans votre torchon. À propos de torchons… »

Inutile de publier la suite qui est trop embrouillée à cause de Trigano qui n’est plus là (ou presque) pour le nier. Car André Trigano avait pris le train pour se rendre à Paris afin de convaincre un artiste de sa connaissance de travailler à sa gloire, comme si d’avoir été un grand Résistant ne lui suffisait pas. Plus on en a et plus on en veut, c’est bien connu. En tous cas, il s’était tiré. Jean-Pierre Bel avait pris lui aussi la poudre d’escampette. Il n’y avait plus personne dans le nouveau gymnase de Mazères, que Louis Marette qui avait soif et Augustin Bonrepaux qui s’était perdu en chemin. La rencontre, comme nous l’avons rapporté, a eu lieu dans les circonstances qu’on sait et qu’on ne saurait pas si la Dépêche du Midi était le seul organe de Presse de notre petit coin de terre (On verra dans un prochain article qu’Ariège-news n’est pas vendu aux intérêts particuliers de Trigano et que Louis Marette n’a jamais violé de Mazérienne, pas plus dans sa jeunesse que dans ses rêves).

Revenons à nos moutons, comme ne cesse de le répéter la Présidente qui lit aussi pour s’instruire.

Augustin Bonrepaux refusant de s’exprimer sur ce sujet, nous en sommes aux spéculations, ce qui n’augure rien de bon d’un point de vue journalistique. Mais, comme nous sommes de véritables professionnels du renseignement (et non pas des délateurs, comme vous, mon colonel), nous avons songé à utiliser notre savoir-faire et nos connaissances pour examiner de plus près la photo prise par le pigiste de la Dépêche. Et voilà ce que nous avons observé :

marette-contre-bonrepaux

On voit bien sur cet agrandissement que Louis Marette a pris un coup. Mais la question est de savoir si c’est un coup dans l’aile, comme on dit chez nous, ou dans la gueule (on le dit aussi !). Sa grimace en dit long sur la douleur qu’il éprouve, mais il s’agit peut-être aussi bien de la rage qui l’étouffe en attendant que Bel se casse d’ici. Droit comme un i, Bonrepaux ne semble pas avoir souffert de la rencontre. Si c’est Bonrepaux et non pas une de ces doublures dont il abuse (et la Dépêche tombe dans le panneau à tous les coups) depuis que la Justice le poursuit alors qu’il lui a promis un palais pas laid, comme dit la chanson.

En l’absence du témoignage de Bonrepaux, qui ne parlera pas (il n’a pas fait la résistance, mais il est plus coriace que Trigano qui n’en dit pas grand-chose), et eu égard au dispositif mis en place par Marette pour s’en défendre, avec la complicité active de l’Ordre de la Légion d’honneur, il n’est pas possible de dire qui a reçu le poing de l’autre et à quel endroit. Tout ce qu’on peut dire, c’est que Bonrepaux ne craint rien et que Marette a mal. Curieux retournement de situation pour un individu habitué à considérer ses semblables comme des amateurs de chasse ou rien. S’il a trop bu, ce qui est le plus probable, il aura donné de lui, à Jean-Pierre Bel qui le connaît bien, l’image de ce qu’il est quand Dédé l’embrouille. Et s’il n’a pas assez bu pour se rendre compte qu’il est en train de frapper quelqu’un qui ne reçoit pas ses coups mais au contraire lui en donne, on peut bien comprendre que l’effet analgésique du verre de l’amitié n’étant pas encore patent,  il encaisse dans la douleur et c’est dans la douleur qu’il accouchera, comme c’est écrit. Car s’il s’est cru un moment conforme à l’image du Rambo de la vinasse et du nettoyage par le vide qui va avec, avec l’âge et l’envahissement d’œstrogènes il est prêt à accoucher d’un enfant qui ne saura rien, ô non jamais, des capacités pugilistiques d’Augustin Bonrepaux et de ses complices. Tout ça pour rien, pour une plaisanterie de mauvais goût inspirée par un verre vide, car tout le monde sait que les ennuis qui achèvent Bonrepaux ne viennent pas et ne viendront jamais, ô non jamais, de la Droite. « Mon Dieu qu’il est con ! » s’est écrié Dédé sur le quai, mais personne n’en peut dire autant, car le mécano avait en même temps actionné son sifflet.

 

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