Pétain se lève pour Marette

 

Une preuve de plus que Louis Marette est indigne d’occuper une fonction représentative. Lors d’une récente séance du Conseil général de l’Ariège, le redécoupage cantonal du département a été présenté aux conseillers comme c’est l’usage, la décision venant, comme c’est encore l’usage, d’en haut. Visiblement, cette nouvelle géographie politique locale n’aura pas que des effets prometteurs sur le porte-monnaie de l’Etat ; le parti socialiste s’en réjouit aussi, comme c’est l’usage. Mais croyez-vous que Louis Marette s’est levé, en tant que représentant d’une opposition quasi invisible, pour discuter intelligemment d’un sujet qui n’était d’ailleurs pas mis en discussion ? Certes non ! Comme à son habitude, cet idiot de la famille, qui n’a pas grand chose voire rien à dire en politique, s’est levé comme le maréchal Pétain à son procès pour révéler la véritable nature de son engagement : « Je parle pas pour moi, hé, parce que je me représente pas la prochaine fois, mais on aurait pu nous consulter. » Ce que le pigiste d’Ariège-News, mis au service de cette droite troupière, traduit à sa manière pour donner, croit-il, une allure de tribun à ce qui n’est au fond qu’un personnage typique des errements ordinaires de la République depuis que la tête de Saint-Just est tombée. « Je parle pas pour moi, » clame Louis Marette. On comprend que le préfet n’ait pas souhaité, parce que ce n’était pas son affaire, discuter du redécoupage électoral, mais avait-il seulement imaginé que Louis Marette parlerait de sa petite personne au lieu d’élever le débat à la hauteur des enjeux culturels et de l’empoignade politique qui forment le lit même de cette terre ariégeoise ? Le cave Louis Marette, larbin inculte (ce qui est la définition exacte du salaud sartrien), s’est encore approché de l’ombre tutélaire du maréchal pour donner à voir, clairement, ce qu’il cache dans son corbillon. Tandis qu’on sait ce qu’André Trigano cache dans le sien, un couillon, et même plus, Louis Marette a encore soulevé le voile de son ambition politique qui n’a évidemment rien de commun avec ce que la plupart des élus ariégeois mettent dans le leur. Louis Marette, que caches-tu dans ton corbillon ? Un carillon, celui de la prétention rampante qui inspire une défense du cumul des mandats, par exemple. Ecœurant, le Loulou.

Tant il est vrai que la proximité de ce pied-plat nous ramène immanquablement à la pratique mérovingienne du privilège et de la recommandation : Trigano, privilège et Marette, recommandation. Ce couple est forcément représentatif d’une malformation congénitale incompatible avec le bon sens et l’honnêteté et il va de soi qu’il serait vraiment bête de s’en passer au point de ne rien écrire pour tenter d’aller plus loin encore dans l’appréciation des tares nationales les mieux partagées. L’honneur a bon dos : est-ce qu’on en a vraiment lorsque qu’un fils ou une fille occupe une « bonne place » dans le giron territorial dont on est partie prenante ? Non, n’est-ce pas ?

Bon, je n’ai pas dit pétainiste. D’ailleurs, je ne l’ai jamais dit. Et quand bien même je le dirais, il y a une décision de justice qui m’y autorise. Étonnant qu’un magistrat, pourtant plus et mieux porteur de l’Histoire nationale que le commun des mortels dont je suis, se goure à ce point, accumulant l’erreur de droit et la faute d’interprétation. Ça fait tout de même beaucoup pour un professionnel et n’est-on pas alors en droit de penser qu’un défaut de formation professionnelle et de conscience nationale est à l’origine de ce pitoyable béotisme ? Certes, pour un gaulliste, et plus encore pour un communiste, Louis Marette est un pétainiste. On se réfèrera sans doute à Alain Badiou et à l’angle de la peur qu’il a consciencieusement exploré à l’échelle de l’humanité qui lui retourne depuis longtemps une reconnaissance indiscutable. Personnellement, je l’ai dit, je préfère « vieux con », et encore, dans l’optique de cette ambiguïté dont sont porteurs non seulement de Gaulle, mais encore Mitterrand. Cependant, en se levant pour exprimer à quel point il n’a cure du présent et de l’avenir de l’Ariège, ne défendant que sa place et sa planque, Louis Marette a eu le même type de comportement que Pétain qu’on était sur le point d’excuser, ou en tous cas de comprendre. Voilà un nouveau sens à ajouter au dictionnaire en usage chez les magistrats faibles d’esprit national et paresseux au point de n’ouvrir que les dictionnaires élémentaires, ce qui les éloigne, on en conviendra, de toute problématique liée à la fois à la liberté d’expression et à celle, plus chère encore, de l’esprit, notamment de celui des lois.

Louis Marette a repris ses publications sommaires (comme la guitare de Bobby Lapointe) dans la Dépêche du Midi. Et notre complice photographe (on peut bien l’avouer) a encore saisi le détail révélateur. Car il semble que Louis Marette ait beaucoup de mal à se faire tirer le portrait en bonne compagnie. Celle-ci sait désormais que c’est risqué pour son image. Même les cigognes ont exprimé leur volonté de ne pas figurer sur la même photo que Louis Marette.

louis_marette_cigogne

 

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