Louis Marette un pied dans la friteuse et l’autre dans la tombe

 


louis_marette_tombe

Merci, ô photographe de la Dépêche du Midi, pour cet excellent cliché qui constitue un témoignage indiscutable des fautes commises par Louis Marette, maire de Mazères. Car, en effet, tout le monde sait que ce domestique formé au collaborationnisme et au colonialisme* ne ménage pas ses efforts pour boucher les trous creusés par André Trigano, fils à papa qui pratique le trou mais où là là. Les promeneurs qu’on voit sur la photo sont les inventeurs d’une nouvelle définition du civisme qui consiste à aider son voisin à aller plus vite en besogne dans l’espoir, bien souvent déçu, de ramasser les miettes sans avoir l’air d’un balayeur. Mais, comme on le constate, ils ont soigneusement évité de se faire photographier en compagnie de Louis Marette, celui-ci venant toujours pour déconner. Il y a longtemps que son interprétation grotesque de l’élu entache la réputation de nos chères zones rurales. Et il n’a même pas le mérite de l’effort.

Il était parti trop vite en début d’année sur les routes dangereuses de la prochaine campagne électorale. Sa compréhension sommaire des ressources de la démagogie l’avait fait paraître plus bête que méchant, par un retournement de sens que nous expliquons par l’abus de liqueur, mais qui peut très bien avoir une tout autre origine, comme la contamination par la paresse, voire même par la religion. Il a fallu prendre le temps de le lui expliquer. Il n’a pas tout compris, certes, mais ce béotien boursoufflé de suffisance et de fausse monnaie s’était un peu mis à l’écart, surtout depuis qu’il avait personnellement contribué à retrouver la friteuse que personne n’avait volée tellement elle avait besoin de Cilit Bang. Certes, contrairement à ce que montre la photo truquée de la Dépêche du Midi, Louis Marette n’était pas présent lors de la découverte des tombes qui fait aujourd’hui la fierté des élus de Calmont. Mais il y était en esprit, portant encore en lui les traces d’une gestation dont André Trigano est la queue de la comète.

On objectera que le trucage commis par la Dépêche du Midi ne consiste pas en cela, mais bel et bien en l’absence inadmissible de Jean-Louis Bousquet qui est le chef du Domaine des oiseaux. Il s’agit bien en effet de ce maître d’école pour le moins douteux qui a expliqué aux enfants, dans les colonnes de la Dépêche, qu’on pouvait très bien aimer les animaux et les tuer avec un fusil. Plus con lui, tu meurs. En réalité, si Jean-Louis Bousquet n’est pas sur la photo, alors qu’il voulait y être, c’est parce qu’il est en train de faire l’amour à un animal et que chez lui, la passion pour la chair prime sur les devoirs ordinaires de l’élu. Insistons sur le fait qu’il s’agit-là de la chair qui se mange et non point de celle qui unit Louis Marette à André Trigano, chair d’une tout autre nature qu’il ne nous appartient pas de juger non seulement parce qu’elle est immangeable, mais aussi et surtout parce que les amours ancillaires ne font plus recette.

Ariège-news et la collaboration

Regrettons donc les tricheries de la Dépêche du Midi, et même jetons-lui des pierres pour exprimer notre mécontentement et surtout notre déception, et tournons-nous vers Ariège-News, le média purement appaméen au service de la gloire d’André Trigano et de ses domestiques, dont Louis Marette n’est pas le moindre.

Rang dans la domesticité qui n’a pas échappé au pigiste d’Ariège-News, lequel évoque, à propos du maire de Mazères, le « premier d’entre eux », autrement dit le premier des élus qui avaient rendez-vous dans les locaux de l’entreprise Denjean, avec du gratin et Jean-Pierre Bel, encore lui ! venu exprès de Paris pour tacler la droite ariégeoise. Vêtu à la hâte, comme à son habitude (5 minutes pour s’habiller et le reste pour se donner du ressort), Louis Marette s’est tout de même tenu en retrait, comme il l’avait fait lors de l’inauguration des nouvelles installations sportives de Mazères dont Jean-Pierre Bel et Augustin Bonrepaux avaient rappelé qu’ils étaient les généreux donateurs.

On ignore si ces mêmes caciques du socialisme à la française ont beaucoup donné à Denjean. Nous ne le saurons sans doute jamais, à moins que Cahuzac en parle à ses juges. Le fait est qu’on a une fois de plus assisté à un jeu de coudes entre les dominants traditionnels du territoire ariégeois, emmenés par Jean-Pierre Bel, et le patron des droitistes du coin, Louis Marette qui, reprenant une idée de Jean-Pierre Bel sans prendre le temps de la travailler, s’est encore emberlificoté dans une vision de la jeunesse qui ne le vieillit peut-être pas, mais qui le rend encore plus cave que l’ordinaire qui tache.

Un peu de sagesse !

Quand on considère la situation géographique de Mazères, on ne peut que se réjouir que des entreprises y aient installé leurs pénates. Certes, cette tranquillité de rentier partira peut-être un jour en fumée, ou plutôt dans le souffle catastrophique d’une explosion accidentelle. On a aussi raison de s’en prendre à l’extrême saleté de l’entreprise Denjean qui finira par couter plus cher que ce qu’elle rapporte à la société locale. On peut avoir l’amère impression qu’au fond, Mazères s’est transformée en poubelle non seulement pour survivre, mais aussi pour enrichir ceux qui, tel Trigano ou Denjean, habitent ailleurs, ce qui est curieusement le cas de quelques élus municipaux. Mais telle est la vie. On n’y pourra rien changer. L’action sociale et culturelle s’appliquera, n’en doutons pas, à corriger certaines déviations, mais sans toutefois y apporter de véritables remèdes.

Cependant, de là à attribuer les « mérites » de cette situation à Louis Marette qui ne demande qu’à se laisser gonfler pour paraître plus intelligent ou moins bête qu’il n’est, voilà un pas qu’il ne faut raisonnablement pas franchir. Et pas seulement parce que Louis Marette est l’exemple même du maire typique d’une vision satirique de la vie rurale française. Le provincialisme, s’il existe, a toujours fait marrer les parisiens, et Molière en tête. De là l’extrême diligence que nous avons cultivée ici, dans le blog de MCM, en prenant soin de nous attaquer à la personnalité même de Louis Marette et non pas à tout ce qui fait et défait le destin des terriens que nous sommes. Alors pourquoi continuer d’agiter cette marionnette couperosée ?

Notre destin d’habitant est scellé à la fois par notre situation géographique et par l’emprise que des intérêts privés, tels que ceux qui motivent Trigano et Denjean. Nous n’y pouvons rien. Mais donnons-nous au moins un peu de cette dignité à laquelle nous aspirons chaque fois que Louis Marette s’emploie à user de vulgarité, d’ignorance, de complicité, d’insincérité et d’hypocrisie. Cette élévation exemplaire du domestique aux honneurs de pacotille qui lui sont fait ça et là, par la Presse et par d’autres entités, est incompatible avec l’idée que nous nous faisons d’une démocratie confiée d’abord aux forces municipales, si la municipalité est, comme nous le pensons, l’unité même de notre mesure citoyenne.

Alors certes nous continuerons de nous moquer, dans la tradition française qui est la nôtre, de cet hurluberlu agité d’arrogance, d’autosatisfaction, de bouffissure, de complaisance, de contentement (de soi), de crânerie, d’enflure, de fatuité, de gloriole, de hauteur, d’immodestie, d’importance, de jactance, de mégalomanie, de morgue, d’orgueil, d’ostentation, d’outrecuidance, de parade, de pose, de présomption, de prétention, de superbe, de supériorité, de triomphalisme, de vanité, de vantardise, de fierté et d’infatuation… ceci pour nous en tenir au dictionnaire, au cas où les amis de Louis Marette s’aviseraient encore une fois d’en faire un usage restrictif révélateur de leur manque d’intelligence et de culture, et aussi du caractère parfaitement indigne de leur interprétation personnelle de l’esprit des lois.

Et nous moquant, n’en déplaise aux « représentants de l’État » dont nous n’avons cure car nous sommes d’ici et Louis Marette d’ailleurs, nous insulterons autant que nous le jugerons utile à l’expression de la vérité ou de ce que pensons qu’elle est.

Encore une fois, nous sommes conscients d’avoir à négocier, jour après jour et vaille que vaille, entre Charybde et Sylla, entre l’inexorable de notre  situation géographique et les appétits obscènes des fils à papa, mais qu’on ne nous prive pas d’un conseil municipal équilibré et d’élus capables de donner à tous selon ce qu’il est dit des Droits de l’homme et… du citoyen. Avec au moins l’esprit de cette dernière sagesse qu’est ce qu’on nomme maintenant écologie.

Patrick Cintas

* Finalement, et après mure réflexion et une enquête approfondie, je rejoins l’opinion selon laquelle Louis Marette aurait, dans les années 30, « choisit Hitler » (Patrick Destrem in Ariège-News). Mais à l’époque, il était dans les langes et, heureusement, nous n’avons pas eu depuis l’occasion de justifier la maintenance du camp du Vernet et de la Briquèterie…

 

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