Louis Marette tire la chasse

 


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« …tout un tas d’insanités ! » Colonel Jean Mauger à la présidente Michèle Salvan.

« Louis Marette. Cet homme me laisse indifférent. Il semble être un carriériste qui a plutôt bien réussi dans un monde dominé par le verbe avoir. En conséquence de quoi, son être est à ce point conditionné et si peu singulier, qu’il est sans saveur : comment apprécier ou détester un personnage mièvre ? Si je me laissais emporter, je vous écrirais certainement qu’il est tel un tapis pompant toutes les immondices laissées par les souliers de ses supérieurs. Je ne m’abandonnerai toutefois pas à cette élucubration. Depuis tout petit Mazères me dit : "Avoir l’esprit critique est une maladie". » Un lecteur mazérien

*

Louis Marette, maire de Mazères, manque de magnanimité, contrairement à ce qu’à allégué la Justice dans une récente décision qu’on peut aujourd’hui taxer de hâtive si l’on s’en tient à ne pas trop la taxer.

Cette photo prise par l’artiste agréé de la Dépêche du Midi en est une preuve de plus.

Voyons voir :

Les faits : D’un point de vue journalistique, l’inauguration des nouveaux W.-C. du Domaine des oiseaux est un événement digne de paraître dans les pages de la Presse, celle-ci fût-elle limitée à l’encart local que nous sommes nombreux à feuilleter avec gourmandise car on y cuisine notre soupe quotidienne.

Le sujet : On voit sur la photo que les W.-C. sont bien le sujet de cet article, ce qui harmonise le tout sans rien enlever à l’importance de l’événement.

MAIS : Quel est le rapport entre ces W.-C. et Louis Marette qui, visiblement, s’emploie à leur voler la vedette ?

Les réponses possibles sont : « Aucun » ou « Il y en a au moins un ».

 

« Il y en a au moins un »

S’il y a un rapport entre ces W.-C. et Louis Marette, gageons que les W.-C. y ont consenti. Un viol, même prescrit, changerait la nature de cet article même à tel point que le Parquet, toujours ciré à quatre épingles, voudrait en savoir plus (ce dont il n’est pas question. Non ! Non ! N’insistez pas !).

Cette première condition étant établie, et donc sachant que les W.-C. sont consentants, n’est-il pas alors judicieux de se poser la question de savoir si ce consentement, vicié ou pas, n’est pas autre chose qu’un consentement ? Car en effet, ne doit-on pas plutôt penser que ces W.-C. en imposent, et surtout à Louis Marette ? Dans ce cas, le plus probable, ce serait Louis Marette lui-même qui serait la personne consentante. Autrement dit, Louis Marette consent à inaugurer ces W.-C. parce que ces derniers lui en imposent la charge. On en viendrait alors à penser que les W.-C. sont habités ou, plus précisément, occupés. Par qui ? Qui, à moins d’une bonne fortune personnelle, pourrait envisager d’occuper cette place ?

Les spéculations vont bon train. Nous n’entrerons pas dans les W.-C. ou, mieux dit, dans ces détails. Mais, si ce rapport de W.-C. à Marette s’avère, alors il n’est pas impossible de rejoindre la Justice fuxéenne pour autoriser l’appellation de larbin qui déplaît tant à l’édile. Dit en termes plus stricts, s’il existe un rapport entre les W.-C. et Louis Marette, il s’agit d’un rapport de maître à domestique.

Nous sommes là bien loin de ces histoires de viols qui enveniment la rumeur. Car au fond, est-il important de vérifier qu’un larbin est aussi un violeur si sa qualité de violeur n’est pas aussi évidente que sa nature de larbin ? Rappelons, à toutes fins utiles, que si à cette nature déjà peu engageante nous adossons celle d’inculte, nous obtenons la définition exacte du salaud sartrien. Ceci dit en sachant que le Petit Robert en usage au TGI de Foix est incomplet, c’est-à-dire qu’un usage immodéré de ce joujou d’enfant en a estompé quelques définitions pourtant majeures, à moins qu’on veuille ici, sur nos terres, nous faire croire que Jean-Paul Sartre est un philosophe mineur, voire qu’il n’a jamais existé.

Voyez où ces tergiversations peuvent nous mener ! Prétendre, un peu vite, qu’il y a un rapport entre les W.-C. et Louis Marette, nous entraîne dans des réflexions certes intéressantes, mais tellement complexes qu’on peut douter de parvenir à les conclure comme l’a fait un peu vite (mais pourquoi vite ?) la justice de dessous le château.

 

« Aucun »

Il nous semble, à nous qui n’aimons pas les complications sans lendemain, qu’il n’y a aucun rapport entre les W.-C. et Louis Marette. Mais alors, que fait Louis Marette sur la photo ? Et que fait-il DEVANT les W.-C. allant même jusqu’à en tirer la chevillette (en foi de quoi on voit bien choir la bobinette en question…) ?

Car si nous regardons bien la photo prise par notre complice de la Dépêche du Midi, la vedette n’en est point l’aisance, mais bien Louis Marette. Comme il lève le bras, nous avons, avant toute critique, demandé au photographe de témoigner que ce geste n’est en rien le premier mouvement d’un bras d’honneur. Ce jour-là, Louis Marette avait laissé son honneur à la maison, peut-être dans les W.-C. de sa maison, peut-être pas. Les rapports de Louis Marette avec les W.-C. sont compliqués, comme nous venons à peine de le démontrer.

Ainsi, évacuant la question de l’honneur, nous avons soudainement compris le geste de Louis Marette et du même coup l’intention du photographe : Louis Marette tire la chasse. Il ne viole personne, et surtout pas la personne qui occupe les W.-C., mais il se rend utile en tirant la chasse, geste que l’occupant (sic) des W.-C. a sans doute peu apprécié : rien n’est plus agréable que de se faire torcher par des mains innocentes. L’oison de Pantagruel y est sans doute pour quelque chose. Ne sommes-nous pas en terrain de chasse ?

Certes, tout ceci ne démontre pas qu’il n’y ait aucun rapport entre les W.-C. et Louis Marette car, insensiblement, nous sommes revenus à notre première hypothèse, à savoir qu’il y en a un. Et c’est toute la difficulté de l’analyse journalistique : le rapport, de quelque nature qu’il soit, nous paraît de plus en plus évident, même si nous n’en avons pas la preuve formelle. Alors, ne serait-ce pas par pure défection que nous nous en remettons à l’hypothèse qui voudrait qu’il n’y ait aucun rapport entre les W.-C. et Louis Marette ? Peut-être bien…

Et c’est là le défaut majeur des démonstrations apprises à l’école de la République. Nous voulions tirer la conclusion dans le sens de notre hypothèse. Pour dire que s’il n’y a aucun rapport entre les W.-C. et Louis Marette, c’est que ce n’est pas la première fois que ça arrive. C’est même une habitude chez cet édile paresseux : il n’entretient aucun rapport avec le sujet véritable des articles que lui consacre la Dépêche du Midi. Il vole la vedette à d’autres, les auteurs authentiques de ce qui fait le sujet de l’article. Car on peut se poser la question : Que diable allait-il faire à proximité de ces W.-C. ? Et pourquoi cette proximité élimine-t-elle tout autre sujet que lui ? Est-ce parce qu’il rayonne d’une aura qui fait de lui un inévitable prophète de l’activité municipale ? Est-ce que vous voyez une aura sur la photo ? Non, n’est-ce pas ? Et que voyez-vous à la place de l’aura ? Louis Marette lui-même qui, s’il n’était chaque fois trahi par le photographe de la Dépêche du Midi, passerait inaperçu comme la plupart des violeurs (n’est-ce pas, madame la Présidente ?).

En agissant ainsi, en tentant de nous faire croire qu’il est l’auteur de ce qui suscite la curiosité légitime du journaliste de la Dépêche du Midi, Louis Marette manque, c’est le moins qu’on puisse dire, de dignité. Au fond, en bon paresseux qu’il est, il profite de ce que les autres ont créé à sa place. Cela veut-il dire que Louis Marette n’a jamais rien fait de ses dix doigts ?

S’il a fait quelque chose, c’est violer. Or, nous avons presque démontré que ce n’est pas la nature du rapport qui le lie aux W.-C., entre autres réalisations municipales. Il n’a donc rien fait. Un point c’est tout.

Mais alors, s’il n’a rien fait, que fait-il sur la photo ?

La réponse à cette question en apparence piégée est aussi facile que de n’en point produire pour alimenter la rumeur et les conversations. Sur les photos, Louis Marette vole la vedette. Vous trouvez que c’est ne rien faire que de voler ? Voler, c’est faire. Et c’est ce que font les paresseux, surtout s’ils entretiennent des rapports douteux avec l’occupant des W.-C. ou autre lieu de l’investissement familial. Et nous voilà revenus au point de départ, à savoir qu’il y a bien un rapport entre les W.-C. et Louis Marette. Pourquoi ?

Pourquoi, alors que d’un point de vue rhétorique il nous est plus agréable de penser que Louis Marette n’entretient aucun rapport avec les W.-C. (ou autre chose), ce qui nous autoriserait à le portraiturer comme un profiteur paresseux et bouffi de vanité, — pourquoi sommes-nous tentés par l’hypothèse contraire qui veut qu’un rapport, quelle que soit sa nature, viol ou domesticité, doit exister pour expliquer la forte teneur en ambiguïté des photographies que la Dépêche du Midi prend sur le vif des petits sujets sans importance, lesquels font les thèmes de la prochaine campagne électorale de Louis Marette ?

Car enfin, de quoi ce salaud sartrien qui n’en est pas un selon la Justice, et qui en est un selon la culture philosophique de notre pays, nous entretient-il en attendant de se faire élire pour un quatrième mandat ?

De rien. Louis Marette est vide. Il est bête. Rien dans le crâne. Tout ce qu’il sait faire, c’est tirer la chasse avant de boucher les trous. Voilà à quoi se résume sa fonction municipale. Et cette action qui n’en est pas une, cela s’appelle « représenter l’autorité de l’État ». Ce qui, convenons-en, n’a rien à voir avec la représentation qui honore la plupart des maires de ce pays : celle des habitants de la commune, de tous les habitants et pas seulement de ceux qui font joujou avec les mauvaises habitudes et les reconnaissances sans fondements (avec jeu de mot…).

Gageons que ce pitre territorial (et national si l’on accorde quelque importance à sa fonction constituée) va continuer d’alimenter la chronique en s’imposant sur des photographies comme le principal acteur d’évènements plus liés à ses propres loisirs qu’aux véritables préoccupations de l’habitant mazérien. La boisson, la bouffe, la chasse, le bourrage de crâne des plus jeunes, l’entretien de conceptions douteuses de la sécurité, les parodies cérémonielles en tous genres, les tentatives d’appropriation des mérites entrepreneuriaux, toute cette cuisine nauséeuse est bien éloignée de la réalité d’un village complètement mort ou plus exactement assassiné par ce larbin plus enclin à se distraire aux dépens des autres qu’à travailler à leur bonheur. Les rues sont désertes, les conversations étouffées, la créativité neutralisée, le passé dénaturé, l’honnêteté mise au placard et l’honneur en passe de figurer au panthéon des meilleurs coups portés à la mémoire.

Il va bien falloir que Louis Marette trouve de vrais sujets de campagne. Et s’il n’en trouve pas, s’il se contente de coller sa tronche couperosée sur le peu de photos qu’on vient prendre à Mazères pour ne pas laisser ce village sombrer dans l’oubli, il va bien falloir qu’on se mette à fouiller un peu plus profondément dans les affaires municipales pour au moins tenter d’expliquer l’incroyable tristesse de nos rues, de nos vitrines et de nos fêtes.

Bonne année…

 

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