Bal tragique à Mazères – Marette s’ouvre les veines

 


louis_marette_pedale

La chasse est entrée en conflit avec le développement urbain de Mazères et des environs. Des retraités et autres petits bourgeois des travaux finis s’emploient pourtant à l’imposer à notre civilisation. Leur argument, c’est la ruralité. Ces « croulants » qui n’ont jamais travaillé comme ruraux, et qui n’ont d’ailleurs peut-être jamais vraiment travaillé, prétendent détenir tous les secrets de ce qu’ils appellent une tradition. S’ils avaient posé leurs culs sur les instruments de travail de la ruralité, ils ne chercheraient certainement pas à en inventer le mythe, ou mieux dit, dans leur cas, le mensonge. Ils se sont réunis entre eux pour se donner des idées. On se doute lesquelles… mais en voici toutefois le rapport :

 

Jean-Louis Bousquet, la connerie n’a pas de limites.

Jean-Louis Bousquet est un délateur. La preuve en est que récemment, au cours de cette réunion de chasseurs, il a dénoncé ceux « sans qui la chasse n’existerait pas », à savoir les agriculteurs et les propriétaires. On sait au moins à qui s’en prendre, puisque Bousquet est en quelque sorte une victime expiatoire. Il faut dire que ce maître d’école n’envisage la chasse que comme un loisir et pas du tout comme un moyen pédagogique car, comme il ne se lasse pas de le répéter (et si jamais il ne le répétait plus, nous le répèterions à sa place), il aime les animaux et les enfants doivent comprendre, sous peine d’une mauvaise appréciation de leur intelligence, que ce n’est pas une raison pour les laisser vivre leur vie. Plus con que lui, on meurt et, comme Marette n’est pas mort, on peut en conclure une fois de plus que Bousquet est plus con que Marette, ce qui ne manque pas d’intérêt au moment de voter. On se demande bien ce qu’un pareil fumiste a pu fourrer dans le crâne des enfants du temps où il s’exerçait à viser juste pour tuer.

 

Philippe Calleja, ou l’andropause intellectuelle.

Philippe Calleja est en train de sombrer dans le comique lui aussi. Il avait plutôt l’air intelligent naguère. Certes, il n’était pas un exemple de gentillesse et on dit même qu’il s’est quelque fois montré haïssable, mais quel moi ne l’est pas ? Au cours de cette même réunion, il a martelé que la chasse est « fondamentale et essentielle, […] une tradition qui fait partie intégrante de la ruralité.» Une pareille imbécillité, à l’heure où l’exploitant agricole en bave plus que sérieusement, sera apprécié de ce point de vue comme l’exploit d’un bon à rien qui ne fera pas grand-chose de ses dix doigts à l’heure d’être un politicien, ce qu’il n’est pas heureusement. Traîne-savate de l’UMP, on ne peut guère compter sur son esprit de groupe, dit-on. Il a d’ailleurs la tête de l’emploi. Le regard fuyant, l’épaule prête à recevoir les flatteries, il n’a aucune idée à soumettre aux autres, alors il se les garde pour lui. C’est un Scapin, mais en moins drôle. Il promet de remplacer Marette dans le rôle du rampant.

 

Louis Marette, hypocrite selon Dante, salaud selon Sartre.

Louis Marette est le gagnant. À l’entendre, on se demande s’il a fait ses études en France et même s’il est français, lui qui se plaint dans la Dépêche que les « brigands » ne sont pas d’ici, comme le souligne savamment le journaliste. Mais chez les chasseurs, on ne sert pas des frites à tous les repas, sous le prétexte juteux qu’elles ne donnent pas assez soif. On a rarement l’occasion, en tant qu’écrivain français, de rencontrer un pareil exemple de vanité et de bêtise foncière. Aussi ne serait-il pas pertinent de s’en passer. Il me semble que je n’ai jamais autant écrit à propos de quelqu’un. À ne rater sous aucun prétexte [1] !

Reprenant les dénonciations de Jean-Louis Bousquet, Louis Marette veut chauffer la salle en précisant que les personnes dénoncées comme responsables de la chasse (selon notre interprétation) n’entretiennent aucun conflit avec les chasseurs. Ceci sans doute en toute logique, puisqu’on ne voit pas comment les responsables « sans qui la chasse n’existerait pas » chercherait des noises à ceux qui n’ont rien d’autre à faire que de chasser. À la limite, il se pourrait que quelques chasseurs ne soient pas satisfaits de l’étendue de leur crime contre l’humanité, mais nous savons bien à ce moment-là ce qu’ils font subir à nos enfants.

Mais Louis Marette, qui prend alors le risque d’être plus con que Bousquet et d’en crever, insinue dans son langage nauséabond que le seul conflit qui « pourrait » exister serait celui qui opposerait la ruralité à l’urbain. Ce peigne-cul de la fonction publique assimilée ose, reprenant ses vieilles habitudes de faquin du discours politique, menacer les idées « urbaines » de représailles si jamais elles s’avisaient de pénétrer dans le territoire acquis par les chasseurs auprès des responsables de la chasse. C’est compliqué, mais Marette, après un verre, ne se sent plus pisser. Et pourtant il n’est pas mort !

Mais le sommet de la connerie (pas le fond qui est détenu par Bousquet), est atteint à la fin de ce discours qui vole comme les perdrix[2], décousu et indigne d’un représentant du peuple, car, explique-t-il, l’aménagement du territoire est assuré entièrement par les agriculteurs et les chasseurs qui sont de vrais et purs collaborateurs comme tout le monde le sait depuis longtemps. On se demande à quoi sert l’écologie qui est pourtant considérée, par des esprits un peu plus éduqués et moins hypocrites que celui de Marette, comme la dernière sagesse de notre pauvre monde. Car, conclut celui qui, avec la complicité de la justice fuxéenne, prétend jeter Sartre aux oubliettes, et qui n’en demeure pas moins un salaud sartrien dans la plus pure tradition de la nausée, «depuis quelques années, les chasseurs font des efforts considérables pour améliorer leur vitrine ; maintenant ils sont reconnus comme des aménageurs et les travaux réalisés au Domaine des oiseaux et payés par les chasseurs en sont un exemple concret. » Reconnus par Marette qui pose au chef, lui qui n’a jamais eu que l’étoffe d’un domestique patenté.

Autrement dit, les chasseurs payent leurs loisirs d’abrutis et on n’a plus qu’à fermer nos gueules ! Tu parles de démiurges !  Comme si les chasseurs avaient mis la main à la poche pour faire du bien aux autres. Et que c’est les seuls qui font du bien. Qu’il n’y en a pas d’autres. Mais d’où vient cet argent, blanc-bec ? Certainement pas de ton coffre-fort. C’est de l’argent public. Il n’a jamais été question de ton pognon, mythomane ! Ah ! Tu me diras que c’était là une manière de rhétorique et qu’il faut comprendre ce que tu dis entre les lignes. On se demande bien, abruti par définition, comment on se porterait si le Domaine des oiseaux n’existait pas. Et pendant que toi et tes amis vous vous amusez, la France entière est au boulot pour que les profiteurs ne profitent plus et que les hommes politiques cessent de mentir par omission, démagogie et autre détournement du sens. Ah ! Tu n’es pas plus con que Bousquet, c’est sûr. Sinon tu serais mort, pourquoi le répéter ? Mais tu es pire que con [3]. Bousquet ne fait pas exprès. Il est malade. C’est une victime. Ce qui ne l’empêche pas de dénoncer ceux qui le poussent à faire des conneries et à emmerder les enfants avec ses raisonnements de parano. Lui, au moins, il avoue, un peu comme ceux qui portaient le mauvais uniforme naguère. Mais toi, on te sent plus à l’aise dans les chiottes qui communiquent avec la taule de tes maîtres. Au grand ramdam des comptes à rendre, tu auras des excuses comme les gendarmes de Drancy, n’en doutons pas.

Enfin soulignons, pour en terminer avec ce rapport fidèle, que la présidente du TGI de Foix et le préfet du département se sont signalés par leur absence sous le prétexte qu’ils ne souhaitaient pas poser en compagnie de Marette qui sent de plus en plus mauvais. Le colonel Jean Mauger, grand défenseur des hochets de l’honneur, s’est par contre excusé sous le prétexte qu’il avait une lettre à écrire sans ses mains qui souffrent de polynévrite si on a bien compris sa plainte. Louis Marette, se sentant bien seul, a commencé à boire avant tout le monde et s’est carrément pinté au Coca-Cola comme le prouve la photo une fois de plus empruntée à la Dépêche du Midi. À force de boire n’importe quoi, un rien lui fait mal.


1- Lire tout ça dans la RAL,M [ICI]

2- Rappelons que Perdrix a certes failli être assassiné par Dédale, mais que finalement, il a préféré se nicher dans les buissons pour éviter de se trouver encore en mauvaise posture. Voir les Métamorphoses d’Ovide.

3- Là, je ne trouve plus mes mots !

Publicités


Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s