Louis Marette et les théories de l’indésirable et du traître

 

louis_marette_conseil_general

Louis Marette écrit : « Monsieur Lecerf, finalement vous n’êtes ni juge, ni procureur. Mais par contre, Judas est parmi les vôtres et il se reconnaitra facilement. » Le notaire Saffon, très éloigné selon son aveu de l’éducation de ce XIXe siècle qu’il cite en exemple de ce qu’il ne faut pas faire, va même jusqu’à parler « des aigris voire surtout des jaloux ».

Et Louis Marette de citer Confucius (sans autre référence) : « Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt. » Selon d’autres sources, Confucius aurait simplement demandé à l’idiot de ne pas désigner la Lune, parce qu’elle n’est pas faite pour ça. Mais chacun y retrouvera son… chinois, si tant est que Louis Marette est un bon pédagogue, lui qui n’a jamais enseigné que l’art de changer de trottoir quand il n’y a plus de trottoir.

Si l’objectif de Pascal Lecerf était de faire sortir Louis Marette de ses gonds (ou gongs puisque Louis Marette a des connaissances confuséennes), c’est réussi.

L’idiot de Mazères n’est évidemment pas Pascal Lecerf. Tout le monde sait que c’est Louis Marette. Confucius a d’ailleurs dit à propos d’un de ses disciples (une erreur de jeunesse) : « Il est bête comme ses pieds et méchant comme la teigne. » Et pourtant, Confucius était un bon père. Mais les bons pères, ceux qui laissent de bons souvenirs chez eux, font quelquefois de mauvais fils comme celui-là. Et ils les aiment tellement qu’il leur arrive même de les protéger quand ceux-ci font de grosses bêtises, comme de violer une fille du village, ce qui arriva si ce qu’on raconte est aussi vrai que ce qu’on n’a pas rapporté à la justice, laquelle n’a donc pas eu lieu. « Confucius ne trouvait le repos que dans la pêche à la mouche, » écrit Saint-Exupéry.

Quant à Judas, l’Iscariote je suppose, et non point le Galiléen qui eut pour fils Menahem l’initiateur de la Grande Révolte, nul doute qu’il s’est reconnu dans les propos délateurs de Louis Marette qui signe ici sa conception de la république municipale où il se réserve le rôle du crucifié, s’étant d’ailleurs pourvu d’une vierge en la personne de Jeanne Desaint, décrépite mais volontaire, Joseph étant interprété par Jacques Pujol au meilleur de sa forme rectangulaire et les onze apôtres restant se distribuant des noms d’emprunt selon la fantaisie du maître de céans. Le compte n’y est pas, comme on voit, douze autres personnages étant voué aux tâches moins gratifiantes comme de se bercer d’illusions, si on en croit quelques démissionnaires du mandat finissant.

Ce qui fait 26. Le compte y est. Ouf !

On jugera d’ailleurs de la méthode toute régalienne, et passablement inquisitoriale, toutes proportions gardées, dont Louis Marette fait usage à l’égard d’un citoyen mazérien qui a décidé de changer de camp, pour de bonnes raisons de son point de vue, on n’en doute pas. Les rapports que Louis Marette entretient avec la démocratie relèvent, comme on le voit ici clairement, de pratiques vichystes dont les théories de l’indésirable et du traître ont fait les beaux jours des camps de concentrations de conception française.

Judas, qui nous écrit quelquefois, n’a-t-il pas le droit fondamental, celui qui lui est donné par la Constitution, de ne plus suivre Louis Marette dans ses pérégrinations erratiques pour le moins ? Louis Marette le lui conteste, se comportant comme un fasciste, s’il est permis bien sûr de tempérer ce terme par un usage explicatif plus que démonstratif, précision qui vaudra en justice ce que voudront en faire des juges trop mal formés pour juger de l’Histoire en connaissance de cause.

Mais que Judas soit considéré par Louis Marette comme un traître n’est au fond que de peu d’importance. Tout au plus cela met-il en évidence un trait de caractère plus qu’un défaut délictuel de la pensée chez ce maire qui n’a jamais été démocratiquement élu et qui va l’être, s’il l’est, pour la première fois de sa vie ; il serait temps, ô France !

Ce qui importe, et la colère de Louis Marette autant que le désordre de ses interventions sur son blog en témoignent assez, c’est que Judas (appelons-le comme ça) dit des choses qui, selon le maréchal Marette, constituent des trahisons autrement plus graves que le fait d’avoir changé de camp. Il faut donc comprendre que ces choses, Louis Marette veut les cacher. Et du coup nous comprenons que celles qui ont été dites, sur le blog de Pascal Lecerf, ne sont pas les plus graves, autrement dit que les plus graves mériteraient procès…

À lire les écrits de Louis Marette, on est étonné de constater qu’il se défend alors qu’il est en position de tenant du titre. Étrange attitude de la part d’un personnage qui se présente comme la perfection même, exemple à imposer à la jeunesse mazérienne qui est destinée, redisons-le avec toute l’insistance que cette fatalité réclame, à changer de territoire. Décidément, il y a à Mazères une fatalité de Judas.

Marette va mal. Et cette fois, ce n’est pas parce qu’il a trop bu.

Pris entre deux feux, il sait qu’il va devoir marcher droit.

Jamais ici un responsable politique n’a été autant brocardé que lui. Le portrait plaît à ce point qu’il est impossible de ne pas le rencontrer non seulement sur la Toile, mais aussi dans toutes les conversations tournant sur ce sujet.

Mais cette satire n’ayant pour intention que de ridiculiser le personnage pour en faire l’exemple même du paillasse municipal et du fayot exemplaire, comme quoi on peut être investi de pouvoir par l’État et ressembler à autre chose de beaucoup moins sérieux, l’analyse est laissée à plus informé, que ce soit Judas ou d’autres Mazériens que la mort lente de Mazères commence à inquiéter un tant soit peu, nos enfants n’ayant en tête que le jour où ils pourront enfin quitter ces lieux inhospitaliers.

Ce rôle nouveau est pour l’instant, le temps d’une campagne ou plus longtemps encore si l’occasion n’est pas manquée, dévolu à Pascal Lecerf et à ses amis.

On s’en félicite, au nom de la démocratie, qui est violée à Mazères depuis des décennies par des actions juridiquement irréprochables, sans doute (quoique…) mais moralement peu défendables. Louis Marette, dans sa défense fébrile, ne songe d’ailleurs qu’à évoquer des arguments juridiques et administratifs, laissant de côté les questions morales, celles qui fondent l’honneur ou le remettent en question avec la même rigueur philosophique.

Il faudra conserver les écrits dont Louis Marette émaille sa mauvaise campagne électorale. On aura soin de classer ses défenses en regard des techniques qui ont été employées pour mettre en œuvre ses diverses réalisations, de façon à bien mettre en évidence les qualités morales qui leur ont fait défaut ou qui au contraire les ont accompagnées en tout honneur.

Le bilan financier de Louis Marette est équilibré… dans la dette. Il penche même quelquefois au profit de quelques intérêts particuliers, toutefois sans violer les principes juridiques que la morale réprouve mais qu’elle n’a pas le pouvoir de changer, faille que les plus habiles savent exploiter pour s’enrichir ou pour se faire passer pour des hommes du monde.

Certes, les esprits angéliques n’ont pas droit de cité dans ce monde où ce sont les plus forts, quelle que soit l’origine de leur force, qui modèlent les structures sociales et politiques sans lesquelles nous ne sommes plus rien. Nous avons depuis belle lurette accepté cette fatalité et nous n’en mourons pas, c’est le moins qu’on puisse dire.

Mais qu’au moins ceux qu’on choisit pour régner au-dessus de nos préoccupations quotidiennes ressemblent le moins possible aux plus mauvais exemples que l’Histoire montre du doigt.

Le comportement de Louis Marette est symptomatique de ce qu’il convient d’éviter de placer sur nos trônes.

 

Publicités


Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s