Avec Louis Marette, Mazères s’éloigne et nous on reste

 


louis_marette_maire

Un peu poussive, l’équipée Marette, dans ses réponses aux critiques documentées de son adversaire.

La plus significative de l’état de déliquescence de Louis Marette et de ses amis, c’est sans doute l’intervention de Jean-Louis Bousquet en défenseur du côté champêtre de son cerveau.

En voilà un qui profite bien de la retraite ! Le tour étant pour lui joué, et comme il n’a pas envie de se la fouler à imaginer le futur de Mazères, il se met au présent, histoire de bien s’amuser avec son fusil et ses reliques d’un temps passé posé comme modèle de ce qu’il faut faire et un point c’est tout.

Ce petit animal pas trop usé par sa marche décontractée dans les couloirs de l’enseignement veut nous faire croire qu’avant, c’était mieux. La campagne, les saints travaux des champs qui font du bien aux poumons, les petits oiseaux qu’il aime beaucoup et qu’il tue par plaisir, les petits enfants aussi avec lesquels il se conduit comme un curé, la douce existence avec à la fenêtre le blé qui pousse et qui repousse, les machines de l’ancien temps qui pètent bon quand on sait s’en servir, etc.

Ce dilettante aux doigts de rose vient de se lever. Il paraît qu’on se lève tard dans l’enseignement. Et du coup, on n’a pas envie de se coucher. La vie est belle. Je ne dis pas ça pour tout le monde, mais des enseignants qui enseignent ou qui ont enseigné, j’en connais, et pas des fainéants qui vont à la chasse juste pour s’amuser et tromper le temps et ses habitants.

Seulement voilà, ce petit malin qui ne pense qu’à lui et à ses plaisirs ne s’est pas fait mal au cul sur les machines qu’il collectionne avec l’argent public. On ne l’a pas beaucoup vu se lever tôt pour trouver de quoi bouffer avant midi.

Que voulez-vous… il est à la retraite. Il y a même toujours été. Et il s’y est habitué. Alors maintenant qu’il s’agit de travailler pour faire de Mazères une ville d’aujourd’hui et de demain, il tire au flanc, le pioupiou, et Louis Marette lui en donne les moyens, parce que le Marette, tout con qu’il est, il en profite bien aussi, té ! Et pas que des oiselles de passage. Il aime aussi les oiseaux, à ce qu’on dit. Et il laisse dire, hé !

Le Domaine des oiseaux, on ne peut pas dire qu’il est tourné vers l’avenir.

Vous me direz : Et le camping ?

Une connerie de Trigano. Il coute cher. Franchement, il faut être con pour faire un camping dans une ville qui n’est pas touristique. Bien sûr, Louis Marette VEUT qu’elle soit touristique, mais elle ne l’est pas. Et comment le serait-elle ? Qui viendrait faire un tour par ici ? Pour voir quoi ? Le Domaine des oiseaux ? En plein été ? Que tous les oiseaux ont foutu le camp et qu’il ne reste plus que la merde pour marcher dedans ?

Ah ! Il y a le musée. On imagine très bien des touristes se déplaçant à grand frais pour voir des petits cailloux et des vieilles pièces de monnaie. On voit ça partout. Mais ailleurs, en plus des pièces et des cailloux, ils ont la mer, des hôtels, une gastronomie, des spectacles, et même des paysans qui s’y connaissent en produits du terroir.

Il a raison, Lecerf, de critiquer tout ça sans prendre de gants. C’est qu’il s’y connaît en construction, en norme, et dans toutes ces choses qui font que le métier de maire, et même de conseiller municipal, c’est un métier et pas une sinécure pour retraités qui n’ont pas foutu grand-chose et qui maintenant veulent s’amuser avec l’argent public et notre consentement.

Et vous avez vu le chalet ? Le vieux Sérié ne veut plus habiter dedans. Une ruine. Et Louis Marette l’a payé cher avec l’argent public. D’ailleurs, chaque fois qu’il paye cher, c’est avec l’argent des autres. Autrement, il ne paye pas.

Mais c’est qu’il ne faut pas trop critiquer à Mazères. Sinon une armée de chasseurs se rapplique pour te faire la leçon. Ce sont des hommes modernes, intelligents et pas cons. Intelligents parce qu’ils profitent bien de la retraite et pas cons parce que tout ça est payé avec notre argent. Modernes, on ne sait pas pourquoi et il vaut peut-être mieux ne pas se le demander. On irait trop loin… Et ce sont des éducateurs nés.  Comme Bousquet qui te prend un enfant par la main, comme font les curés qui ont une idée dans la tête, et qui lui explique comment on peut aimer les oiseaux et ensuite les tuer. Exactement comme les curés. Mais lui, il ne va pas en prison. Il reste à la retraite. Il faut le faire, hein ?

Mazères vieillit mal. Peut-être parce que nos vieux sont parqués juste à côté de Sannac qui fait le commerce des morts. C’est moins fragile, comme entreprise, et surtout plus facile à gérer, que ce con de Fontes qui se fait chier toute l’année à cuisiner des cochons que si tu les aimes pas, c’est que tu n’as rien compris au plaisir. Et ouais ! Il y a des Mazériens qui bossent. Il n’y a pas que des dilettantes à Mazères. On peut très bien faire du saucisson et travailler, tandis que Bousquet et Marette, ils s’amusent sans rien faire. Et en plus, ils voudraient qu’on les élise pour qu’ils puissent recommencer pendant six ans encore. Intelligents et pas cons.

Et pendant ce temps, Mazères vieillit mal. Et ce qui est bizarre, c’est que Mazères vieillit avec de plus en plus de jeunes. Ça va en faire des trous quand ça va partir ! Et pas que dans le cœur. Mais Marette et Bousquet, les trous, c’est leur spécialité. Les trous du cul, passons. Sinon la diane du TGI va se rappliquer avec les chasseurs. Elle a aussi quelques trous à boucher, mais uniquement dans le domaine de la culture, ce qui ne nous regarde pas. Après tout, elle en fait ce qu’elle veut de sa culture et de ses trous. Si c’est avec Marette qu’elle échange, elle comprendra vite qu’elle n’a pas ouvert le bon livre pour comprendre l’homme.

Avec Marette, on est mal barré. Le chômage augmente, Mazères s’appauvrit, mais pas seulement : Mazères s’éloigne.

Avec Marette, on devient vieux. Mais de ces vieux qui aiment les petits jeunes qui font de la course à pied et qui jouent au ballon en culotte courte, comme du temps des curés. Et les autres jeunes, ils foutent le camp. Et nous, on reste.

Alors avec quoi on va rester si Marette nous fait chier encore pendant six ans ?

On va rester avec le Domaine des oiseaux qui n’intéresse pas tout le monde, un camping qui prend l’eau, un chalet qui attirera peut-être les curés désœuvrés. On aura même le temps d’enterrer Marette en grande pompe et on amènera de quoi pomper. Bousquet ne s’arrangera pas et il en voudra plus sinon il menacera d’aller plus loin, et avec ce genre de nature, on ne sait jamais jusqu’où. Et on finira chez Sannac qui nous offrira un bouquet si on en prend deux. Pour le saucisson de Fontes, on aura la photo.

Il est peut-être temps de réfléchir. Ou de foutre le camp avec la prochaine vague de jeunes. On est déjà en 14. Ça avance vite les siècles. Et en Ariège, on n’a plus rien à se faire voler. À part l’argent public et le gravier, mais on ne va pas s’habiller long et blanc et se couvrir le visage de charbon pour le sauver des mains de ceux qui y tiennent. Hé non…

 

Publicités


Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s