Louis Marette fossoyeur de Mazères

 


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Ya pas à dire, mais la Dêpêche du Midi a l’art de déclencher l’obturateur au moment le plus significatif de l’événement.

Suite à la cérémonie d’intronisation du nouveau et ancien maire de Mazères, le très déplorable Louis Marette, on s’attendait à une immortalisation numérique digne de l’esprit démocratique qui a enfin soufflé sur les crânes rasés de Mazères.

Hélas pour nous, Louis Marette est encore saisi dans un de ses pires moments. La déesse aux cent couches s’est surpassée.

L’article qui accompagne cette lamentable image de la représentation populaire doublée d’État n’est pas moins pitoyable.

Pas un seul moment de grandeur, de dignité et surtout, surtout d’avenir.

Rien que des salades à la sauce républicaine monarchiste accompagnées du pinard de l’enculade toulousaine et de la saloperie sartrienne[1].

On a honte, ne le cachons pas.

Nous avons honte, nous qui avons voté Louis Marette uniquement pour exister !

Ah le conflit cornélien ! Oh la passion raciniennne ! — Demandez à Jeanne Desaint ce que j’entends par là… surtout pas à Bousquet qui ne lit que les vieux catalogues de Manufrance.

Nous n’aurions plus de sens sans Louis Marette et avec lui, on remet le couvert et on attend le dessert.

Certes, ce n’est pas Louis Marette qui a engagé Mazères dans la voie des petites villes condamnées aux urbanisations périphériques avec ce que cela suppose de problèmes de tranquillité et de savoir-vivre.

Partout les larbins déjà patentés s’acoquinent avec les fils à papa pour vider les centres-villes et se remplir les poches avec le déploiement des centres commerciaux et des lotissements rapiécés.

Très vite, il ne fera pas bon vivre au centre de Mazères, ni même s’y promener, à moins d’une milice armée de caméras et de voix plus discrètes. La caporal Marette, chaouch de service, est volontaire.

Les villes n’ont plus de cœur.

Qu’est-ce qu’on y peut ? Que peut Marette, lui qui est bête comme ses pieds en plus de servir de tapis aux maîtres de la situation ?

La majorité est maîtresse des choix. La démocratie française est ainsi conçue : l’opposition est réduite à l’impuissance qui l’a désignée et il ne reste plus guère que l’action, quelquefois violente, pour s’exprimer.

Nul doute que Marette ne tiendra aucun compte des critiques ni des analyses de l’opposition invitée à siéger, ô nouveauté, au Conseil municipal de Mazères.

Une telle opposition ne peut jouer que le rôle ingrat du rapporteur auprès des citoyens que le débat municipal, si on peut appeler ça comme ça, intéresse au point de les convoquer.

Mais les convoquer où ?

À quel endroit de Mazères réunir cet auditoire pour l’informer ?

La question n’a pas été posée…

Du coup, la rumeur en usage à Mazères continuera d’aller bon train et on ne manquera toujours pas de se tromper de temps en temps.

C’est curieux, mais en choisissant le modèle du développement urbain périphérique, Mazères va vieillir très vite. Il semble bien qu’une ville sans cœur devient un dépotoir de propriétés petitement privées et un casse-tête sécuritaire. Alors que les petites villes qui ont au contraire opté pour l’embellissement et la bonne marche d’un centre-ville conçu comme le cœur même de la cité, il semble bien que ces petites villes-là s’en sortent mieux quant au respect dû à la jeunesse et quant à la bienveillance qui ne fait pas de mal aux anciens.

Louis Marette laissera le souvenir d’un maire qui a tout fait pour tuer Mazères. Il aura servi ses maîtres et même, incidemment, les autres. Mais cette population finira par prendre un sacré coup de vieux et Mazères figurera dans le triste catalogue des exemples à ne pas suivre.

Louis Marette n’a aucune conscience politique. Passons sur sa personne et ses pitreries. Les plus de cent articles qui précèdent celui-ci en témoignent assez.

La conscience politique n’est pas d’abord une affaire de clan. Elle commence au cœur de la ville. Mais avec Louis Marette, ou André Trigano, ou n’importe lequel de ces mauvais sujets de la Nation, c’est au cœur qu’elle finit, après avoir bien exploité la périphérie et créé des zones finalement exposés aux actions les moins agréables. Et ce cœur qui arrive à la fin, nous savons, par expérience des grandes villes, qu’il est alors destiné à des opérations immobilières sans avenir ou en tous cas responsables de grands désordres.

Michel Audiard ne souhaitait pas parler aux cons, tout simplement parce que ça les instruit. Il en avait de la chance, Michel, de croire qu’un con peut s’améliorer !


1.  Nous ne mentionnons les épithètes que par précaution oratoire, conseillant ainsi à l’École de la magistrature d’élever le niveau de ses usages lexicaux en vigueur.

 

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