Mon salaud de Louis Marette dans le fumier à Mazères

 

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On a le droit d’aimer les cons. Encore heureux ! Mais l’histoire ne dit pas si Louis Marette, maire de Mazères, est rentré chez lui frais comme un gardon ou cuit comme un fayot. Les gardons, il en a bien profité. Et le fayot, il en a fait tout le chemin jusqu’à la retraite et sans confession.

La foire de printemps de Mazères n’est certes pas représentative de l’agriculture ariègeoise, mais elle vaut le coup d’être vécue. Cette année, la limousine était à l’honneur, non pas une de celle qu’André Trigano élève à grand frais, mais un bon nombre de ces vaches gouteuses que des éleveurs locaux ont choisi d’exploiter pour gagner leur croute honorablement, sans plus d’ailleurs.

Hélas, le vent et la pluie étaient au rendez-vous et il a fallu de bonnes doublures pour protéger le crottin mondain local qui ne voulait pas non plus le manquer. Les agriculteurs ne sont plus très nombreux, mais ils prennent encore de la place… dans le cœur des élus.

En tête le très vieux Trigano, qui ne veut pas mourir au combat mais, comme tous les généraux, dans le lit que papa lui a laissé en héritage. Louis Marette, toujours aussi mal conseillé, portait une tenue de travail style paysan branché, avec cependant une note traditionnelle figurée par un béret qui a fait des histoires dans son entourage :

— Quitte-moi ce béret qui te va comme un gant, couillon !

On ne sait pas d’où venait ce judicieux conseil. Certainement pas de Jean-Louis Bousquet, qui voulait bander mais regrettait de ne pouvoir le faire, ses papilles lustratives, si ce néologisme lui va aussi bien que le béret à Marette, ayant perdu de leur acuité au contact des excréments d’oiseaux et autres plaisirs de la chasse. Jeanne Desaint brillait par son absence, mais il est vrai qu’elle n’habite pas Mazères où elle fait pourtant son beurre, comme en témoigne ses poches… sous les yeux. Jacques Pujols, qui a cédé la place qui lui revient à Louis Marette en échange d’autres intérêts, humait l’air en connaisseur non point de la fesse, qu’il a toujours eu trop basse pour en profiter sainement, mais du fumier utile à son jardin et à ses fleurs. Passons sur la longue liste des élus et autres représentants de l’État, non sans dire un mot de Philippe Calléja qui s’est promené avec une coupe pleine d’honneur et se demandait si le protocole, qu’il ne connaît pas très bien, exigeait qu’on la vidât ou au contraire qu’on y mît quelque chose dedans. Avec toute la merde répandue ce jour-là, il s’en est posé des questions, mais cet homme peu fait pour la réflexion s’est bien gardé d’y répondre, selon le principe cité plus haut.

Sinon le public a préféré s’adonner à d’autres occupations, à tort d’ailleurs, car la vache vaut bien le cochon. Ce jour de fête a laissé l’impression d’un club venu pour s’amuser aux frais de la princesse. D’un côté comme de l’autre, on s’est finalement penché avec intérêt sur la réflexion conclusive de Louis Marette, qui n’en rate pas une pour se faire aimer à reculons, selon laquelle l’agriculture locale c’est de « l’économie » et surtout du « passé ». On reconnaît là toute la compétence de ce larbin inculte qui veut faire passer l’argent public pour une activité économique comme les autres et le passé pour un rêve de fonctionnaire fort éloigné, de par ses occupations, de l’effort véritable et des souffrances qu’il cause à ceux qui, encore aujourd’hui, travaillent dur sans avoir une seule fois l’occasion de se livrer au dilettantisme municipal et se laisser doucement bercer par les profits qui y sont attachés.

 

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