Louis Marette, le cul et les pigeons

 

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— Putain ! Ils te le ratent pas, le Marette, à la Dépêche !

— Ils lui en veulent ! Il a dû les dénoncer à Baylet ou plus haut peut-être… Qui sait ? Avec les délateurs, tout est possible. On a vu ça pendant l’Occupation. Que même Ariège-News affirme que le Marette, s’il avait vécu adulte à cette époque, il aurait voté Hitler.

— Ils disent ça à Ariège-News ?

— Je l’ai vu écrit de mes propres yeux. Que même l’huissier n’en revenait pas.

— Mais qu’est-ce qu’il a dans le cul le président Alain Duran ?

— Marette le lui a dit à la sortie. L’autre n’en revenait : « Et toi aussi tu l’as ? » qu’il demande à Marette. Et Marette lui répond : « Moi je suis né avec. Alors ça me fait pas mal. Mais toi tu vas souffrir ! »

— Et ça le fait marrer…

— Il aime ça. Il était bien à la SNCF.

— Et l’autre photo, c’est quoi ces pigeons ?

 

louis_marette_pigeon

 

— C’est pas nous ! Nous, on vole pas. C’est pas comme Bousquet.

— Desaint aussi elle vole, non ?

— Oui, mais c’est parce qu’elle est pas assez cultivée.

— Plus on les cultive et plus ils prennent du poids.

— La France en souffre.

— Quelle idée, tout de même, ces pigeons ! Les jeunes vont nous prendre pour des cons.

— Eh… la retraite a ses côtés obscurs.

— Moi, je crois que les pigeons, c’est pour l’entraînement.

— Ne me dit pas que tu songes encore à une guerre. Putain ! Chaque fois qu’on en fait une, on se prend une rouste. Et c’est l’Allemagne qui gagne.

— Oui, mais les nazis ont perdu !

— Et ils sont venus habiter chez nous. Avec la sécu… Tu les entraînes à quoi, tes pigeons ?

— Hé bé, comme l’économie va pas bien, j’ai pensé à revenir à l’ancien pour faire du neuf.

— Mais c’est ce qu’on fait depuis de Gaulle ! Et on l’a toujours dans le cul. L’Allemagne en profite et on nourrit ses nazis.

— Pourtant, on pourrait y réfléchir…

— À l’époque d’Internet et des drones… ?

— Justement ! Le rural, c’est notre force.

— C’est notre force… entre nous ! Parce que si on se met avec les autres, on se fait bouffer. Et pas seulement parce qu’on sent la chair à saucisse !

— Et alors, tu fais quoi, toi ! Tu fais rien !

— Ça me fend bien un peu le cœur, mais quand on est con, on est con. Et je crois pas qu’on s’améliore avec les idées de Marette.

— Autant ne pas avoir d’idées ! Et la jeunesse s’en va…

— Tu parles de la nôtre ou de la leur ?

 

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