Louis Marette fait quelque chose de mal

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Il y a longtemps que Louis Marette, maire de Mazères, ne tire plus de bons coups : il les boit. Mais le photographe de la Dépêche du Midi demeure son plus redoutable contempteur, comme en témoigne sa dernière œuvre.

*

Allons bon ! La jeunesse mazérienne est placée sous la patte du lionisme : WE SERVE ! dit la devise des lions. Et Marette d’ajouter : « Notre bras est armé, » ce qu’on s’amuse à distinguer, en effet, sur l’ombre de la photo.

La jeunesse n’a jamais fait bon ménage avec la vieillesse. D’ailleurs, l’adolescence mazérienne, comme toutes les adolescences, ne participe pas à cette entreprise de mainmise idéologique sur l’enfance, la toute petite, comme on voit. Elle attend l’heure de mettre les voiles pour des horizons à la fois plus modernes et surtout français.

D’autant que la nouvelle vieillesse, qui a beaucoup donné pour recevoir, n’a rien à voir avec ce qu’on attendait des plus vieux en d’autres temps d’ailleurs pas si lointains. C’est ainsi : il y a vieillesse et vieillesse. Comme cela se voit bien à Mazères !

C’est inquiétant, ce fond d’idéologie. Passé la ferveur sarkozyste qui lui inspira plus que des bruits de bottes, Louis Marette est en train de sombrer dans une autre connerie : il se prend pour un évêque. Y a-t-il un progrès du général à l’évêque ? Certes non ! Il s’agit d’une évolution dont les caractéristiques sont bien connues des analystes de la chose humaine.

Manipulateur de l’assistanat, capteur des aides et autres subventions destinées à améliorer le quotidien, Louis Marette s’éloigne de plus en plus des idéaux républicains et démocratiques pour s’adonner, entre le coude et la serpillère, à des activités franchement destinées à parfaire encore, si c’est possible, le compendium Travail-Famille-Patrie qui eut le succès que l’on sait quand le sang impur ne coulait pas encore dans nos sillons.

Au Conseil Général de l’Ariège, qui eut pourtant un noble président en la personne de Robert Naudy, terre courage, Louis Marette aura poussé quelques pets de sirène pour tenter de déboucher les oreilles d’Augustin Bonrepeaux, lesquelles sont du type ce qui entre à gauche sort à droite. L’explication de l’état lamentable de ce département contient tout entier dans cette relation d’intérêt à laquelle l’intéressé André Trigano n’est pas étranger.

En attendant, les lions de Mazères, poussifs et peu exemplaires de ce qui convient à la jeunesse, tentent de former des lionceaux avec ce qu’ils ont sous la main, autrement dit ce que le conseil municipal peut gratter à l’Ariège et à l’État. Ce qui ne surprend guère de la part de commis élevés, par le miracle d’un avancement domestique, au grade de sous-chaouch. Grade dérisoire sans doute, mais suffisant pour prendre le pouvoir partout où il est vacant faute de loisirs équitables.

Enfin, l’évêque Marette a renoncé à bénir ses chiens avec son goupillon constitué, on ne le voit plus se parader au pas de Sambre et Meuse, ni patrouiller, trouiller surtout, dans les rues et les chemins qui nous appartiennent de droit, il vomit chez lui et bouche le trou avec du papier-cul. Il a changé.

Ce qu’il ne changera pas, c’est notre temps. Certes, il peut mettre la main où il ne faut pas, éventuellement où c’est interdit, mais la jeunesse évolue et surtout, elle s’en va. Il ne va pas faire bon vieillir à Mazères dans les temps qui viennent.

 

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