Louis Marette sauve son honneur… mystérieusement

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Concernant l’affaire du pigeonnier en feu (voir notre article), Louis Marette, maire de Mazères, compte bien échapper au procès qu’il mérite, mais que personne de compétent en matière de justice journalistique ne lui opposera. Les ours, les empoisonnements d’enfants, les mains baladeuses sur fond de policier, etc., sont des facteurs d’équilibre sociaux autrement importants, surtout quand on est chargé de briquer le parquet pour que ça reluise. Mais il n’en reste pas moins que la chronique des trous perdus au fin fond de la République a aussi son intérêt, sinon sur le plan judiciaire, du moins sur celui qui nous occupe ici.

Le pigiste de la Dépêche du Midi, notre complice sournois (que nous ne nous lasserons pas de remercier), introduit le sujet avec prudence, pour ne pas dire précaution d’usage :

« Le pigeonnier, c’est une histoire qui avait mal commencé et qui se termine bien, » affirme Louis Marette, maire de Mazères. Rappelons les faits.

Le viol est aussi une histoire qui commence mal et qui peut bien se terminer, comme on sait. Ya pas que Polanski… Mais bon, Poniatowski avait dit la même chose du pal.

L’histoire que nous raconte Louis Marette, mythomane patenté qui se plaint régulièrement de malveillance à son égard mais ne fait rien pour inspirer le contraire, rien de politiquement correct disons-nous, est une… affirmation[1], nous dit le pigiste, d’un air de supposer que c’est Louis Marette qui le dit et que par conséquent il faut s’en méfier comme de la peste. Aussi, il convient, nous rappelle ce pisse-copie, de s’en tenir aux faits tels qu’ils sont apparus sans l’intervention du premier magistrat de Mazères :

En février, par une nuit froide, les pompiers et la gendarmerie sont alertés par un automobiliste : le pigeonnier est en feu. Louis Marette, prévenu par la gendarmerie, ne peut que constater un spectacle de désolation : il ne restait plus que les murs principaux, un tas de cendres et quelques colombages en piteux état.

Ce rapport, journalistique à souhait si l’on s’en tient aux pratiques françaises de l’ouverture du parapluie, donne le ton d’une « histoire qui a mal commencé[2] ». Les news de la Dépêche du Midi sont toujours des histoires qui ont mal commencé ou qui commencent dans la joie et la bonne humeur ; tout dépend de ce qui reste à prouver. Mais la simple évocation de la « gendarmerie » implique une défense que le pigiste, malin comme un singe tellement il est intelligent, tend au saladier Louis Marette[3] comme une honorable perche que chacun pourra se fourrer dans le cul à la manière de cette médaille évoquée sans biaiser par Marcel Aymé[4]. Car voici l’argumentation[5] de Louis Marette :

« Cet incendie reste encore une énigme, il n’y avait pas de courant, explique Louis Marette. Comment le pigeonnier a-t-il pu brûler ? Nous n’avons toujours pas la réponse. »

Or, la réponse, nous l’avons : il se trouve que la veille où le pigeonnier brûla[6] les employés du Domaine des oiseaux, commandés comme dans les Aurès par Jean-Louis Bousquet, ont nettoyé le pigeonnier au karcher et au chalumeau ! Le karcher dans une installation d’élevage se conçoit (quoique…), mais le chalumeau dont il est question ici n’est pas celui de Céladon ! C’est un vrai chalumeau avec une flamme qui cuit et qui brûle. Ne faut-il pas être con pour équiper ses employés d’un chalumeau dans le cadre d’une mission qui craint la moindre étincelle. C’est pourtant ce qu’a fait Jean-Louis Bousquet[7] et c’est cet incompétent notoire que Louis Marette, en bon amoureux, protège de son aile aux senteurs de pastis. Aussi, toujours sous la plume du pigiste de la Dépêche du Midi, Louis Marette fait fi de ce qu’on est en droit d’attendre de quelqu’un qui prétend, à tort ou à raison, mettre l’honneur avant sa peau[8]. Le discours de ce cave avéré ne manque pas de pratique, c’est le moins qu’on puisse dire :

Mais le principal était de savoir ce qu’allait devenir le pigeonnier. « Après avoir contacté notre assurance, après accord, nous avons décidé de reconstruire le pigeonnier à l’identique. Nous avons fait appel à la même entreprise qui avait fait la restauration du pigeonnier en 2005; tout ce qui pouvait être récupérable (colombages, murs) a été réutilisé pour la reconstruction. »

Rien sur l’assurance, le financement, le dossier… Louis Marette, comme ces délinquants qui nous pourrissent la vie, ne reconnaît pas sa faute ou au moins sa responsabilité[9]. Les gendarmes ont l’habitude de ce genre de comportement. Je suis même sûr qu’en en prenant un au hasard, il sera capable de nous en parler, alors !

Mais ce n’est pas tout ! Louis Marette est pire qu’un délinquant, espèce somme toute dérisoire de notre propre nature, si l’on en croit nos maîtres de recherches. Il s’agit maintenant d’apprécier la qualité du travail accompli par la putain d’entreprise qui a reconstruit ce pigeonnier d’antan. La photo de notre complice de la Dépêche y suffit : c’est une horreur ! Du travail à la con ! Une entourloupette artisanale ! Il faudrait boire autant que Louis Marette pour l’apprécier autrement !

Les travaux sont désormais terminés et le pigeonnier a retrouvé son [état] initial. Les pigeons ont réinvesti les lieux, des colombes blanches ainsi que des pigeons voyageurs.

Tu parles d’un état initial ! Il faudrait gratter longtemps pour le retrouver, l’état initial. Mais alors, que trouverait-on sous le palimpseste ? Je veux dire : en dehors des bouteilles vides et des discours indignes de notre Midi ? Nous ne le savons que trop bien. Et Louis Marette, pas conscient du tout que la Dépêche du Midi se fout de sa gueule, dressé sur ses fragiles cagnettes, le ventre bien rempli des profits de l’été, pose pour la photo, témoignant ainsi qu’il est le seul maître d’œuvre et que personne ne lui prendra sa place, comme à la SNCF. Mais sa parole, pourrie par tant d’apparitions domestiques, ne vaut rien devant les faits que le pigiste s’est bien gardé de commenter. Il paraît d’ailleurs qu’en France le journaliste ne commente pas, comme nous le faisons dans le Midi pour l’honneur, uniquement pour l’honneur, balle en main entre les poteaux que nous ont légués nos amis et alliés anglais.

Et Louis Marette de conclure par cette contre-vérité :

La reconstruction de cet édifice était indispensable car il fait partie des fleurons du Domaine des oiseaux.

On voit là comment cette équipe de larbins et de profiteurs s’y prend pour justifier non seulement ses incompétences, mais aussi et surtout ses manquements. Mais fleuron n’est-il pas synonyme de rosette… ? Une analyse s’impose, crois-je.

Bref, on comprend que le Parquet a d’autres chats à fouetter. Qu’il continue de les fouetter, laissant ainsi à la liberté d’expression toute latitude pour dresser le portrait tant d’un violeur que de tout autre occupant notre territoire méridional, lequel mérite mieux que ces missi dominici de l’honorabilité reconnaissante… trop reconnaissante à notre goût. Il est fortement conseillé de ne pas utiliser les chiottes après leur occupation par Louis Marette. À défaut de justice et de bonne Presse, appelez un technicien de surface. Surface, c’est heureusement tout ce que ces intrus étatiques peuvent salir de nos origines et de notre fierté.

Johnny Rasco.


1 – En justice, on dit allégation. La philosophie se contente de proposition

2 – …comme celle de Louis Marette, par exemple, laquelle n’est pas finie !

3 – Saladier est un mot d’argot, comme cave – Vite ! Madame la présidente, un Petit Robert ! afin que Justice soit !

4 – Tout le monde aura reconnu la Légion d’honneur, y compris ce colonel Jean Mauger qui ne plaisante pas quand il a mal à la main à force d’écrire des dénonciations que la Présidente, touchée par l’effet de poignet, élève au rang de principe. Pauvre Ariège ! Et Tintin qui se tait…

5 – Gageons que la Justice en profitera pour améliorer ses pratiques lexicales…

6 – …comme dirait Louis Aragon à propos de Grenade.

7 – Retraité de l’enseignement qui est assez con pour expliquer aux enfants qu’on lui confie qu’on peut aimer les animaux et les tuer. Toute la philosophie du chasseur est contenue dans cette bourrique agréée par le gouvernement.

8 – On consultera Jean-Paul Sartre pour approfondir la question du salaud face au pédant et sous l’œil averti du philosophe. Cela dit pour servir en justice, si besoin est.

9 – Après tout, ses relations amoureuses avec Jean-Louis Bousquet ne nous regardent pas.

 

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