Louis Marette a le feu au cul

 

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Ce n’est pas un hasard si Louis Marette, maire de Mazères, apparaît simultanément dans deux articles de Presse locale : le premier en manière d’exhibition à la tête d’une flopée de médailles récompensant les activités sportives ; le second, hanté par la lourde condamnation d’un maire par la justice, proposant une solution somme toute naïve à la question des compétences en matière d’ingénierie locale.

Cette simple comparaison de deux faits sociaux apparemment éloignés par leurs contenus met pourtant en évidence ce qui menace la terre d’Ariège, autrement dit son avenir.

Henri Nayrou est bien sympathique, mais affirmer tout de go que l’Ariège est une « terre d’avenir » relève de la plaisanterie de mauvais goût.

Louis Marette, que nous avons choisi comme personnage générique de la bêtise française, réussit la prouesse d’en dire plus long dans la Presse que sur le terrain de ses occupations ludiques mâtinées de territoire et d’une conscience politique pour le moins fantaisiste.

Toutes « ses » médailles vont au Sport. Le corpore sano prime sur le mens sana. À Mazères, le cerveau a complètement disparu. Entre les parades militaires, les cortèges catholiques, les cérémonies passéistes et les vins d’honneur, il n’y a plus de place pour cet organe pourtant nécessaire à la bonne marche des affaires pendantes. Et il en pend beaucoup en ce moment. Tandis que la République tente un redressement sur un pied dans un buisson d’épines, Louis Marette entretient la bêtise à son meilleur niveau d’influence. La culture, à Mazères, est interdite de séjour.

Pourtant, c’est sur elle qu’on fonde toujours les meilleurs espoirs. Juvénal ne manque pas de toujours nous le rappeler. Mais Pierre de Coubertin, douteux humaniste, ne préfère-t-il pas  un mens fervida in corpore lacertoso, un esprit ardent dans un corps musclé ? Et Louis Marette de préférer le feu à l’intelligence. Le bougre a des visions bibliques… On se demande de qui il les tient…

À en juger par le programme des festivités culturelles ariégeoises, le cerveau moyen départemental n’atteint pas un niveau digne de la matière grise nationale. Qui s’en étonne ?

Et les 332 maires du département, secoués par la décision de justice qui affecte le maire de La Faute-sur-Mer, comptent pallier le défaut d’intelligence technique, habituellement consentie par le pouvoir central, par une intelligence directement inspirée du terroir ! On craint le pire.

Mais c’est le défaut de ces élus conçus dans l’assistanat et le paternalisme : ils mettent encore la charrue avant les bœufs. Ce qui est idiot, convenons-en.

Quand donc verra-t-on un président de Conseil général prendre le taureau par les cornes et organiser la Culture avec les trop grosses dépenses du Sport ?

S’il ne s’y emploie pas urgemment, l’Ariège, comme en 14 de sinistre mémoire, deviendra le creuset de la chair à canon dont l’État français a un besoin non moins pressé.

Me fera-t-on croire que Louis Marette est con au point de n’en avoir pas conscience. Ce ramasseur de miettes — et qui s’en contente — est un larbin au service non pas d’une « idée de la France », mais de ce que celle-ci peut faire de ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir des idées : des domestiques et des troubades, — ceux-ci n’ayant rien de commun avec nos troubadours…

Patrick Cintas.

 

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