Louis Marette promet qu’on ne s’ennuiera plus à Mazères

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Vue de l’étranger, la France est retombée une fois de plus dans ses habitudes de collaborations douteuses. Le racisme, la xénophobie, l’homophobie et bien d’autres ignominies s’expriment de plus en plus clairement dans le discours des mercenaires du Front national. On a vu ce que ça donne à Pamiers, où une salope évoque « tous les moyens possibles » pour éliminer ce qu’elle hait : les gouines, les beurs, les blacks, et sans doute bien d’autres sœurs et frères humains. Ce spectacle ignoble, même s’il relève moralement de la liberté d’opinion, ne manque pas de donner de la France l’image de ce qu’elle a trop souvent été au détriment de ses meilleurs moments.

Mais cette vision est faussée par les verres grossissants de la peur. Ce n’est pas celle d’avoir affaire aux engins de destructions dont la France fait encore aujourd’hui un étalage burlesque. La France a perdu toutes ses guerres. Personne ne la craint, à part son peuple qui a bonne mémoire. Non, la peur est entretenue par des postures législatives et judiciaires qui prétendent limiter les effets des déclarations cruelles et injustes des négationnistes et autres interprètes enchanteurs de l’Histoire. Curieuse complicité de fait !

Pourtant, si on y regarde de plus près, ce tableau de promesses tragiques est une fiction. Ce n’est pas en regardant de loin à travers un système de valeurs discutables qu’on se fait une idée honnête et sincère de ce qui se trame en réalité dans ce pays modestement moyen qui ne sera jamais rien sans alliances historiquement éprouvées déjà. Dans l’ignominie (Égypte) comme dans l’amitié justement acceptée (USA).

La réalité est plus prosaïque. Et pour en trouver l’expression la plus exacte, il suffit de se pencher sur le tableau. On en distingue alors les détails significatifs d’un combat qui n’a rien à voir avec le style épique proposé par cette Chantal Cramer au nom si évocateur d’enfournements autrement moins jouissifs que ses enfantements crapuleux.

Les deux vieilles badernes que j’évoque ici ont récemment exprimé leurs « sentiments » respectifs à propos du projet d’aéroport qui affecterait en bien ou en mal le coin de terre qui environne Mazères.

Louis Marette, maire de Mazères et larbin notoire de toute entité susceptible de lui accorder des avantages territoriaux, et Jean-Louis Gerlach, président d’une association opposée à ce projet d’aéroport, sont d’accord sur les principes qui fondent leurs sentiments :

1º) Cet aéroport nuirait à la tranquillité des habitants de Mazères ;

2º) Le « patrimoine ancestral » serait mis à mal par cette intrusion.

C’est du moins ce qui suinte de l’article publié dans la Dépêche du Midi. Ceci paraît bien pauvrement pensé. Et pourtant…

En bons clowns de la politique locale, ces deux spadassins d’opérette, plus connus sous les sobriquets de Cucul et Calcif, nous promettent « de rester vigilant(s) et si nécessaire d’être réactif(s) ».

À leur âge, et vu leurs ambitions, on se doute qu’ils ne feront pas usage de la force ni des moyens que les anarchistes coutumiers du fait emploient pour faire chier le monde qui paient des retraites confortables aux plus… prévoyants. Comme en 40 (du XXe siècle).

Cette pitrerie publique, toute comique qu’elle soit, est cependant significative du mal qui est en train de ronger la société française.

En entendant ces musards de l’action sociale, il vient immédiatement à l’esprit que si cet aéroport faisait un jour du bruit et qu’il mettait notre patrimoine ancestral dans une situation de fantôme frappeur, il est clair que l’emploi s’en trouverait mieux, surtout pour ceux qui en cherchent et qui n’ont pas les relations qu’il exige actuellement pour être autre chose qu’un rêve ou un cauchemar à recommencer tous les jours.

Est-ce qu’un peu de bruit et la disparition de quelques reliques est si cher payer que ça pour avoir du travail sans avoir besoin de coucher avec Untel ou d’en être le fils ou la lointaine cousine ? (Qui ne connaît pas au moins un maire dont le rejeton, mâle ou femelle, est employé d’une structure municipale ? Est-ce que ces maires sans honneur finissent à la poubelle ?)

Seulement voilà : les ennemis de l’aéroport ont déjà du travail ou bien ils ne travaillent plus mais continuent d’être payés.

Et c’est parce qu’ils veulent vivre tranquillement sans qu’on les fasse chier, c’est parce qu’il n’est pas question pour eux de changer ce système dont ils profitent pleinement — qu’il est hors de propos de créer des emplois dans ces conditions.

On en voit même certains qui hésitent, car ces emplois aéroportuaires pourraient éventuellement profiter à leurs proches. Quoique l’idée de favoriser le départ de ses proches vers d’autres horizons paraisse plus avantageuse… Allez savoir.

Alors vous pensez bien que les clameurs de madame Chantal Cramer, à côté de ça, c’est de la guimauve !

Car l’armada des retraités soutenue sur ses flancs par les escouades des pistonnés, face aux gens honnêtes qui aimeraient bien bosser sans se la faire mettre, voilà qui promet un avenir de sombres combats d’arrière-garde à cette France déjà pas bien partie pour se faire une place dans le monde en marche.

Le projet de Louis Marette, c’est Mazères tranformée en hôtellerie pour retraités aisés, avec chambres de bonnes sous les toits.

Et cet illustre comique troupier d’opposer la fantaisie entrepreneuriale du Domaine des oiseaux à la modernité prometteuse d’un aéroport. Voilà qui donne une idée de son influence sur les destinées de la SNCF. Heureusement, le même ascendant a contribué à mettre fin à l’Empire…

Et tout est fait à Mazères pour procéder au divertissement de ses hôtes et aux loisirs de ses petites mains.

Les enfants gâtés par leurs pépés et leurs mémés iront faire carrière ailleurs pour revenir un jour profiter des installations hôtelières toujours plongées dans un silence de mort.

Les autres prendront des chemins moins faciles et resteront où les hasards de la fortune les auront cloués comme au poteau.

Et les larbins, dignes héritiers des salauds qui trouvèrent à s’employer au camp du Vernet, à la Briquèterie de Mazères et dans la gendarmerie locale, profiteront jusqu’à la mort de leur trou à rat financé par les soins de la notabilité locale.

Mais, prévoit l’hypocrite Marette , l’État en décidera peut-être autrement. Par conséquent, si ça arrive alors qu’il est encore maire de Mazères, il ne pourra pas faire autrement que de défendre la position de l’État. Gageons que ça ne lui fera pas mal au cul. Il a l’habitude. « Pour l’instant, on est tranquille, » glousse-t-il en rampant déjà. Brrr… comme disait Clamence.

Non, ce ne sont certes pas les faussaires de la Négation qui changeront la France, mais bien les hypocrites, termes tellement galvaudés par les usages catholiques que Jean-Paul Sartre choisit de le remplacer par celui de « salauds ».

Que voulez-vous, c’est toujours la même histoire : il y a ceux qui défendent leur pain et ceux qui s’accrochent à leurs privilèges. Cette situation est autrement signifiante que les scandaleuses pitreries de madame Chantal Cramer qui a d’ailleurs peut-être couché avec Louis Marette avant de perdre la boule. Comme on la comprend ! Se faire saucissonner au vin d’honneur, tout de même ! Réfléchissez, Mazèriens, sinon vous finirez par parler le même langage.

 

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