Louis Marette – Un café tote et ça repart ! Milesker !

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La saga de Louis Marette reprend sa diffusion dans la Dépêche du Midi.

Le premier épisode de cette nouvelle saison y fait l’objet d’un récit réservé aux initiés. Le profane, pas encore bien intégré à Mazères, ne comprendra pas toutes les finesses de cette littérature municipale. Grand bien lui fasse, car elle ne lui donnera pas de la France une image digne de confiance.

 


Louis Marette n’a pas tout dit… mon salaud !

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Ouf !

Certes, Pascal Lecerf a réussi à gagner des voix sur Louis Marette. Une opposition est née, ce dont le maire de Mazères n’a peut-être pas tout à fait conscience. Son orgueil bien connu le travaille toujours.

La nouveauté, c’est que les Mazériens vont avoir une source d’information fiable. Nous ne serons plus contraints et forcés de nous satisfaire de la parole de Louis Marette qui a montré pendant cette campagne que le moteur de son action est alimenté par le mouchardage, le mépris et la lâcheté.

Reste à savoir quels seront les moyens mis en œuvre par Pascal Lecerf, ses amis et ses électeurs, pour construire une opposition intelligente capable de faire plier Louis Marette dans le sens de la modernité qui manque tant à notre quotidien.

C’est en fonction de cette nouvelle activité d’information et d’action que va aussi évoluer MCM.
Car si cette activité est de qualité, si elle est sincère, présente sur le terrain et disponible sans préjugés ni table rase, le côté satirique de MCM peut disparaître et alors MCM sera un moyen d’information et d’analyse digne de ce que Pascal Lecerf aura su faire naître à Mazères.

Mazères a besoin de nouveauté.

MCM est à l’écoute et répondra à toutes les invitations à s’informer aux meilleures sources.
Et sa réponse sera alors à la hauteur, non plus de la cochonnerie de Louis Marette, qui ne mérite que le ridicule satirique, mais des idées nouvelles et sensées que le débat d’opposition saura engager avec tous les Mazériens.

Ainsi se termine le premier acte de MCM, le premier mouvement d’opposition autonome et indépendant né à Mazères contre Louis Marette.

Nous nous plaçons donc dans l’attente, etc. etc.


Votez Louis Marette – Laissez-vous faire !

 

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La veille du 6 juin, le général Eisenhower a rédigé deux messages dont un seul serait diffusé le lendemain :

« Sous le commandement suprême du général Eisenhower, les forces navales alliées, soutenues par de puissantes forces aériennes, ont commencé ce matin à débarquer des armées alliées sur la côte nord de la France. »

« Notre tentative de débarquement dans la région Cherbourg-Le havre ayant échoué, j’ai ordonné le repli des troupes. Ma décision d’attaquer à cette date et en ce lieu, reposait sur les meilleurs renseignements possibles. Les hommes, les forces aériennes et la Marine ont fait preuve d’une bravoure et d’un sens du devoir remarquables. Si une faute a été commise, et si quelqu’un doit en être blâmé, c’est moi et moi seul. »

À la veille de ces élections historiques, et compte tenu de leur caractère éminemment démocratique et nouveau, MCM a aussi rédigé deux messages, car qui peut être certain que la technologie d’un Christie est supérieure à ces gros culs de Panzers et autres Tigres ?

Si donc Pascal Lecerf gagne, ayant réussi à vaincre le mépris, les pratiques illicites et les menaces de mort en imposant la pertinence de ses analyses et la cohérence de son projet, le message de MCM sera impersonnel et laconique :

« Louis Marette a perdu. MCM perd aussi en le perdant. Aurons-nous désormais l’inspiration pour rire de cet oiseau domanial réduit à la portion de simple conseiller ? Non, nous ne l’aurons pas. Et nous disparaissons comme nous sommes venus : par la toile. »

Et si Louis Marette l’emporte, au mépris de notre futur et de celui de nos enfants, rouvrant les portes de la brutalité, du dénigrement et des offices du tourisme préférentiel, notre cri sera personnel et interminable :

« Louis Marette sera là demain pour alimenter notre métier. Ouf ! On l’a échappé belle ! Encore un peu et Mazères nous enlevait le pain de la bouche. Ce n’est pas qu’on s’en nourrisse, mais on s’y était habitué, nous ! Ah quelle preuve de bravoure et quel sens du devoir remarquables ! MCM en reprend pour six ans ! Six ans de bonheur ! En espérant qu’il crève en cours de route, le Marette. Ça nous en fera, des choses, à raconter à nos petits enfants… nés ailleurs. »

Car tous ces oiseaux arrivés vite s’en iront en même temps… et on sera moins alors pour se compter. Telle est la règle démographique dont personne n’a encore parlé… Bref, votez Lecerf si vous voulez la contredire, mais songez un peu à MCM qui n’est rien sans Marette.

Mais il est temps pour la Presse locale de se tenir à l’écart et de ne l’ouvrir qu’une fois que les urnes auront parlé. En attendant, l’article ci-dessous vous propose de jeter un œil sur

[LA SAGA DE LOUIS MARETTE]

 


La Saga de Louis Marette – histoire de politique, de justice et de cul… pour ne rien dire du reste

 

Il en aura fait couler, de l’encre, le Marette!

Et ce n’est pas fini…

…qu’il soit réélu ou pas.

La Saga de Louis Marette est à la disposition des lecteurs qui aiment rire sans en devenir bêtes (ça arrive…).

SAGA DE LOUIS MARETTE

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Blog mazeres09.wordpress.com

Journal satirique de Mazères
le premier et pas le dernier

MAZÈRES CONTRE MARETTE

Ce journal est alimenté régulièrement en fonction de l’actualité diffusée par les soins de Louis Marette dans la Presse locale. C’en est en quelque sorte la critique amusée.

Une version PDF est disponible et mise à jour tout aussi régulièrement.

560 grandes pages de grosses blagues, de montages photo vaseux et de réflexions non moins sagaces et utiles.

Le premier tome s’achèvera donc avec la victoire ou la défaite de Louis Marette…

[Télécharger le PDF…]

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LES HUNIERS

roman
avec Louis Marette et son maître
et quelques autres bizarreries des usages locaux
en matière de justice et de politique
…et de cul

Une version complète est en ligne sur le site de la RAL,M. Lecture gratuite bien sûr. 450 pages environ.

Les versions ebooks sont en préparation ainsi qu’une version papier.

[Lire – Texte intégral…]

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MAZETTE ET CANTGETNO

Opérette – Tétralogie

12 heures de spectacle comique et musical
Sur la Scène Mazérienne

Les aventures et mésaventures de Marette et de Trigano qui ne sont pas en leur pays.

La version intégrale en 20 actes est en ligne sur le site de la RAL,M.

Les versions epub et kindle sont disponibles chez [FNAC-Kobo] et [Amazon].

Les versions ebooks sont en préparation ainsi qu’une version papier.

[Lire – Texte intégral…]

VOTEZ POUR

SAGA DE LOUIS MARETTE

 


Avec Louis Marette, Mazères s’éloigne et nous on reste

 


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Un peu poussive, l’équipée Marette, dans ses réponses aux critiques documentées de son adversaire.

La plus significative de l’état de déliquescence de Louis Marette et de ses amis, c’est sans doute l’intervention de Jean-Louis Bousquet en défenseur du côté champêtre de son cerveau.

En voilà un qui profite bien de la retraite ! Le tour étant pour lui joué, et comme il n’a pas envie de se la fouler à imaginer le futur de Mazères, il se met au présent, histoire de bien s’amuser avec son fusil et ses reliques d’un temps passé posé comme modèle de ce qu’il faut faire et un point c’est tout.

Ce petit animal pas trop usé par sa marche décontractée dans les couloirs de l’enseignement veut nous faire croire qu’avant, c’était mieux. La campagne, les saints travaux des champs qui font du bien aux poumons, les petits oiseaux qu’il aime beaucoup et qu’il tue par plaisir, les petits enfants aussi avec lesquels il se conduit comme un curé, la douce existence avec à la fenêtre le blé qui pousse et qui repousse, les machines de l’ancien temps qui pètent bon quand on sait s’en servir, etc.

Ce dilettante aux doigts de rose vient de se lever. Il paraît qu’on se lève tard dans l’enseignement. Et du coup, on n’a pas envie de se coucher. La vie est belle. Je ne dis pas ça pour tout le monde, mais des enseignants qui enseignent ou qui ont enseigné, j’en connais, et pas des fainéants qui vont à la chasse juste pour s’amuser et tromper le temps et ses habitants.

Seulement voilà, ce petit malin qui ne pense qu’à lui et à ses plaisirs ne s’est pas fait mal au cul sur les machines qu’il collectionne avec l’argent public. On ne l’a pas beaucoup vu se lever tôt pour trouver de quoi bouffer avant midi.

Que voulez-vous… il est à la retraite. Il y a même toujours été. Et il s’y est habitué. Alors maintenant qu’il s’agit de travailler pour faire de Mazères une ville d’aujourd’hui et de demain, il tire au flanc, le pioupiou, et Louis Marette lui en donne les moyens, parce que le Marette, tout con qu’il est, il en profite bien aussi, té ! Et pas que des oiselles de passage. Il aime aussi les oiseaux, à ce qu’on dit. Et il laisse dire, hé !

Le Domaine des oiseaux, on ne peut pas dire qu’il est tourné vers l’avenir.

Vous me direz : Et le camping ?

Une connerie de Trigano. Il coute cher. Franchement, il faut être con pour faire un camping dans une ville qui n’est pas touristique. Bien sûr, Louis Marette VEUT qu’elle soit touristique, mais elle ne l’est pas. Et comment le serait-elle ? Qui viendrait faire un tour par ici ? Pour voir quoi ? Le Domaine des oiseaux ? En plein été ? Que tous les oiseaux ont foutu le camp et qu’il ne reste plus que la merde pour marcher dedans ?

Ah ! Il y a le musée. On imagine très bien des touristes se déplaçant à grand frais pour voir des petits cailloux et des vieilles pièces de monnaie. On voit ça partout. Mais ailleurs, en plus des pièces et des cailloux, ils ont la mer, des hôtels, une gastronomie, des spectacles, et même des paysans qui s’y connaissent en produits du terroir.

Il a raison, Lecerf, de critiquer tout ça sans prendre de gants. C’est qu’il s’y connaît en construction, en norme, et dans toutes ces choses qui font que le métier de maire, et même de conseiller municipal, c’est un métier et pas une sinécure pour retraités qui n’ont pas foutu grand-chose et qui maintenant veulent s’amuser avec l’argent public et notre consentement.

Et vous avez vu le chalet ? Le vieux Sérié ne veut plus habiter dedans. Une ruine. Et Louis Marette l’a payé cher avec l’argent public. D’ailleurs, chaque fois qu’il paye cher, c’est avec l’argent des autres. Autrement, il ne paye pas.

Mais c’est qu’il ne faut pas trop critiquer à Mazères. Sinon une armée de chasseurs se rapplique pour te faire la leçon. Ce sont des hommes modernes, intelligents et pas cons. Intelligents parce qu’ils profitent bien de la retraite et pas cons parce que tout ça est payé avec notre argent. Modernes, on ne sait pas pourquoi et il vaut peut-être mieux ne pas se le demander. On irait trop loin… Et ce sont des éducateurs nés.  Comme Bousquet qui te prend un enfant par la main, comme font les curés qui ont une idée dans la tête, et qui lui explique comment on peut aimer les oiseaux et ensuite les tuer. Exactement comme les curés. Mais lui, il ne va pas en prison. Il reste à la retraite. Il faut le faire, hein ?

Mazères vieillit mal. Peut-être parce que nos vieux sont parqués juste à côté de Sannac qui fait le commerce des morts. C’est moins fragile, comme entreprise, et surtout plus facile à gérer, que ce con de Fontes qui se fait chier toute l’année à cuisiner des cochons que si tu les aimes pas, c’est que tu n’as rien compris au plaisir. Et ouais ! Il y a des Mazériens qui bossent. Il n’y a pas que des dilettantes à Mazères. On peut très bien faire du saucisson et travailler, tandis que Bousquet et Marette, ils s’amusent sans rien faire. Et en plus, ils voudraient qu’on les élise pour qu’ils puissent recommencer pendant six ans encore. Intelligents et pas cons.

Et pendant ce temps, Mazères vieillit mal. Et ce qui est bizarre, c’est que Mazères vieillit avec de plus en plus de jeunes. Ça va en faire des trous quand ça va partir ! Et pas que dans le cœur. Mais Marette et Bousquet, les trous, c’est leur spécialité. Les trous du cul, passons. Sinon la diane du TGI va se rappliquer avec les chasseurs. Elle a aussi quelques trous à boucher, mais uniquement dans le domaine de la culture, ce qui ne nous regarde pas. Après tout, elle en fait ce qu’elle veut de sa culture et de ses trous. Si c’est avec Marette qu’elle échange, elle comprendra vite qu’elle n’a pas ouvert le bon livre pour comprendre l’homme.

Avec Marette, on est mal barré. Le chômage augmente, Mazères s’appauvrit, mais pas seulement : Mazères s’éloigne.

Avec Marette, on devient vieux. Mais de ces vieux qui aiment les petits jeunes qui font de la course à pied et qui jouent au ballon en culotte courte, comme du temps des curés. Et les autres jeunes, ils foutent le camp. Et nous, on reste.

Alors avec quoi on va rester si Marette nous fait chier encore pendant six ans ?

On va rester avec le Domaine des oiseaux qui n’intéresse pas tout le monde, un camping qui prend l’eau, un chalet qui attirera peut-être les curés désœuvrés. On aura même le temps d’enterrer Marette en grande pompe et on amènera de quoi pomper. Bousquet ne s’arrangera pas et il en voudra plus sinon il menacera d’aller plus loin, et avec ce genre de nature, on ne sait jamais jusqu’où. Et on finira chez Sannac qui nous offrira un bouquet si on en prend deux. Pour le saucisson de Fontes, on aura la photo.

Il est peut-être temps de réfléchir. Ou de foutre le camp avec la prochaine vague de jeunes. On est déjà en 14. Ça avance vite les siècles. Et en Ariège, on n’a plus rien à se faire voler. À part l’argent public et le gravier, mais on ne va pas s’habiller long et blanc et se couvrir le visage de charbon pour le sauver des mains de ceux qui y tiennent. Hé non…

 


Avec Louis Marette, Mazères est la ville du dilettantisme, du chômage et de la pauvreté en route

 

Patrick CINTAS

Patrick CINTAS
©jcc-communication

Selon les chiffres officiels (Insee, gouvernement…), Mazères est une petite ville relativement pauvre qui atteint à peine les 80% du revenu fiscal de référence et dont le taux de chômage est très au-dessus de la moyenne nationale (plus de trois points, 25% de plus que le taux national).

Or, Mazères s’est équipée d’installations couteuses qui ont au moins deux défauts :

1) Elles ne sont pas modernes et même plutôt désuètes, voire risibles.

2) Elles ne rapportent rien, ni en termes économiques, ni en termes culturels.

De ces deux défauts majeurs, on tire la conclusion que ceux qui en ont décidé la construction ou l’élaboration manquent de deux qualités au moins :

1) Ils sont retardataires, incompétents, et en cela, dangereux pour l’économie et la culture.

2) L’argent qui aurait été utile ailleurs a été dépensé inutilement par des inconscients ou des abuseurs quelquefois même.

On peut donc constater que Mazères s’est équipée de deux handicaps :

1) Le manque de cohésion avec le monde d’aujourd’hui.

2) La pratique de la dette au lieu de la rentabilité ou au moins du point mort.

Caractéristiques des dilettantes et, comme un train peut en cacher un autre, brèches ouvertes aux profiteurs.

Cette situation peut d’ailleurs perdurer sans affecter le confort acquis par une partie des habitants (majoritaires ?), mais il ne sera alors question que de cela, et pas de ce que les autres habitants exprimeront soit en donnant tous les signes et les conséquences de leur désespoir, soit en émigrant et en emportant à la fois leur chagrin et leur savoir-faire.

Autrement dit, le rassemblement voulu peut-être sincèrement par Louis Marette ne peut pas avoir lieu si nous le laissons continuer de pourrir nos jardins au nom de quelques principes qui condamnent la modernité et le monde où elle pourrait cultiver ses fruits.

Louis Marette n’est pas populaire, loin de là. Élu, si on peut dire, parmi les derniers de sa liste il y a six ans, il bénéficiera cette fois des nouvelles règles de scrutin et il nous sera impossible de mesurer sa véritable popularité, laquelle ne dépassait qu’à peine, en 2008, les 50% des inscrits votant pour une liste unique.

Nous n’avons donc pas affaire, comme il voudrait nous le faire croire, à un personnage issu de la volonté et de l’effort collectif. L’usurpation est bien sûr un mot trop fort pour avoir un sens utile. On se contentera pour l’instant de parler de cannibalisme, comme on parle de vampirisme en psychologie.

La Droite ariégeoise, sous la houlette du très vieux Trigano (au grand dam du petit cochon Louis Marette), a perdu toute velléité de discours. Elle compte donc sur la querelle Foix-Pamiers pour animer son propre débat. Et d’évoquer une révolte et même une indépendance qui ne sied évidemment pas aux entrepreneurs qui profitent le mieux de la situation et à tous ceux qui servent leurs résolutions sans trop se poser de questions.

Louis Marette tente le grand écart. « Un pied sur la rive gauche, l’autre sur la rive droite, comme disait Prévert, et le troisième au cul des imbéciles. »

L’imbécillité, contrairement à ce que me confiait un lecteur, n’est pas ordinairement collée à la jeunesse, mais à ses pères. Or, Mazères est une ville jeune, comme le sont d’ailleurs toutes les villes pauvres.

De cette jeunesse, Louis Marette pense rêver mieux que les autres, ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, qu’elle a pour destin le sport, l’emploi subalterne, pour ne pas dire pire, et les activités militaires. Et de s’échiner pour que le rêve devienne une réalité.

Or, la jeunesse française, si elle aime le sport et ne voit pas vraiment d’inconvénient à chanter en chœur, a d’autres rêves qui ne sont rien moins que les rêves de toute la jeunesse du Monde.

La logique et l’intelligence, qui vont si bien ensemble, demandent les installations où ces rêves pourraient, avec un peu de chance et beaucoup de travail, devenir réalité.

Mais de quoi peut-on rêver dans un camping, dans un Domaine des oiseaux, à bord d’une faucheuse ancienne, au fil de l’eau ou sur les sentiers de la gloire, battant la paille pour le spectacle, à l’intérieur d’un gymnase ou dans un collège pas exactement conçu pour rêver… si on n’est pas un dilettante ?

Il manque donc à Mazères les structures du rêve, celles qui servent de tremplin à une existence dans le monde du XXIe siècle, et non pas dans les choix arriérés et ridicules de Louis Marette et de ses basques.

Or, en est-il seulement question ?

Pas le moins du monde.

Si j’ai bien lu et bien compris, les deux candidats en lice se battent sur le même terrain.

À mon avis, ça ne va pas aller loin, tout ça.

On va revenir, pour peu qu’on s’engage derrière ces mentors, sur les mêmes lieux, avec les mêmes difficultés à appartenir au monde d’aujourd’hui, s’enfonçant dans les dettes contractées pour acquérir de l’inutile, du désuet et du lamentable.

La pédanterie et la saloperie, qui hantèrent Jean-Paul Sartre, devraient pourtant nous inciter, sinon nous conduire, à prononcer sur nous-mêmes des jugements sagement équilibrés. Mais au lieu de ça, il nous faut, à Mazères, assister au spectacle d’un combat pour rien, pour la gloire, pour la domesticité qui va avec, et pour satisfaire les goûts douteux des moins capables d’exister aujourd’hui, qui sont aussi les plus féroces quand il s’agit de défendre des avantages acquis au prix fort de l’humiliation et du déclin cognitif.

Et pourtant, si l’on fait le choix de rayer Marette ou mieux de voter Lecerf, on tente au moins de changer la donne et d’entrer en vrai relation avec la jeunesse. Avec quelques bémols, il est vrai, mais Pascal Lecerf nous promet qu’il ne se comportera pas comme Louis Marette et qu’il saura installer à l’hôtel de ville une convivialité ouvrant même les portes les mieux fermées.

Pour conforter ce choix quelque peu hésitant, il suffit de comparer les deux pages internet que les candidats se sont employés à remplir de leurs propositions et même d’arguments ad hominem dont Louis Marette s’est fait le champion, fidèle en cela à lui-même.

Côté Marette, la page s’est emplie d’interprétations plus ou moins mensongères de son bilan, mais surtout d’injures, de dénigrement et de traces d’une méchanceté bien connue des Mazériens qui ont eu à l’essuyer. Puis, après une intervention salutaire, et un peu naïve, de Jean-Louis Bousquet, Louis Marette a conclu sa page par un discours aussi peu construit que sincère. L’ensemble forme un galimatias qui témoigne du manque d’expérience en matière de débat démocratique et de l’hypocrisie, que Sartre nomme saloperie pour ne pas donner raison à saint Augustin, qui traverse cette profession de foi complètement ratée. Dans cette liste approximative, on ne sait plus qui est qui et qui fait quoi ; ça sent l’improvisation et la défection.

Côté Lecerf, le discours est solidement construit. Il a été mûrement réfléchi et donc d’autant plus facile à construire. Il faut dire que Louis Marette, enfin soumis aux règles démocratiques, n’avait pas prévu d’avoir à s’expliquer clairement. Le projet Lecerf s’inscrit dans ce qu’on attend d’une équipe municipale soucieuse d’abord du bien-être des habitants ici appelés citoyens pour rappeler que nous sommes aussi français. Les bonnes intentions ne font pas le beurre, bien sûr, mais la promesse s’emploie à tenir compte de la réalité et nous n’avons pas l’impression de donner notre voix à des charlatans, mais bien plutôt à des citoyens authentiquement impliqués.

Il y a de l’espoir. Les jeunes, notamment, ne seront pas parqués comme des moutons au son du clairon et du sifflet. D’ailleurs, si la porte ne leur est pas ouverte, ils s’en iront…

Pascal Lecerf a ses chances. D’une part parce que son profil est tout de même plus engageant que l’image usée et passablement polluée que Louis Marette confirme dans les termes de sa campagne. D’autant plus de chances que Louis Marette n’est pas populaire, comme le prouvent les résultats des élections de 2008 où il n’arrive qu’en 18ème position :

1. Christian ESTRADE
2. Robert COTTAVE CLAUDET
3. J.Louis TURCO
4. Géraldine PONS
5. Philippe CUJIVES
6. Charles SERIE
7. Jacques PUJOL
8. Isabelle RAYNIER
9. Pierre PORTES
10. Paul MULLER
11. Daniel ZAMBONI
12. Gaston DEJEAN
13. Marguerite EYCHENNE
14. Josette GOURMANDIN
15. Josiane ZANIN
16. Jeanne DESAINT
17. Marie-Bernadette CHAMPEAUX
18. Louis MARETTE
19. Marcel FONTA
20. Joël DRAELANTS
21. J.Louis BOUSQUET
22. J.Maurice DARDIER
23. Christiane BERBON

 

Alors, rayer Marette ou voter Lecerf ?

Rayer Marette annulera le bulletin. À quoi bon ? Ce simple geste dont nous prive une entorse aux principes démocratiques ne sera pas même comptabilisé pour donner la mesure du rejet de Louis Marette au moins dans les marges de cette élection.

Voter Lecerf, c’est sans risque relativement aux décisions qui de toute façon se prennent au moins au niveau du Conseil général. Et c’est aussi ramener le projet municipal à sa véritable dimension, sans les appropriations abusives dont Louis Marette se rend constamment coupable. Et ce serait, si Pascal Lecerf est sincère car nous ne doutons pas qu’il soit compétent, ouvrir de nouveaux horizons dans la très claire intention de retrouver le bon esprit de Mazères dans l’état où Louis Marette l’a trouvé il y a 18 ans.

Patrick Cintas

 


Augustin Bonrepaux ou André Trigano – Faut-il choisir maintenant ?

 


Patrick CINTAS

Patrick CINTAS
©jcc-communication

Au-delà des considérations inspirées par le rapport entre le discours politique et les observations du terrain existentiel, d’où nous tirons nos conclusions sur la personne « candidate », il y a le système et ses contraintes. Celles-ci ne sont pas connues de tous. Nous ne sommes pas tous capables de les comprendre. Et nous ne sommes même pas certains que ceux qui agissent à notre place les comprennent mieux que nous.

Un des aspects les plus visibles, et partant les plus à la portée de nos critiques, pour s’en tenir à notre terre, c’est la question, ici même, de la vallée de l’Ariège et des deux projets qui s’opposent à tel point qu’on peut se demander si une négociation est encore possible.

D’un côté, Augustin Bonrepaux séduit plutôt en projetant une vallée unie dans une même structure politique et économique. Cette idée, sans doute complexe, paraît tellement évidente qu’on ne trouve pas d’arguments pour s’y opposer ou pour au moins en discuter les faiblesses.

Et de l’autre, au lieu de nous livrer une analyse technique, on fait de la politique en évoquant une « révolte » et une « indépendance » pour pallier le manque d’un véritable projet d’avenir. Tout l’intérêt de cette opposition semble résider ailleurs que dans l’utilité sociale et culturelle qui forme tout de même le seul lien existentiel, en dehors de toutes considérations mercantiles, fort en usage sous l’influence d’André Trigano, et entrepreneuriales comme garantie d’un digne revenu moyen, signe de confort ou au moins de promesse.

C’est un débat en effet. Nous en attendons beaucoup, bien entendu.

Mais cette question certes épineuse et grave a-t-elle sa place dans la campagne municipale entreprise pour la première fois depuis fort longtemps à Mazères par le simple fait d’une autre liste que celle qui n’a jamais fait l’objet que d’une signature, et non pas d’un véritable vote ?

Je ne le crois pas.

Louis Marette mange en ce moment à tous les râteliers.

Est-ce un défaut ?

Compte-t-il nous embarquer dans la goélette Trigano et compagnie ?

Quels services rend-il effectivement au 4×4 Bonrepaux ?

Nous savons bien que cela ne dépend pas de lui. Il fera ce qu’on lui dira de faire, point. Et en cela, il fera ce qu’il faut faire.

Ce n’est donc pas ce que lui reproche une bonne part (nous verrons laquelle) des Mazériens (avec accent aigu pour ceux qui ont l’accent du pays).

On ne peut-être qu’interpellé, comme on dit aujourd’hui, par les agressions dont Pascal Lecerf est la victime. Redoute-t-on qu’il ait trouvé le moyen de faire des difficultés autant au projet Bonrepaux qu’à l’entreprise Trigano ?

Doit-il répondre impérativement à cette question pour avoir le droit de s’immiscer dans la campagne électorale ? Espérons que non !

Nous autres Mazériens n’avons d’autre projet que de vivre le mieux possible dans notre petite ville. Et nous constatons qu’au-delà des nécessaires contraintes imposées par le système et les conditions dictées par l’économie, Louis Marette ne laisse pas de place tout simplement à la vie.

En imposant ses points de vue au lieu de les partager le mieux qu’il est possible de le faire en temps de crise et de changement, il nous prive de ce que nous avons de plus précieux qu’un Domaine des oiseaux ou qu’un complexe sportif : le plaisir de vivre chacun à sa mesure et selon son gré.

Louis Marette est un doctrinaire, ou plutôt un exécutant de la doctrine dominante ou des doctrines qui naissent de cette domination.

La question est donc de savoir, et vite car le temps presse, si Pascal Lecerf peut le remplacer à notre avantage exclusif.

 

Rendez-vous pour la deuxième réunion publique d’Union-Renouveau-Citoyen le 14 mars 2014 – Salle de cinéma de Mazères à 20h30.

Patrick Cintas.