Indignes et indésirables, selon le général Georgelin, dit Gégé, Grand chandelier de la Région des Donneurs (de leçons !)

 

MCM — Le Grand chancelier Jean-Louis Georgelin, général mi-figue militaire, vient de déclarer que Bob Dylan est « indigne »…

Johnny Rasco — Ce général mourra dans son lit, sans doute entouré de l’affectation de tous les siens. Il est connu pour ses grandes qualités pseudo-intellectuelles. La preuve, il n’a pas eu besoin d’ouvrir le dictionnaire pour mesurer la portée du mot « indignité ».

MCM — J’ignorais que les généraux, qui sont plus de 5500 en France (soit 1 général pour 4,5 hommes de troupes et gradés de tous rangs), se servaient du dictionnaire pour alimenter leurs déclarations de principes, à l’instar de leurs homologues magistrats…

JR — Précisions que seuls deux ouvrages lexicaux sont en usage dans ces organes dépendants de l’exécutif : Le Robert et le Larousse dans leur version dite « Petit », l’académie française n’ayant pas prévu l’édition d’une version courte de leurs inter-minables travaux.

MCM — On ne demande pas aux domestiques de dépasser les maîtres.

JR — Il ne manquerait plus que ça !

MCM — Mais ce n’est pas le sujet de notre entretien d’aujourd’hui car…

JR — …car le général mi-figue militaire Georgelin vient de se rendre coupable de port illégal de décoration !

MCM — Vous voulez dire qu’il est indigne de la Légion… ?

JR — La vraie ou la fausse ?

MCM — Indigne de chanceler si haut, veux-je dire…

JR — Ça, je n’en sais rien. Je ne cherche même pas à le savoir. Je n’ai pas l’habitude de fouiller dans la vie privée des gens, surtout quand ils sont si haut placés par les miracles institutionnels.

MCM — Alors… ?

JR — Un de nos photographes vient de surprendre le général Georgelin portant illégalement la médaille de chevalier de….

MCM — De… ?

JR — De l’Ordre dont je suis le Commandeur Éclaireur…

MCM — L’Ordre du Pied ?!!!

JR — Lui-même ! Voici la photo.

general_georgelin

MCM — On voit bien qu’il la porte illégalement, la Médaille du Pied… Et il la porte bien même. Elle lui va comme un gant !

JR — La question est de savoir POURQUOI il la porte, et non COMMENT.

MCM — Je ne vois que deux possibilités : ou bien il la mérite et il a fait faire une copie…

JR— Et pourtant, elle est difficile a imiter, convenons-en.

MCM — Ou bien l’Ordre de la Légion se rend coupable d’un inadmissible plagiat !

JR — Tu l’as dit !

MCM — Vous voulez dire que la nouvelle Légion d’honneur promise par François Hollande est inspirée de la Médaille du Pied ?

JR — Inspirée n’est pas un grand mot ! Ils nous l’ont tout simplement barbotée !

MCM — Ça alors ! Qu’ils soient de grands intellectuels, je le savais, mais cagoulards…

JR — C’est pourtant ce qui se passe sous le nez de nos concitoyens !

MCM — Il y a bien donc délit de port illégal de décoration doublé de celui de contrefaçon ?

JR — Exactement ! Car dès que la contrefaçon est mise en usage, elle constitue une tromperie sur la marchandise. Car enfin, messieurs….

MCM — Je crains le pire…

JR — La Médaille du Pied est octroyée aux salauds et aux salauds seulement !

MCM — Vous voulez dire salaud dans le sens sartrien…

JR — …qui est reconnu par le Petit Robert dans la même police de caractère que les autres sens, mais que certains magistrats, qui ne voient plus loin que le bout de leur nez seulement quand ils se sentent morveux… je précise pour qu’on s’entende bien…

MCM — Entre sourds, c’est la règle !

JR — Or…

MCM — Ça va briller, je le sens !

JR — On est meilleur qu’à la Dépêche du Midi…

MCM — Plus… comment dirais-je…

JR — Or, le général Georgelin n’est pas un salaud !

MCM — Eh non ! C’est un général ! Et militaire mi-raison en plus. Avec 4,5 hommes sous son commandement. Un grand travailleur !

JR — Inépuisable comme on voit !

MCM — Et donc, si je comprends bien, ce général étant un général et non pas un chien…

JR —…un salaud… « chien », c’est à propos des élections…

MCM — Vous en savez plus que moi…

JR — C’est que toute l’intelligence nationale n’est pas contenue dans le Petit Robert…

MCM —  C’est que le Petit Robert dont raffolent les magistrats confrontés à l’injure a la dimension adéquate, alors que Sartre c’est dedans qu’il faut rentrer, ce qui n’est pas demandé à l’examen de sortie de l’École de la magistrature.

JR — On ne le demande pas non plus à l’École de guerre. Mais ils peuvent lire et même s’inspirer de de Gaulle qui écrivait comme un pied ce que les autres savent faire sans les mains.

MCM — Hé té ! Que même moi, avec un pied…

JR — Nous dénonçons vigoureusement l’attitude inadmissible du général Georgelin qui porte notre chère médaille du Pied (dans le dos comme son nom l’indique) sous prétexte que c’est maintenant à la Légion d’honneur qu’appartient cette esthétique éprouvée !

MCM — Et pas éprouvée dans les petits dictionnaires de l’administration qui contiennent des enveloppes sans contenu officiel, précisons-le.

JR — Car le pied en a vu de toutes les couleurs tout au long de la longue marche de l’humanité au service de l’homme et même de la femme. Nous avons, dans l’ordre du mérite :

— Le pied simple qui définit le chevalier ;

— Le pied bot qui correspond à l’officier ;

— Le pied plein de merde, commandeur ;

— Le pied au cul (nu), grand officier ;

— Le pied au cul (chaussé), grand-croix ;

— Et le pied tout court, grand-maître.

MCM — Le tout carrément copié par l’Ordre de la Légion d’Honneur… Après tout, du hochet au pied, il n’y a qu’un pas…

JR — Et que même son Grand chancelier en exhibe un chaque fois qu’il ouvre la bouche pour parler de la dignité des autres, autrement dit de ce qui est digne et de ce qui ne l’est pas selon les principes de ce cagoulard.

MCM — Cagoulard… ? Vous voulez dire…

JR — Ah ! Ne me faites pas dire ce que j’ai dit ! Cagoulard est synonyme de voleur… Qui vole un œuf vole un bœuf, je cite. Et c’est ce qui est arrivé quand ce général d’apparette…

MCM — Ce n’est pas rien, l’apparette, surtout en temps de république. Enfin, c’est ce qu’on enseigne à l’école… « Ce ruban malheureux et rouge comme la honte… » Un bel alexandrin de treize pieds, quand même !

JR — Ce général nous a volé notre indignité !

MCM — Sous couvert de plagiat…

JR — Toutefois…

MCM — Je crains le pire…

JR — Étant donné la bassesse du procédé…

MCM — … et qu’on n’a pas non plus envie de voler trop haut pour être compris de tout le monde… même des procureurs…

JR — … nous cédons nos droits à une juste reconnaissance dans l’ordre de l’indignité, confiant ainsi à cette illustre compagnie la tache, car c’en est une, de dispenser la Nation de tout propos visant à dénoncer les « indésirables » comme ils le méritent.

MCM — Vous pensez vraiment que ce Georgelin ferait un bon maréchal… ?

JR — S’il le faut, mon ami ! S’il le faut, hélas !

 

Une rencontre informelle avec le procureur du Parquet de Foix avait permis d’apporter quelques éclaircissements au malentendu né d’une dénonciation digne d’un autre temps.

[Rencontre du troisième type (gonzo)] (cliquez)

Soulignons enfin, pour être complet, que MCM avait participé à la campagne promotionnelle de la Légion (d’honneur, ne pas confondre avec la vraie) dont nous reproduisons ici l’affiche :

[Des usages de l’honneur® en France] (cliquez)

Général Georgelin

 

Louis Marette franchit le mur du con – Facebook, Wikimedia et Tupperware

 


louis_marette_justice

Coup pour coup ! On a entendu et vu il y a à peine quelques semaines un représentant du Syndicat de la magistrature, aux allures d’adolescent attardé, nous faire la leçon suite aux secouements dont a été « victime » le juge Gentil, tombeur potentiel de Sarkozy (¡Ojalá !). Le même messager, auquel il ne manquait cette fois que la barboteuse ou au mieux le costume marin adapté à l’âge de raison, s’est mis à bafouiller sur les écrans pour défendre le « mur des cons » dont il est un des auteurs potaches.

Certes, l’endroit est privé et rien n’interdit au citoyen de porter même les jugements les plus téméraires à l’endroit de ses édiles, surtout quand c’est absolument sans mentir. D’ailleurs, qui imaginerait qu’un magistrat, qui est d’après le gouvernement une « personne importante », puisse mentir même en chambre ? De fait, que ces « jugements » constituent de pertinentes observations ou au contraire des contrefaçons de la vérité vraie n’est pas le sujet.

Quelques magistrats sont même soupçonnés de se venger ainsi des camouflets que leur infligent régulièrement les institutions européennes les mieux placées pour estimer leur compétence et leur sincérité. Le mot « con » serait « banalisé » comme une voiture contenant la fine fleur de la pensée française, ce qui ne va pas chercher loin dans l’avancement des travaux consacrés à la modernisation de ce vieux, très vieux pays. Le mot « mur » n’est toutefois pas une allusion à Berlin. Il est emprunté au vocabulaire de Facebook sans aucune trace d’empire si ce n’est celui d’une certaine infantilisation de l’esprit.

Bien sûr, si cet amusement immature se limitait à Facebook et à la dégénérescence du niveau intellectuel et culturel de l’exécutif, dont la magistrature est partie prenante au mépris de toute indépendance (la paye est bonne !), il ne faudrait y voir qu’un miroir où ce qui ne ressemble à rien se reproduit à la virgule près.

Mais, les « analyses », les syntagmes produits sur ce mur témoignent que ce jeu de cons va plus loin que le mur et au-delà de la connerie qu’il prétend illustrer pour faire le lit de la politique qu’il ne dissimule plus désormais. Une véritable idéologie y prend racine. De gauche ? Certes.  Mais rien à voir avec Marx et ses élites. Il s’agit plutôt de Blanqui et de ses « déclassés », petits bourgeois « éduqués » seuls compétents selon lui pour faire la « révolution » à la place de la « racaille » qui, on le sait bien, ne vaut rien dès qu’il s’agit de construire une société républicaine sur les principes du privilège et de la recommandation, autrement dit, Clovis dixit, de la naissance et du piston. À quoi il convient, n’oublie pas George Darien, d’ajouter ceux de mouchardage et de fayotage, spécialités culinaires des larbins méritants.

Et ces pratiques inacceptables de la « démocratie » se retrouvent à tous les étages de la construction nationale. Spectacle affligeant de ces « élites » incapables de soutenir l’économie du pays ni même de faire honneur à son exercice de la justice. De vulgaires carriéristes, de haut en bas, du ministre au larbin municipal.

La pourriture serait une image judicieuse si le fruit avait mûri sans trouver acquéreur, mais ce n’est pas le cas. C’est l’arbre qui est mal conçu. À droite comme à gauche, si tant est qu’on soit assez informé pour distinguer clairement ce qui les sépare, option politique à mon avis improbable aujourd’hui y compris sous le sceau du discours élevé à la dignité de pensée.

L’impression qui demeure ne se détache pas du sentiment qui la fait naître. L’infantilisation des institutions est en marche, au service des mouchards, des pistonnés et des fils de famille. Le niveau baisse au point que le terme même d’ingénieur, que l’enfant que j’ai été se souvient aujourd’hui d’avoir rêvé au pied de la statue Riquet, n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’il a garanti à ce pays et tout avec ce qu’il annonce de médiocrité et de jeux d’enfant destinés à prendre le pouvoir pour en profiter un bon coup.

J’en veux pour preuve le portrait que nous traçons ici (depuis près de deux ans) de la « France profonde », épisodes d’une bouffinnerie municipale conduite non pas par un bouffon, ce qui l’eût honoré, mais par un camelot bouffi d’orgueil et de bêtise. Encore un exemple ? Mais, Madame, nous n’avons que ça dans notre corbillon. Et encore, on s’en tient à la geste publique, car si nous franchissions ce pas de porte… Allez ! Encore une !

 

La Dépêche du Midi, Louis Marette et Wikimedia

 

La banque de données libres Wikimedia Commons a décerné son Prix 2012 à cette étonnante photographie de Pierre Dalous, ornithologue et conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Toulouse. Associer l’art et la science n’est pas donné à tout le monde, même si monsieur Dalous s’en défend presque, attribuant sa réussite à la fois à un fin matériel de prise de vue et à la chance qui sourit quelquefois à la patience et au don de l’observation.

Pair_of_Merops

La photographie a été prise à Mazères, au Domaine des oiseaux où le passant oisif ne voit que des chemins jonchés de merdes d’oiseaux, identifiant aussitôt de vulgaires canards et des oies non moins communes. Cependant, les postes d’observation, fort bien conçus et construits, offrent à l’amateur éclairé des spectacles autrement gratifiants comme le prouvent les photographies publiées sur le site Web du Domaine et comme peuvent en témoigner quelques écoliers assidus. Il est vrai que cet endroit n’est pas un lieu de promenade ; ce n’est pas exactement le jardin où délasser les enfants borderline, ni le terrain des exercices modérés dont la vieillesse raffole avec précaution. Mais cet environnement excrémentiel ne dérange pas les oiseaux ; ils restent d’ailleurs sourds aux pollutions sonores de l’autoroute qui traverse ce havre de scrutation et de constance.

…Mais il n’en faut pas plus à Louis Marette, maire de Mazères en pleine campagne municipale, pour satisfaire à la fois son égolâtrie morbide et son image publique de Sauveur conservateur et chimérique. Sautant, avec la complicité amicale de la Dépêche du Midi, sur la moindre occasion de faire valoir ses mérites, il n’a pas pu résister à la tentation de distribuer une médaille, celle de la ville, à l’auteur de la photo primée par Wikimedia, lequel s’est prêté au jeu sans le commenter. On connaissait l’entonnoir en plastique de Louis Marette, son seau, sa pelle, son tamis et une flopée de jouets à usage dépublicain. À cette panoplie du ridicule, de l’enfantillage et de la mauvaise foi, il vient encore de lever son verre au plastique d’une médaille qui n’est pas faite pour faire avancer le Schmilblick[1], mais pour le dénaturer au profit de l’enrichissement personnel, celui-ci consistant, comme nous l’avons dit plus haut, à profiter du mérite des autres pour masquer la misère de ses entreprises de cheminot en retraite. Ne l’a-t-on pas vu et entendu s’en prendre vertement aux entrepreneurs de Mazères pour leur reprocher de ne pas accomplir les promesses que lui-même avait faites à propos de l’emploi ? Lui qui, ayant profité à plein temps des hauts faits de la SNCF, n’est évidemment pas compétent en matière d’économie d’entreprise. Pas plus qu’il n’est capable de mesurer l’effort de la tradition au battage du blé, tant il a préservé son échine de ces travaux véritables incompatibles avec sa notion de l’énergie et du don. Spectacles affligeants de confortables retraités venus exprès pour donner des leçons sur des travaux qu’ils ont soigneusement évités pour ne pas y laisser la santé !

louis_marette_medaille

Toujours aussi con[2] quoi !

C’est qu’il est en campagne. Alors il distribue des médailles à tout ce qui peut servir sa cause extrêmement droitiste, voire fascisante, donnant ainsi à notre ruralité occitane des airs de France profonde. Il faut dire que le talent du photographe de La Dépêche n’est pas à la hauteur de l’événement. Ou bien l’ironie de ce quotidien est volontaire et on se demande bien pourquoi Louis Marette lui confie (à quel prix ?) la médiatisation de sa personne et de ce qu’elle contient à la fois de comique troupier et de domesticité immature et ignare.

Que monsieur Dalous, qui a reçu la « médaille de la ville de Mazères », se prête à ce jeu ne dénature certes pas sa science ni son talent, mais Marette ! Marette qui a passé sa vie à s’attribuer les mérites des autres pour se faire reluire, lui qui ne brille pas par son intelligence ni sa culture ! Quel mélange des genres ! Non, décidemment, les torchons et les serviettes ne peuvent pas servir la même table.

Et la tête de Jean-Louis Bousquet, qui est comme qui dirait le vizir du Domaine des oiseaux ! Même sa veste a rétréci. Et tandis que Marette détend sa peau couperosée pour les besoins de l’apparence photographique en élargissant un sourire auquel il ne manque que les oreilles (non, c’est pas au crack qu’il se pique[3]), le Bousquet semble faire tout ce qu’il peut pour sortir de cette photographie peu avantageuse à l’égard de ses figurants, mais tellement significative de la médiocrité qui s’installe chez nous chaque fois que les « maîtres » font occuper la place qu’ils estiment la leur par des larbins bouffis d’orgueil et de suffisance. Ce qui, on le voit, ne réussit pas à cacher le comique de la situation, ni le sentiment de tristesse qui affecte les véritables habitants de cette terre autrement chère que le drapeau qu’on y plante de force.

Dommage pour le Domaine des oiseaux qui perd en gravité ce qu’il gagne en ridicule. Mais, comme on dit, le ridicule ne tue pas. C’est dommage, parce qu’il vaudrait mieux tuer Louis Marette que l’élire une fois de plus ou plutôt, puisqu’il n’est pas le plus voté de la liste unique, que le mettre en position d’être automatiquement élu par ses complices. Quelle leçon de démocratie au pays du pétainisme zombie !

Ah ! Encore une contribution au Mur du con que nous avons l’honneur de franchir autant de fois que le spectacle nous en donne l’occasion. Sur le dos de Marette, bien bâté ! car il n’est pas de bête de somme sans avoinée.

 

Et bientôt le Chapitre II des Huniers où on en dit long sur le degré d’assimilation « constituée » d’une domesticité coupée d’infantilisme et de dissimulation.

 


1. Celui des frères Fauderche évidemment.

2. Note à l’attention des dames du TGI de Foix : certes, la définition du Petit Robert qui vous est cher…. Mais à Toulouse, « on se traite de con à peine qu’on se traite ». C’est con, hein ? L’infantilisme ne sied pas la maturité, exactement comme le Petit Robert ne convient pas au bon usage du Français…

3. …car, on en conviendra, il faut être un âne pour se piquer…

 

Les Huniers – Chapitre premier – Cahuzac, Sarkozy, même combat !

 


Quoi ! Le chapitre premier ! Eh oui ! Avec un Marette qui a envie de pisser après le verre de l’amitié ! Mais à la fin du chapitre. En attendant ce bon moment, il faut lire le reste qui est avant ! Cliquez sur l’image pour lire ce nouvel publié dans la revue littéraire de Mazères.

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À bientôt pour le deuxième chapitre dans l’auberge de la Liberté du mont Valier !

 

Ariège-News fait l’actualité de Louis Marette

 

Quand Ariège-News, LE site d’information ariégeois, s’adonne au reportage, il met le paquet. Et en l’honneur exclusif de Louis Marette, maire de Mazères. On dit même qu’il y aurait des dessous à cette préférence forcée. Mais lesquels ? Il faut dire que Louis Marette prend bien soin de ne pas trop se montrer avec son mentor, André Trigano qui lui aussi s’apprête à se faire réélire malgré son grand âge. On sait ce qu’il faut penser de ces élus qui s’accrochent à leur siège, mais il faut seulement le penser. Un jour, ils sont enfin fauchés (c’est une blague) et on les enterre entièrement sans chercher à creuser plus profond. Cet usage est en principe respecté par pur esprit de reconquête, bien sûr. MCM a le plaisir de reproduire ici, sans le moindre changement, les photographies publiées par AN à l’occasion d’une cérémonie municipale qui sera pour certains l’occasion d’un défilé de mode vestimentaire genre pedzouille, pour d’autres un agréable moment passé en compagnie d’exemples à suivre pour continuer de faire rire les citadins et même les étrangers. Cet article vous est proposé dans le style de la Dépêche du Midi qui ne peut pas tout dire, mais qui le dit avec des fleurs.

La cérémonie a commencé par une excellente proposition de Louis Marette habillé en chevalier de l’approximation vestimentaire, un style qu’il s’efforce de répandre autour de lui pour prouver qu’on peut paraître avoir du mauvais goût et aimer ce qui n’en a pas.

Louis_marette_femme

L’acte suivant a consisté, comme c’est l’usage républicain, dans le découpage égalitaire du ruban tricolore dont les bénéficiaires se sont disputé les morceaux dans la joie et la bonne humeur inspirées par les bruits de vaisselle.

Louis_marette_ruban

C’est en compagnie d’un autre chevalier, bien portant et peu apte à monter, que Louis Marette a entonné un couplet destiné à traumatiser la jeunesse tout en lui apportant de quoi réfléchir. Les rubans ont brillé de tous leurs feux, suscitant des battements de cœur dignes des meilleurs moments passés à se faire casser la gueule sur le front. Les témoins ont apprécié la rigueur de la rime et l’agencement du couplet.

Louis_marette_honneur

Puis on s’est laissé aller, comme il convient, à réclamer un peu plus de rigueur dans l’organisation du buffet qui menaçait de manquer de l’essentiel. Mais c’était une blague qui a plu à tout le monde et à Louis Marette le premier à se laisser porter par la nature profonde de cette plaisanterie de bon aloi.

Louis_marette_pinard

Enfin, il s’est mis à pleuvoir, non pas à cause des cigognes, ni parce que la Justice, comme il fallait s’y attendre, ne regarde pas à deux fois avant de collaborer avec le pouvoir qui la tient, mais de la pluie, tout simplement, ce qui explique la mise à l’abri immédiate des verres et autres ustensiles destinés à autre chose. Dans les conversations, le nom d’André Trigano était sur toutes les lèvres et on a même parlé de trahison à son propos. La chose ayant quelque peu choqué, nous nous sommes fait expliquer qu’en quittant Mazères, ce riche entrepreneur des travaux finis avait trahi ses habitants, d’autant que ce qu’il y laissait incontinent ressemblait plus à de la merde qu’à de bons souvenirs. Une âme ingénue se dressa alors pour demander en quoi consistait cette merde et si c’était ce qu’il pensait, s’il s’agissait plutôt d’une personne que de faits invérifiables. Aucune réponse ne parvint à nos oreilles et nous ne prononcerons d’ailleurs pas le nom de cet intervenant car le bon journaliste français rend compte des faits jusqu’à ce qu’ils commencent à prendre un sens.

Louis_marette_cigogne