Haine de Valls

 

Son visage ingrat, ses grimaces constantes, ses impatiences de fils à papa, ses insolences de fils à maman, etc. ont fini par faire de lui une caricature de chef du gouvernement. Nicolas Sarkozy, à peine plus moche, était déjà passé par là. On se souvient de François Mitterrand au profil grec, surtout de face. Il faut dire que ces marionnettes du pouvoir sont nées, et bien nées, à droite, tout habillées, culottées et pourvues de ce type d’intelligence qui forgea naguère les pires instances du populisme (völkisch).

Des « frondeurs », ou plus exactement des comploteurs prudents ont imaginé pouvoir limiter une chute de gouvernement à celle de l’homme qui en tient les rênes.

C’est raté.

Et les calculs visant à occuper les bonnes places se dessinent de plus en plus clairement sur l’écran des pensées non pas politiques, mais administratives. Car il s’agit, après avoir été parachuté dans les cases du parlementarisme, de sauter le ruisseau pour occuper une place dans l’Éxécutif. Tous les Français rêvent de devenir fonctionnaires, sauf quelques-uns bien sûr. On a l’esprit à la domesticité ou on n’en a pas, dans ce pays.

Certes, Manuel Valls n’est pas un modèle de probité. Après s’être fait prendre la main dans le sac, comme Sapin dans la culotte, il estime qu’il est redevenu honnête et que par conséquent sa sincérité ne peut plus être mise en cause. Mais de même que Sapin eût mérité un poing sur sa trogne de remède contre l’amour, Manuel Valls mériterait qu’on lui fasse un procès. Son comportement de chaouch n’est pas digne d’un ministre de la France. Mais on a déjà vu ça.

Passe encore que sa langue française, à l’instar de celle de son maître et mentor, ne vaille pas la peine d’être évoquée, mais ses constantes contorsions du visage et du train ont fini par énerver les Français. Sa cote de popularité s’est effondrée.

Faut-il en accuser le mignon Macron, tout sourire et miel de la langue, à côté duquel Manuel Valls fait figure de garde champêtre qui pue qui pète ?

En partie sans doute. Et ainsi coincé entre la beauté précieuse et la haine partisane, le riche émigré catalan ne trouve plus que les mots de la colère et de la bêtise intellectuelle. Il s’enlaidit jusque devant les représentants du peuple. Faut le faire !

Car Manuel Valls ne hait personne. Il n’est pas assez intelligent pour ça. Son intelligence est celle d’un arriviste. Il a saisi la balle au bond. Il faut dire qu’il ne participait pas à une partie de chistera. Hollande joue à la baballe depuis si longtemps, et il est tellement doué pour ça, qu’il a bien pris soin de ne pas la lancer trop fort. Il fallait que Manu la saisît. Lui aussi est doué et il y a belle lurette que tout le monde le sait au parti socialiste. Il en a fait vomir plus d’un. Voilà comment, d’un être sans esprit ni talent, on fabrique l’outil de la victoire personnelle. Comme on dit à Toulouse : François a bien enculé Ségo ! Pourquoi pas Manu ?

Alors il va s’agir de jouer en touche : car il y a pire que François Hollande ; c’est Nicolas Sarkozy ; et il y a pire que Nicolas Sarkozy ; c’est Marine Le Pen ; pire enfin que cette triste héritière ; c’est Alain Juppé, une Valls de droite, incapable d’agir intelligemment, mais dangereux si les instruments de l’autorité lui sont confiés. On pense aux Colonies…

 

Conclusion ?

Vive la Ve République et sa Constitution ! Vive ce régime qui ne connaît qu’un pouvoir, l’Exécutif (Vive le Duce, quoi !) Il y a belle lurette qu’en France, cher Obama, on ne rêve plus d’une séparation des pouvoirs. Confier une tranche du pouvoir à la magistrature française serait une catastrophe sans nom. On l’a bien compris en établissant, avec la IVe République, le partage entre l’Éxécutif et le Législatif. Mais on en est venu à la limite de la guerre civile. La balance de l’Histoire, sous la pression des forces vives en présence, a penché pour l’Éxécutif. Le Parlement n’a donc plus qu’à fermer sa gueule. Celui qui n’a pas compris ça n’est pas français.

C’est l’Histoire qui le veut. Ou plutôt ce qu’elle contient d’esprit et d’expérience. La France peut être ce qu’elle veut, mais elle n’agira jamais seule. Ainsi, la République plaît aux Français. Qu’il en soit ainsi. Après tout, même les royalistes s’en foutent. Mais la démocratie, c’est autre chose. Elle n’est pas le fait du peuple. Il n’en jouira qu’en de certaines limites que les intérêts de l’État (et de ses familles) définissent au jour le jour. Quel effort ! Et quelle fatigue ! On arrive devant l’urne dans un sale état !

Haïr Manuel Valls ne sert à rien. Laissez-le poursuivre sa carrière de valet. Il aime ça. Quant à le ridiculiser par comparaison physique, franchement, est-ce bien sérieux… Jésus ?

Dommage qu’on ne puisse plus manger les poissons de nos rivières, sinon j’irais à la pêche… mais je ne tiens pas à mourir comme ça moi non plus. Triste existence.

Patrick Cintas

 

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Chouette ! La gauche revient (enfin) !

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Gare au gorille !

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« Xavier Bertrand, salaud sartrien… J’écris « salaud sartrien » par précaution judiciaire, vu que c’est une catégorie estampillée philo(1). »

Manuel Valls, Xavier Bertrand, Claude Guéant, Nicolas Sarkozy, etc. La liste est trop longue de ceux qui mettent la main à la poche de la Nation.

En général, c’est par souci… d’économie. Qui peut leur en vouloir ? Apparemment, personne. La valse des privilèges rythme toujours la politique française, à droite comme à gauche. Et les salauds qui on trahi leur propre parti et la gauche tout entière achèvent leurs mandats dans la précipitation et… la prudence.

Manuel Valls, chaouch de nature, digne petit-fils de son grand-père catholique et fils d’un peintre médiocre et paresseux, essaie de sourire depuis quelque temps : sa mâchoire aux jambes arquées s’en trouve paralysée par la grimace qui anime son manque d’intelligence et de culture. Tiens, tiens ! Serait-il lui aussi un… larbin inculte. Je ne crois pas une seconde qu’il puisse être, à l’image de notre « mère », un cave de cinoche. Mais il est vrai que le personnage joué par Maurice Biraud n’est pas aussi cave qu’il en a l’air. À la manière de Bourvil qui n’est pas si « coucoune » que ça…

Mais bon, tout ce beau monde ne triche que par souci… d’économie.

Convenons-en, sans se priver toutefois de penser que le temps viendra peut-être où il nous faudra constater (tout crime heureusement prescrit) qu’il peut arriver qu’un élu ait violé une de ses concitoyennes quelques décennies avant d’être « honoré » par un hochet d’ordre constitué.

Souhaitons que cela n’arrive jamais, car alors il nous faudrait avouer notre faiblesse devant le salaud et notre soumission devant le pédant. Que sommes-nous si nous nous éloignons à ce point de toute prétention philosophique ?

Notons enfin que le roman de Jean-Paul Sartre (ou Jean-Sol Pâtre(2)) ne s’intitule « La nausée » que par intention gallimardienne. L’intention de l’auteur portait d’abord sur un grave et sérieux sentiment de mélancolie. « Mais peut-être peut-on penser autre chose. Car l’erreur d’une certaine littérature, c’est de croire que la vie est tragique parce qu’elle est misérable, » écrit sottement Albert Camus en futur faux résistant et opportuniste sanctionné. En tout cas, si ce n’est pas bête, nous attendons toujours la vérité. Et elle tarde à venir… par mesure d’économie sans doute. Mais économie de quoi, au fait ?

Patrick Cintas.


1) …un détail qui a échappé à la justice fuxéenne en ce qui me concerne ; faute de culture, d’intelligence ou… d’autre chose. D’autre chose, oui ! — Signal : cette citation est couverte par la prescription. Je dis ça au cas où les sycophantes de l’honneur…

2) Ou « Jean-Baptiste… »

 


Images d’actualité dans la RALM

 

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Preuve que Manuel Valls n’est pas fou (pour Henri Nayrou)

 

Nous avions, à l’époque, posé la question de savoir si Claude Guéant était un nazi comme le supputaient les réseaux. Et nous avions conclu qu’il ne l’était pas car, forts de notre expérience, nous avions tenté de le faire entrer dans un costume de SS. Et comme nos lecteurs ont pu alors le constater, Claude Guéant n’entrait pas dans ce costume. Force était de conclure que nous tenions là la preuve que Claude Guéant n’était pas nazi.

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Aujourd’hui, compte tenu des critiques qui empoisonnent l’existence de Manuel Valls, nous n’avons pas osé le soumettre au test du costume nazi. Nous avons donc essayé celui de la camisole de force. Et là, notre bonheur fut de constater que le premier ministre y entrait parfaitement. Conclusion : nous avions choisi la bonne taille.

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DUCK SOUP – Une nouvelle rubrique de la RALM

 

Etat d'urgence

La barbarie des uns justifie celle des autres. L’État français a décidé de l’appliquer à ses ennemis lointains et à ceux qui les servent au sein même de la société française. Du coup, la France consent à violer les droits de l’homme « si elle le juge nécessaire ». Cette acceptation, de la part des plus hauts responsables, est une ignominie.

D’un côté, l’ajout de la force de frappe française est quantité négligeable. Les interventions de l’aviation militaire française sont symboliques. Elles ne peuvent en aucun cas faire pencher la balance du « bon côté ». De plus, le projet d’alliance avec l’ennemi d’hier est incompatible avec les objectifs des véritables maîtres d’œuvre de l’offensive. Mais cette attitude barbare répond à la fois au désir de vengeance et à l’intention de rejeter au second plan, voire dans l’ombre, les difficultés de la France à s’intégrer dans le monde moderne, car c’est effectivement un « vieux pays ».

Ici, le coup d’état du parti socialiste, rendu possible par une constitution « coup d’état permanent » — qu’ils envisagent d’ailleurs de compléter dans ce sens, contraint ses opposants de droite et de gauche à plier le genou pour ne pas être considérés comme des « indésirables ».

La barbarie confine au racisme et à la xénophobie. Le colonialisme est hélas d’inspiration socialiste. François Hollande s’est placé sous le signe de Jules Ferry et Manuel Valls sous celui de Georges Clémenceau. Cet appel au passé impérialiste et colonial n’est pas de bon augure. Nous le savions. Mais que vaut le pétainisme zombie d’un Sarkozy ou le fascisme sous-jacent d’une Le Pen ?

Alors sur qui compter, au quotidien ? Sachant que l’ensemble des employés de l’État et des territoires est soumis à un devoir de réserve augmenté par l’ « urgence », ce n’est pas de ce côté qu’il faudra chercher des solutions aux poisons secrétés par la politique. Il ne nous restera plus qu’à philosopher. Avec prudence toutefois, car le musèlement aura deux faces : celle des « barbares », qui assassinent les gens sans défense, et celle des chiens de garde qui se chargent de réduire l’opposition pacifiste au silence. Certes, elle ne sera pas condamnée au meurtre ni au confinement, mais tous les moyens de communication lui seront confisqués en cas d’analyse trop critique, trop vraie.

Philosopher, ce n’est pas apprendre à mourir. Il s’agit alors d’échapper aux statuts de salaud et de pédant. Rappelons que le salaud construit sa « pensée » dans le but de justifier ses actes. Le pédant, au contraire, agit en fonction d’une pensée qui, le plus souvent, ne lui appartient pas. Ces deux plans de la bêtise humaine sont réciproquement illustrés par les politiciens et les religieux. Certes, pas tous les politiciens ni tous les religieux, mais le danger vient de là. De nulle autre part.

L’avantage de ne pas croire à la barbarie, sentiment qui vous jette dans un camp ou dans l’autre pour en servir les projets, c’est qu’il nous est alors loisible de mesurer la bêtise des uns et des autres. Le spectacle des islamistes détruisant des objets historiques ne vaut pas mieux que celui qui consiste à tenter de réunir les esprits sous un drapeau qui non seulement n’a aucun sens, mais est surtout marqué par l’injustice des guerres civiles et coloniales.

Ceci expliquant cela, et pour répondre à des tentatives de stigmatisation nationaliste, je n’ai pas pavoisé le site de la RALM. Je l’ai, plus humainement, endeuillé. Et il le restera encore sans doute longtemps. On n’a pas fini de crever au nom de la barbarie.

Dans ce pays où les trois partis politiques principaux partagent jalousement les principes de populisme, de nationalisme et de conservatisme (pas trop loin de l’autoritarisme), l’activité intellectuelle et artistique est condamnée à la prudence. Je choisis donc d’exprimer la douleur et la douleur seule. Pour le reste, espérons que l’activité électorale ne trouvera pas ses limites. Mais ce n’est là qu’un espoir, car nous sommes condamnés à finalement établir ces bornes à ne pas dépasser sous peine de disparition.

Salaud, pédant ou rien. Voilà la seule trilogie proposée. Rien à voir avec l’infantile « liberté, égalité, fraternité ». Nous sommes « interpelés » sur la politique, la religion et le plaisir. Il n’est question de rien d’autre. Le fascisme est mort et bien mort, mais il est remplacé par une nouvelle adaptation de l’esprit de puissance. La cruauté, beau théâtre, aiguise ses couteaux. Et leur acier contemple la douleur en spécialiste de plus en plus… pointu.

Patrick Cintas.

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Articles de Renaud Alixte, LUCE, Pierre Vlélo, Patrick Cintas, Pascal Leray, Abdelkader Khalef...

 


Deuil, douleur, vies brisées

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