Louis Marette – Un café tote et ça repart ! Milesker !

louis_marette_etcheverry

 

La saga de Louis Marette reprend sa diffusion dans la Dépêche du Midi.

Le premier épisode de cette nouvelle saison y fait l’objet d’un récit réservé aux initiés. Le profane, pas encore bien intégré à Mazères, ne comprendra pas toutes les finesses de cette littérature municipale. Grand bien lui fasse, car elle ne lui donnera pas de la France une image digne de confiance.

 


Louis Marette franchit le mur du con – Facebook, Wikimedia et Tupperware

 


louis_marette_justice

Coup pour coup ! On a entendu et vu il y a à peine quelques semaines un représentant du Syndicat de la magistrature, aux allures d’adolescent attardé, nous faire la leçon suite aux secouements dont a été « victime » le juge Gentil, tombeur potentiel de Sarkozy (¡Ojalá !). Le même messager, auquel il ne manquait cette fois que la barboteuse ou au mieux le costume marin adapté à l’âge de raison, s’est mis à bafouiller sur les écrans pour défendre le « mur des cons » dont il est un des auteurs potaches.

Certes, l’endroit est privé et rien n’interdit au citoyen de porter même les jugements les plus téméraires à l’endroit de ses édiles, surtout quand c’est absolument sans mentir. D’ailleurs, qui imaginerait qu’un magistrat, qui est d’après le gouvernement une « personne importante », puisse mentir même en chambre ? De fait, que ces « jugements » constituent de pertinentes observations ou au contraire des contrefaçons de la vérité vraie n’est pas le sujet.

Quelques magistrats sont même soupçonnés de se venger ainsi des camouflets que leur infligent régulièrement les institutions européennes les mieux placées pour estimer leur compétence et leur sincérité. Le mot « con » serait « banalisé » comme une voiture contenant la fine fleur de la pensée française, ce qui ne va pas chercher loin dans l’avancement des travaux consacrés à la modernisation de ce vieux, très vieux pays. Le mot « mur » n’est toutefois pas une allusion à Berlin. Il est emprunté au vocabulaire de Facebook sans aucune trace d’empire si ce n’est celui d’une certaine infantilisation de l’esprit.

Bien sûr, si cet amusement immature se limitait à Facebook et à la dégénérescence du niveau intellectuel et culturel de l’exécutif, dont la magistrature est partie prenante au mépris de toute indépendance (la paye est bonne !), il ne faudrait y voir qu’un miroir où ce qui ne ressemble à rien se reproduit à la virgule près.

Mais, les « analyses », les syntagmes produits sur ce mur témoignent que ce jeu de cons va plus loin que le mur et au-delà de la connerie qu’il prétend illustrer pour faire le lit de la politique qu’il ne dissimule plus désormais. Une véritable idéologie y prend racine. De gauche ? Certes.  Mais rien à voir avec Marx et ses élites. Il s’agit plutôt de Blanqui et de ses « déclassés », petits bourgeois « éduqués » seuls compétents selon lui pour faire la « révolution » à la place de la « racaille » qui, on le sait bien, ne vaut rien dès qu’il s’agit de construire une société républicaine sur les principes du privilège et de la recommandation, autrement dit, Clovis dixit, de la naissance et du piston. À quoi il convient, n’oublie pas George Darien, d’ajouter ceux de mouchardage et de fayotage, spécialités culinaires des larbins méritants.

Et ces pratiques inacceptables de la « démocratie » se retrouvent à tous les étages de la construction nationale. Spectacle affligeant de ces « élites » incapables de soutenir l’économie du pays ni même de faire honneur à son exercice de la justice. De vulgaires carriéristes, de haut en bas, du ministre au larbin municipal.

La pourriture serait une image judicieuse si le fruit avait mûri sans trouver acquéreur, mais ce n’est pas le cas. C’est l’arbre qui est mal conçu. À droite comme à gauche, si tant est qu’on soit assez informé pour distinguer clairement ce qui les sépare, option politique à mon avis improbable aujourd’hui y compris sous le sceau du discours élevé à la dignité de pensée.

L’impression qui demeure ne se détache pas du sentiment qui la fait naître. L’infantilisation des institutions est en marche, au service des mouchards, des pistonnés et des fils de famille. Le niveau baisse au point que le terme même d’ingénieur, que l’enfant que j’ai été se souvient aujourd’hui d’avoir rêvé au pied de la statue Riquet, n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’il a garanti à ce pays et tout avec ce qu’il annonce de médiocrité et de jeux d’enfant destinés à prendre le pouvoir pour en profiter un bon coup.

J’en veux pour preuve le portrait que nous traçons ici (depuis près de deux ans) de la « France profonde », épisodes d’une bouffinnerie municipale conduite non pas par un bouffon, ce qui l’eût honoré, mais par un camelot bouffi d’orgueil et de bêtise. Encore un exemple ? Mais, Madame, nous n’avons que ça dans notre corbillon. Et encore, on s’en tient à la geste publique, car si nous franchissions ce pas de porte… Allez ! Encore une !

 

La Dépêche du Midi, Louis Marette et Wikimedia

 

La banque de données libres Wikimedia Commons a décerné son Prix 2012 à cette étonnante photographie de Pierre Dalous, ornithologue et conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Toulouse. Associer l’art et la science n’est pas donné à tout le monde, même si monsieur Dalous s’en défend presque, attribuant sa réussite à la fois à un fin matériel de prise de vue et à la chance qui sourit quelquefois à la patience et au don de l’observation.

Pair_of_Merops

La photographie a été prise à Mazères, au Domaine des oiseaux où le passant oisif ne voit que des chemins jonchés de merdes d’oiseaux, identifiant aussitôt de vulgaires canards et des oies non moins communes. Cependant, les postes d’observation, fort bien conçus et construits, offrent à l’amateur éclairé des spectacles autrement gratifiants comme le prouvent les photographies publiées sur le site Web du Domaine et comme peuvent en témoigner quelques écoliers assidus. Il est vrai que cet endroit n’est pas un lieu de promenade ; ce n’est pas exactement le jardin où délasser les enfants borderline, ni le terrain des exercices modérés dont la vieillesse raffole avec précaution. Mais cet environnement excrémentiel ne dérange pas les oiseaux ; ils restent d’ailleurs sourds aux pollutions sonores de l’autoroute qui traverse ce havre de scrutation et de constance.

…Mais il n’en faut pas plus à Louis Marette, maire de Mazères en pleine campagne municipale, pour satisfaire à la fois son égolâtrie morbide et son image publique de Sauveur conservateur et chimérique. Sautant, avec la complicité amicale de la Dépêche du Midi, sur la moindre occasion de faire valoir ses mérites, il n’a pas pu résister à la tentation de distribuer une médaille, celle de la ville, à l’auteur de la photo primée par Wikimedia, lequel s’est prêté au jeu sans le commenter. On connaissait l’entonnoir en plastique de Louis Marette, son seau, sa pelle, son tamis et une flopée de jouets à usage dépublicain. À cette panoplie du ridicule, de l’enfantillage et de la mauvaise foi, il vient encore de lever son verre au plastique d’une médaille qui n’est pas faite pour faire avancer le Schmilblick[1], mais pour le dénaturer au profit de l’enrichissement personnel, celui-ci consistant, comme nous l’avons dit plus haut, à profiter du mérite des autres pour masquer la misère de ses entreprises de cheminot en retraite. Ne l’a-t-on pas vu et entendu s’en prendre vertement aux entrepreneurs de Mazères pour leur reprocher de ne pas accomplir les promesses que lui-même avait faites à propos de l’emploi ? Lui qui, ayant profité à plein temps des hauts faits de la SNCF, n’est évidemment pas compétent en matière d’économie d’entreprise. Pas plus qu’il n’est capable de mesurer l’effort de la tradition au battage du blé, tant il a préservé son échine de ces travaux véritables incompatibles avec sa notion de l’énergie et du don. Spectacles affligeants de confortables retraités venus exprès pour donner des leçons sur des travaux qu’ils ont soigneusement évités pour ne pas y laisser la santé !

louis_marette_medaille

Toujours aussi con[2] quoi !

C’est qu’il est en campagne. Alors il distribue des médailles à tout ce qui peut servir sa cause extrêmement droitiste, voire fascisante, donnant ainsi à notre ruralité occitane des airs de France profonde. Il faut dire que le talent du photographe de La Dépêche n’est pas à la hauteur de l’événement. Ou bien l’ironie de ce quotidien est volontaire et on se demande bien pourquoi Louis Marette lui confie (à quel prix ?) la médiatisation de sa personne et de ce qu’elle contient à la fois de comique troupier et de domesticité immature et ignare.

Que monsieur Dalous, qui a reçu la « médaille de la ville de Mazères », se prête à ce jeu ne dénature certes pas sa science ni son talent, mais Marette ! Marette qui a passé sa vie à s’attribuer les mérites des autres pour se faire reluire, lui qui ne brille pas par son intelligence ni sa culture ! Quel mélange des genres ! Non, décidemment, les torchons et les serviettes ne peuvent pas servir la même table.

Et la tête de Jean-Louis Bousquet, qui est comme qui dirait le vizir du Domaine des oiseaux ! Même sa veste a rétréci. Et tandis que Marette détend sa peau couperosée pour les besoins de l’apparence photographique en élargissant un sourire auquel il ne manque que les oreilles (non, c’est pas au crack qu’il se pique[3]), le Bousquet semble faire tout ce qu’il peut pour sortir de cette photographie peu avantageuse à l’égard de ses figurants, mais tellement significative de la médiocrité qui s’installe chez nous chaque fois que les « maîtres » font occuper la place qu’ils estiment la leur par des larbins bouffis d’orgueil et de suffisance. Ce qui, on le voit, ne réussit pas à cacher le comique de la situation, ni le sentiment de tristesse qui affecte les véritables habitants de cette terre autrement chère que le drapeau qu’on y plante de force.

Dommage pour le Domaine des oiseaux qui perd en gravité ce qu’il gagne en ridicule. Mais, comme on dit, le ridicule ne tue pas. C’est dommage, parce qu’il vaudrait mieux tuer Louis Marette que l’élire une fois de plus ou plutôt, puisqu’il n’est pas le plus voté de la liste unique, que le mettre en position d’être automatiquement élu par ses complices. Quelle leçon de démocratie au pays du pétainisme zombie !

Ah ! Encore une contribution au Mur du con que nous avons l’honneur de franchir autant de fois que le spectacle nous en donne l’occasion. Sur le dos de Marette, bien bâté ! car il n’est pas de bête de somme sans avoinée.

 

Et bientôt le Chapitre II des Huniers où on en dit long sur le degré d’assimilation « constituée » d’une domesticité coupée d’infantilisme et de dissimulation.

 


1. Celui des frères Fauderche évidemment.

2. Note à l’attention des dames du TGI de Foix : certes, la définition du Petit Robert qui vous est cher…. Mais à Toulouse, « on se traite de con à peine qu’on se traite ». C’est con, hein ? L’infantilisme ne sied pas la maturité, exactement comme le Petit Robert ne convient pas au bon usage du Français…

3. …car, on en conviendra, il faut être un âne pour se piquer…

 


Mazette et Cantgetno – Un opéra de Johnny Rasco

FEUILLETON

Bientôt

Roman en quatre opéras
et 20 actes
Pire que Claudel !

Festival de Mazères 2012

Théâtre de la ville

louis_marette-andre_trigano

 

Personnages : Toute ressemblance est fortuite. Par contre, les analogies, pas toujours formelles, font florès.

Mazette, Cantgetno, Tintin et Risquet sont des personnages parodiques, comme dans la tradition de la farce, typiques de la satire sociale.

Hollande et Sarkozy sont des sosies, comme dans la moralité, satire des superstitions en tous genres.

Roger, Nanette, Frank et le Gosse sont des personnages tout court.

Les autres sont des personnages génériques ou accessoires, comme dans la sottie, créatures anonymes de la satire politique : la Présidente, le Journaliste, les Gendarmes, le Préfet, etc.

Mots clés :

Statue, WC, Faust, Croix, Vélo.

 


Louis Marette, clown au service de la littérature

 

Le tragique de la condition bourgeoise est qu’elle reste attachée à certains avantages, qu’elle a mérité une fois peut-être, mais qu’elle ne mérite plus. Les bourgeois sont donc obligés aujourd’hui de se prouver à nouveau, par un sursaut d’activité, qu’ils ne sont pas indignes de leurs privilèges : d’où un certain « fascisme ».

RamuzTaille de l’homme.

 

Ce blog conçu à l’origine pour un usage modestement local prend des proportions inattendues.

 

Justice et littérature

En effet, dépassant peut-être notre propos, nous voilà auteur d’un volume qui, à peine né, passe les soixante mille mots et les quatre-vingt illustrations (voir ci contre). Et non content de cela, l’été nous a inspiré un autre ouvrage, sous forme d’opéra-bouffe, qui sera bientôt proposé à l’attention du lecteur sur l’Internet et en librairie.

Vu l’ampleur et la qualité du travail, nous nous croyons à l’abri de toute accusation de vengeance ou même de justice envers notre cible. Notre objectif est bien de témoigner et de donner à ce témoignage un style littéraire destiné autant à amuser qu’à renseigner… ut doceat, ut moveat, ut delectet.

Il va sans dire que l’objectivité n’est pas de mise.

Affecté d’une hypersubjectivité sans masque, ce travail pourrait être qualifié de gonzo (1) mais, de par nos origines, nous préférons nous associer à la Basoche (2). Le qualificatif de Sot nécessite une rénovation complète de ses acceptions. N’en déplaise à la Justice qui s’est exprimée à Foix, les mots « salaud » et « pétainiste » appartiennent au vocabulaire de la critique sociale (tradition de la farce), de la satire des superstitions et autres convictions (dont les plus touchées : la Justice et la Religion ) et bien sûr de la satire politique dont l’origine nationale est la sottie. Toute déviance de l’intelligence et de la culture est ici fustigée avec les moyens des grosses ficelles et des sabots lourds de sens.

 

Expansion du domaine du blog

Notre réputation a même passé la frontière de nos chères Pyrénées. Des amis de Cardona, en Catalunya, nous font part de leur intérêt pour le divertissement satirique que nous avons le plaisir de diffuser au détriment bien sûr de l’image de notre maire et de quelques-uns de ses… coreligionnaires !

Blague mise à part, le nouveau maire de Cardona a rendu visite à Mazères. Sans faillir à nos habitudes de bienvenue, Louis Marette l’a accueilli dans un esprit, n’en doutons pas, de convivialité sans lequel l’échange culturel peut rester lettre morte.

 

louis_marette_cardonna

 

Pour prouver que nous ne racontons pas d’histoires sur notre pouvoir de communication, le maire de Cardona a offert à Louis Marette une copie de sa célèbre effigie. À en juger par la tête qu’il fait, on peut considérer que le maire de Mazères est l’auteur de ce joyeux montage photo et que ça lui donne envie de se faire dessus !

Cette effigie, et d’autres encore de notre cru, circulent à Cardona pour que ses habitants mesurent la médiocrité culturelle de Louis Marette et ce qui le différencie clairement de ceux qui travaillent honnêtement à la conservation des traditions et à l’avant-garde de nos arts.

Au lieu de ça, Louis Marette, roi pour rire, fait le singe sur des outils dont il méconnaît la véritable histoire sociale et tout ça pour tenter d’amuser des touristes médusés et quelques faux nostalgiques d’un temps dont ils n’ont pas connu les duretés.

Ce Philocléon de l’honneur et de la médaille est aussi un Sosie de la barbarie sarkozyste (3) et de ses effets justiciers sur l’emploi des mots qui conviennent malgré les coups de piston et le droit de cuissage ; en termes mérovingiens : le Privilège et la Recommandation.

Deux principes peut-être soigneusement effacés dans le « Musée barbare »… non… Louis Marette est trop ignare pour y avoir songé. Ce n’est qu’un valet soucieux de loisirs douteux (doutons de la chasse et de la délation) et d’une postérité à laquelle nous participons nous aussi pour… l’améliorer un tant soit peu.

Le manque de courage intellectuel de Louis Marette l’a conduit, suivant l’exemple de ses maîtres fascisants, à porter ce simple blog en justice pour, croyait-il, créer la polémique. Il n’en est rien. S’il avait un sou de cette intelligence et de cette culture qui lui manque devant les autres et en compagnie de ses complices, il aurait su qu’une satire ne peut en aucun cas être transformée en polémique par un coup de baguette judiciaire.

Les agissements de son camp demeurent sans effet sur ce qu’il convient d’appeler la réalité. Certes, quelques esprits fatigués d’avance en sont éprouvés au point de ne pouvoir mener la lecture au-delà des bulles et des légendes. Grand bien leur fasse ! Nous ne nous en portons que mieux !

La profusion de documents de l’époque vichyste dans les médias, et notamment à la télévision, nous renseigne assez sur l’état de la pensée dans une France enfin libérée des contraintes de la peur. Mais, comme nous le disions précédemment, il reste des zombies. Ils ne sont pas dangereux, car vieux et cons à la fois. Ils sont jeunes quelquefois, et immanquablement cons.

 

Triboulet fut le bouffon, et ami, de François 1er. Celui-ci, pour des raisons sans doute judicieuses, lui avait interdit de se moquer des Grands. Triboulet, bien entendu, n’en fit rien. Il se moqua et fut donc, comme le voulait la Loi, condamné à mort. Son ami le roi, ne voulant pas d’une séparation aussi nette, lui accorda le privilège de choisir sa mort.

— De quelle mort veux-tu mourir, mon ami ?

— De vieillesse, sire !

Le roi, hilare, ordonna qu’on ne tuât point son ami le bouffon. Pouvait-il faire moins que le bannir ?

 

________________

 

1. « L’objectivité du journalisme est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles les politiciens Américains ont été autorisés à être si corrompus depuis fort longtemps. On ne peut pas rester objectif en parlant de Richard Nixon. » Hunter S. Thompson. Et cette excellente définition rencontrée sur Wikipédia : « Le parti pris par le journaliste gonzo est d'informer le plus possible son lecteur sur la nature et l'intensité des facteurs « déformant » son point de vue. Ainsi il peut, en faisant appel à son sens critique, recomposer ensuite une image vraisemblable de la réalité. Décrire les ondulations d'un miroir aide à retrouver la forme réelle du reflet anamorphosé qu'il projette. Il s'agit, pour l'auteur, d'assumer jusqu'au bout la subjectivité de son propos. »

 

L’anamorphose n’est pas une figure de rhétorique tant le gonzo est éloigné de tout art du discours et, au contraire, bien proche de cette « dissociation d’idées » dont Rémy de Gourmont a laissé la trace indélébile.

 

2. En écho à notre fameuse Fête des Fous, cette célèbre réplique de Macbeth :

— She should have died hereafter;

There would have been a time for such a word.

To-morrow, and to-morrow, and to-morrow,

Creeps in this petty pace from day to day

To the last syllable of recorded time,

And all our yesterdays have lighted fools

The way to dusty death. Out, out, brief candle!

Life's but a walking shadow, a poor player

That struts and frets his hour upon the stage

And then is heard no more: it is a tale

Told by an idiot, full of sound and fury,

Signifying nothing.

Enter a Messenger.

Thou comest to use thy tongue; thy story quickly.

 

3. …yste… comme dans vichyste… pour forcer l’analogie… formelle !

 


Marine le Pen et Louis Marette sont dans un bateau

 

louis_marette_assassin

 

Traitée, injustement ou à bon droit, de « fasciste » par Mélanchon et de « nazi » par Madonna, Marine Le Pen, digne fille de son père, demande à la Justice de faire cesser ce qu’elle considère comme une atteinte à sa dignité.

C’est son droit. Et ladite justice risque fort de lui donner raison, ce qui soulèvera le cœur, mais n’autorisera pas à critiquer le jugement qui lui rendra ce qu’elle estime constituer sa dignité… humaine.

Tel est le système français, ou plus exactement : la mentalité française, curieux mélange de pétainisme et de gaullisme selon certains.

La plupart d’entre nous pensent que le Front National est un parti fasciste. Et nous avons tort. Non pas de le penser car, fort heureusement, la Justice ne peut en aucun cas s’en prendre à nos pensées. Bien que cette Justice soit inspirée par le dogme catholique, les pensées inavouables ne peuvent faire l’objet de ses analyses et de ses conclusions, quand ce n’est pas de sa bêtise profonde.

On ne peut pas assimiler la mauvaise pensée à une intention.

Ainsi, le fait de penser que Marine Le Pen est une fasciste n’implique pas que nous avons l’intention de le dire tout haut. Et nous nous en tenons à cette attitude : à propos du fascisme de Marine Le Pen, nous choisissons de nous taire.

Nous autres Français sommes d’ailleurs passés maître dans l’art de décorer la merde avec des roses pour que ça sente la rose, sans toutefois perdre de vue que c’est bien de la merde. On est tenu dans le monde entier pour de véritables artistes en la… matière.

Et il en est ainsi de tous les salauds : fascistes, pétainistes, nazis, franquistes, stalinistes, etc. La liste est longue, à droite comme à gauche d’ailleurs.

De cet état de fait, il convient de tirer la conclusion : nous ne disons pas ce que nous pensons, non pas parce nous avons des doutes sur ce que nous pensons, mais parce que le dire revient à être condamné.

Autrement dit, chaque fois qu’un système viole la liberté d’expression, nous sommes amenés à commettre envers nous-mêmes la plus grave des fautes intellectuelles, voire éthiques : nous nous trahissons. L ‘Histoire en est témoin.

Il faut alors être conscient que le système qui réussit à faire en sorte que nous soyons, en certaines circonstances, les prévaricateurs de notre conscience, ce système accepte une des règles fondamentales du fascisme. Elles ne sont pas si nombreuses que ça d’ailleurs, ce qui nous en approche dès la première concession.

Certes, nous ne pouvons en déduire que ledit système est un système fasciste. Tout au plus pouvons-nous affirmer qu’il est fascisant.

C’est là la limite accordée à l’expression de notre pensée, ce qui revient, philosophiquement, à procéder par analogie et non pas par similitude (voir Alain Badiou). La French theory contre le rasoir d’Ockham (maxime méthodologique suprême en philosophie selon Russel).

« Si un signe n'a pas d'usage, il n'a pas de signification. Tel est le sens de la devise d'Occam. (Si tout se passe comme si un signe avait une signification, c'est qu'alors il en a une.) » — Tractatus logico-philosophicus, 3.328

Entre notre pensée et son expression, le système s’interpose pour nous interdire un procédé rhétorique aussi éprouvé que la comparaison, qui appartient au langage de tous les jours, pour nous forcer, manu militari, ou pognonus militari, à user d’un système d’expression qui n’est en rien rhétorique et ne présente donc pas les qualités indispensables d’une expression entièrement honnête et fiable sur le plan scientifique.

Ayant « fait » mon service militaire, je me souviens avoir été confronté à cette dissension particulière de l’expression.

C’était la question des cheveux. La règle était qu’ils devaient être courts, à une époque, je le souligne, où la longueur du cheveu et sa foison faisaient la différence entre un honnête homme et un fasciste.

Un adjudant, peu porté sur ce genre de considération philosophique et qui se sentait facilement dépassé par elle, nous conseillait régulièrement de « passer chez le coiffeur » pour nous conformer à la discipline fascisante, mais républicaine, à laquelle nous étions soumis faute de nous être insoumis (Passons sur nos… raisons valables).

« J’y vois pas d’inconvénient, disait-il (il écoutait Castelot à la radio, mais ne le lisait pas, sinon il eût su lire entre les lignes), Bonaparte avait le cheveu long et Napoléon n’en avait pas ou peu. Imaginez — son doigt grattait l’objet de sa réflexion — imaginez de Gaulle avec les tifs de Lennon ! Vous croyez pas, les mecs, qu’il aurait une gueule de fasciste ? »

À la réflexion, il fallait admettre qu’il avait raison : le cheveu n’était pas un critère de jugement en matière de fascisme ou de son ou ses contraires, d’autant que notre doctrine du cheveu long condamnait le partisan du cheveu court à l’exil, ce qui pouvait constituer un début de fascisation de nos propres théories.

Nous l’admîmes.

Sur ce, l’adjudant avalait une gorgée de son breuvage chouchou et pensait à autre chose, un peu comme Louis Marette qui prend des airs rêveurs quand il revient du buffet.

Maintenant, devant la prolifération des procès en diffamation et autres vandalismes de la libre expression, force est de constater que les magistrats sont nos adjudants — ce qui, reconnaissons-le, ne fait pas d’eux des bourreaux, mais de bons sujets… d’études.

Ils agissent exactement de la même manière et là, excusez-moi du peu, il y a similitude. Et l’analogie retrouve son caractère d’approximation destinée à aplanir la difficulté d’autoriser les hommes libres à l’être quand il s’agit pour eux d’exprimer leurs mauvaises pensées.

C’est que la Justice, en s’opposant à l’expression de la pensée, laisse toute la place… à l’aveu.

En effet, alors qu’on est relativement libre de s’exprimer, on est totalement et sans limite autorisé, et peut-être même encouragé, à avouer ces pensées pourtant, par définition, inavouables.

Mais la Justice n’en est pas, c’est sa nature d’humanité, à une contradiction près — en ces temps où tout ce qui ne s’étudie pas et ne se pratique pas comme science est taxé de superstition et par conséquent de détritus du passé. La conservation opiniâtre du principe d’intime conviction, malgré les critiques, est suffisamment significative sur ce sujet pour déterminer une critique sans concessions de la domesticité intéressée des magistrats qui n’agissent jamais pour la contredire. Moyen d’ailleurs de repérer les brebis galeuses ou au contraire de relever l’intelligence prometteuse de tel ou tel jugement, laquelle est déterminante au moment de la distribution des médailles.

 

louis_marette_sarkozy-juges

Heureusement que les usages n’ont pas prévu un déguisement pour le président de la République… ce qui rend la thèse du fascisme moins pertinente, avouons-le…

Nous avons reçu un curieux courrier dans lequel son auteur commente cette « photo sur laquelle Sarkozy est entouré de trois magistrats de la cour de cassation, traités comme des fantoches tour à tour : fanatique religieux, dépendant alcoolique et obsédé sexuel. » Curieuse interprétation ! Souhaitons qu’elle n’émane pas d’un des magistrats dissimulés, bien contre leur gré, derrières les masques ! L’objet de cette image n’est évidemment pas la magistrature, mais le sarkozysme considéré comme un pétainisme à l’assaut notamment, car c’est une vaste entreprise, d’une magistrature difficilement indépendante depuis qu’elle n’est plus un pouvoir à part entière. Cette image « représente » un Sarkozy « chanoine » qui jette la confusion dans une administration de la Justice à laquelle il vient rappeler qu’elle n’est pas un pouvoir et qu’il en est le… saint patron. Offense présidentielle (supposée pour les besoins de la hargne satirique) devenue obsolète depuis l’élection de François Hollande et la nomination de Christine Taubira qui est loin d’être une imbécile comme s’efforcent de nous le faire croire les nostalgiques de la barbarie sarkozyste. Du coup, nos magistrats ne sont plus bâillonnés, s’ils l’ont jamais été, et le Viagra… servira à autre chose… allez ! On amènera du saucisson pour le pain et le vin. Et ceux qui voudront se recueillir le pourront ! Ce que c’est que l’idiosyncrasie du lecteur, tout de même ! Nous avions pensé à une autre bulle : « J’apporte le pain parce que je suis le chef ! » attribuée au seul Sarkozy.

 

Si, d’aventure, l’envie vous prend de traiter Marine Le Pen ou Louis Marette de fascistes ou d’autres qualifications « portant atteinte à la dignité humaine », ne le dites pas, avouez-le.

Jetez-vous aux pieds du juge et dites : « J’avoue que je pense que Marine Le Pen est une fasciste, mais j’ai conscience qu’il ne faut pas le dire. »

Les juges adorent ça, les uns parce qu’ils ont le sens de l’humour et les autres parce qu’ils se prennent au sérieux. En réalité, leur jugement sur le terrain de la liberté d’expression dépend entièrement non pas de la sagesse, mais de leur conformation disons spirituelle pour rester neutre

Voilà où en est la Presse dans ce pays presque liberticide qu’est devenu la République Française. Et voilà où en sont ses juges soit disant indépendants qui signent des contrats avec l’État au lieu d’honnêtement les signer avec nous.

Dans ce sens, Mélanchon a raison : il faut changer la Constitution et j’espère que, dans son esprit, il s’agit bien de la changer dans l’esprit des lois.

Nous avons, nous Français de France et Français de cet ailleurs qui est notre terre, la conscience en piteux état. Certes, les larbins y sont pour quelque chose, mais ne leur jetons pas toutes les pierres. Gardons-en aussi pour nous, pour briser le miroir dans lequel on se regarde encore avec trop d’indulgence.

Quand nous aurons mesuré ce qui éloigne le silence de l’aveu et l’aveu de l’expression nous aurons gagné le droit d’épurer, en tout bien tout honneur, cette terre de ses défauts majeurs. Et même mineurs comme ce minus habens de Louis Marette qui, ne manquons pas cette occasion de l’avouer, est un larbin inculte de la pire espèce… On me signale d’ailleurs qu’on peut le dire. En effet, un jugement nous y autorise formellement. Comme quoi ! Où va se loger la liberté d’expression quand c’est un juge qui paye le loyer…

 

louis_marette_collabo

 

Patrick Cintas

 


Débouchons Marette – Bientôt une opérette

 

louis_marette-wc

De l’humour, il en faut pour apprécier le personnage d’opérette, dans le genre zombie, que représente Louis Marette dans notre société pourtant en bien route dans le XXIe siècle – la preuve: elle a voté à gauche !

De l’humour en voici, dans l’attente de la publication de ce livret d’opérette à paraître bientôt.

 

Le garde champicipal

Ça s’est passé dans les WC
Où je me rends quand j’ai envie
Car si je ne suis pas pressé
Je fais patienter ma vessie

J’ai la vessie en bon état
La prostate en ordre de marche
Le point crucial – c’est ma démarche
De soucis ne me donne pas

En conséquence quand j’y vais
Ce n’est pas pour me fair’ plaisir
Comme WC on a vu pire
Mais pour ce faire ils sont parfaits

J’en étais donc à le penser
Si j’y allais ou allais pas
Devant le besoin je suis pas
Homme à me laisser emporter

On peut pas dir’ que j’exagère
Et que j’abus’ de votre temps
On ne me prendra pas pépère
En train de loucher au cadran

J’arrive donc sur le terrain
Je me prépare à m’ sentir mieux
Quand j’entends comme un cri joyeux
Venant de l’intérieur soudain

Je fais un bond dans ma braguette
Aux circonstanc’  je tends l’oreille
Je me souviens que le Marette
M’a donné tous les bons conseils

« Si jamais en allant pisser
Tu es freiné dans ton élan
Par une sort’ de gloussement
Qui en regardant bien paraît

Provenir d’un louable effort
Surtout ne te mets pas en quatre
Fais comme si j’étais dehors
Ou ailleurs en train de me battre

Pour le bien de la république
— Reviens sur tes pas et fais comme
Si rien passé ne s’est en somme
Et réfléchis aux biens publics »

Je suis pas amateur d’embrouilles
Je fais mon travail et j’ m’en fous
Que le Marette ait mal aux couilles
Chaque fois qu’il pense aux froufrous

Je connais ça mais j’ai la chance
D’être discret sur le sujet
Moi aussi je fornique en France
Et pourquoi pas dans les WC

Mais je reconnais pas la voix
Car le Marett’ quand il vagit
Ça lui arrive quelquefois
C’est comme un chat qu’on sacrifie

Il se trouv’ que quand on l’attrape
Par la queue ou par les cheveux
Il se démène comme il peut
Et redemande qu’on le frappe

C’est un tenant de la douleur
Et ça lui inspire des cris
Que si j’étais lui j’aurais peur
Que ça me monte dans l’esprit

Alors…

 

Alors ? On le saura bientôt dans notre opérette Nous voilà ! L’Ariège a besoin d’un concept, ouvrage dont nous préparons la sortie en librairie à l’automne prochain.

 


Fêtons le 14 juillet à Mazères en poésie et en chanson

 

louis_marette_14-juillet-2

 

Et si le rêve révolutionnaire ne consistait que dans la reconnaissance de l’utilité et de la grandeur d’âme ? — Une révolution des médailles ! — avec une flopée de légionnaires en tout genre — de la piétaille exécutive et judiciaire — ceux qui méritent de l’être — et c’est leur seul mérite — et quelques gloires de l’aristocratie législative avec des marques plus ou moins profondes d’académisme et même de réelle ampleur humaniste — le tout couronné d’un panthéon à l’image de l’Olympe — les demi-dieux siégeant dans les académies — et les magiciens avec tout le monde — dans les bureaux et dans les tribunaux — la loi condamnant toute atteinte à leur dignité de domestiques — condamnant les analyses concluant au charlatanisme de ces thaumaturges zélés — révolution à l’abri de toute ressemblance trop frappante avec le fascisme uniquement parce « l’homme nouveau » est exclus du débat — qu’il est patent — qu’il hante même — et pas seulement la mémoire — traces indélébiles d’une droite qui a créé la révolution à son seul usage — tout le reste n’étant que rébellion inadmissible ou en tout cas utopique — prétextant la prépondérance de la réalité sur le rêve pour y installer le pouvoir et ses instances répressives — le rêve ne pouvant consister qu’en approbation et contribution — allant jusqu’à élever le malchanceux en contraste avec les règlements de compte internes — spectacle de justice — ni comédie ni tragédie — genres qui appartiennent au passé — alors que la fête est le meilleur argument pour réduire l’esprit à sa participation — à cette parodie de l’acte — réduisant ainsi la liberté à la permission — à ses rites initiatiques — éducatifs — instructifs — et si le rêve révolutionnaire ne consistait qu’en cette recherche sans pitié d’un équilibre entre le pouvoir et ses autorités d’un côté et la possibilité de vivre au plus proche de notre cerveau et de notre sexe ? — voyant passer les modes et s’installer les œuvres — allant même quelquefois jusqu’à saisir ces instances du bonheur — d’un bonheur d’homme libre par la force des choses — par manque d’héritage ou impossibilité de se vendre — assistant alors à ce qui n’est pas un spectacle ni une fête — ce qui n’est en rien une solution de droite ou de gauche — action d’instinct excluant toute éventualité d’esthétique — connaissance en mouvement libre de toute contrainte morale — avec cette perspective inouïe de l’acte terroriste — comme fonction non pas libératrice — mais conclusive.

Paru ce jour dans la RAL,M


 

Marette

Ça me fait des chos’

Mais je sais pas quoi

Et j’en suis tout chose

Ah ! Ça c’est tout moi

Je ne connais pas

Et je veux connaître

Je ne trouve pas

Alors je veux l’être

 

Je me demande parfois

Si je suis bien de Mazères

Si je suis fait pour vous plaire

Si je suis bien de chez moi !

 

Je suis comme avant

Et comme demain

Je n’ai pas la main

Mais je suis devant

On dirait que j’ai

Du poil au menton

Mais c’est le talon

Que j’ai dans le pied !

 

Je me demande parfois

Si je suis bien de Mazères

Si je suis fait pour vous plaire

Si je suis bien de chez moi !

 

Je me tourneboule

En buvant un coup

Et j’en perds la boule

En voyant le trou

Je ne sais plus si

C’est demain la veille

Je m’ fais du souci

En cueillant la treille

 

Je me demande parfois

Si je suis bien de Mazères

Si je suis fait pour vous plaire

Si je suis bien de chez moi !

 

À la fin je coupe

J’en ai par-dessus

Le dos de la coupe

Et du pied en plus

Je sors de la niche

Avec mon nonos

Ah ! Je suis fortiche

Quand je l’ai dans l’eau

 

Je me demande parfois

Si je suis bien de Mazères

Si je suis fait pour vous plaire

Si je suis bien de chez moi !

 

Chanson extraite de notre opérette Nous voilà ! dans la série L’Ariège a besoin d’un concept, ouvrage dont nous préparons la sortie en librairie à l’automne prochain.

 


Louis Marette voit toutes les couleurs le 14 juillet

 

louis_marette_14-juillet

 

C’est l’été à Mazères.

Son maire, Louis Marette, ne se sent plus pisser comme on dit ici.

Et on sait bien ce qui le fait pisser… en dehors des causes naturelles et de la fatigue.

Ce retraité s’ennuie toute l’année dans sa mairie, sauf l’été.

L’été, à Mazères, c’est la fête ! Et Marette s’amuse !

Des touristes, il n’y en pas, ou peu, et ce sont rarement de vrais touristes. On ne vient pas à Mazères pour se cultiver ou faire la fête, hélas !

Question culture, à part un festival de saxo, rien ! La question n’est donc pas à l’ordre du jour. Marette étant un larbin inculte, il ne faut pas s’étonner de cette triste situation que personne n’est en mesure de changer car ce rustaud a du piston !

Annonçant les festivités de la Fête nationale au micro de Radio-Mazères (un système de fils et de haut-parleurs accrochés aux poteaux environnants), son animateur en chef, Louis Marette lui-même, a d’ailleurs oublié d’annoncer ce festival tellement il était excité par SON 14 juillet. Il s’est modiquement rattrapé en bafouillant des choses qui tenaient à la fois de son indifférence pour les Arts et de l’attrait qu’exercent sur lui les composants premiers de la fête.

On a eu droit il y a quelques jours à une fête des traditions qui nous a inspiré l’article précédent lui-même inspiré par les conversations que nous tenons tous les jours avec les vrais Mazériens, ceux qui en ont vraiment bavé à l’usine, aux champs et à la guerre. Et nous avons exprimé cette colère légitime contre les abrutis indignes qui se sont bien tourné les pouces pendant leur existence de planqués et qui maintenant, en retraite, prétendent donner des leçons de traditions sur des sujets qui doivent inspirer autre chose que le plaisir et le bon temps. Mais Louis Marette a fait joujou toute sa vie et il continue, allant jusqu’à se présenter comme l’exemple que la jeunesse doit suivre si elle ne veut pas sombrer dans… l’intelligence des choses de ce monde. Comme naufrage, c’est toutefois tentant, et nous invitons régulièrement la jeunesse de Mazères à secouer les plumes de ces Apaches sans honorabilité constante — ce qui ne veut pas dire sans zoneur, preuve que nous apprécions la nuance.

Et maintenant, au tour du 14 juillet ! C’est l’étape suivante et Louis Marette, grimpé sur son véloquipeine (istapekomaxina), donne le coup de pédale en direction de…

… On s’attend à une fête populaire, avec des rencontres sur les terrains où on a l’habitude de se voir tous les jours certes, mais sans esprit de célébration. Il est même concevable, ce jour-là, de se retrouver à l’église ou au temple. On souhaite aux cafetiers une bonne journée et à nos jardins un ensoleillement digne de nos parasols. Au fond, on reste simple, même dans la grisaille, mais pas plus loin, et les pas de deux giguent sur la place publique finalement illuminée par un feu d’artifice forcément de toute beauté. Telle est la tradition en France. Il n’y a qu’à Paris, et dans quelques autres villes françaises anciennement germaniques, que les chars d’assaut et les vols en formation viennent jeter le doute sur les intentions du gouvernement.

En conséquence, le véloquipeine de Louis Marette n’est animé que par les pédales qui l’éreintent en direction… du monument aux Morts. Morts avec une majuscule pour exprimer clairement la douleur des familles et pas autre chose ! Ces Morts ne sont pas forcément et indubitablement tombés pour la France : ils se battaient surtout pour la survie de leur terre, encore une nuance à enfoncer dans le crâne de ce Louis Marette qui ne se différencie du bobo que par la nature de la drogue dont il fait usage : la sienne est autorisée !

Voilà comment les pitres de la République nous sucrent une fête qui ailleurs, sauf en Chine, ne fait pas l’objet d’une commémoration militaire. Pour ce faire, le calendrier national a prévu d’autres dates. Voir, pour apprécier l’ignominie, les témoignages éberlués ou scandalisés des touristes étrangers à Paris.

Il est d’autre part évident qu’en terre occitane les clameurs nationales ne sont pas les plus appréciées par une population qui, par les temps qui courent, est en droit de se demander si Paris est un bon choix et si ses serviteurs sont dignes de confiance.

Il n’en reste pas moins qu’une fête est une fête, une occasion de se cultiver aux sources de l’Histoire de France et des non moins précieuses Humanités locales, ce qui échappe totalement aux responsables de… l’action culturelle à Mazères.

Mais quand Mazères reviendra-t-elle à ses bons sentiments ? Ils ne manquaient pourtant pas !

Ce maire affublé de médailles, d’écus et de tocs donne de Mazères l’image que le Parigo se fait des « trous du cul du monde ». Il ne perd pas le Nord, quoi !

Nous l’avons d’ailleurs surpris tout nu dans les fourrés du bord de l’Hers, comme en témoigne notre cliché pris sur le vif, écartant les feuillages avec son… petit bâton de marche militaire. Et nous avons clairement entendu sa chanson, dont nous transcrivons ici les paroles :

 

Je les aime pas trop marquises

Je suis un trop bon citoyen

Et si le vent tourne à la bise

Le camping c’est pas fait pour rien !

 

J’en ai encor’ des chos’ à faire !

Des tas de chos’ et pas que bien

J’ai encore les pieds sur terre

Le camping c’est pas fait pour rien !

 

Monter la tente en liberté

Se coucher dedans en terrien

Et en toute fraternité

Le camping c’est pas fait pour rien !

 

Des avantag’ il y en a bien

Faut pas non plus exagérer

Que ce soit bien ou mal géré

Le camping c’est pas fait pour rien !

 

Je m’organise en bon pays

Ya de la plac’ pour tous les chiens

Ya même un coin pour les fusils

Le camping c’est pas fait pour rien !

 

Cert’ il arriv’ que d’aventure

J’ai l’occasion de fair’ le bien

Moyennant quelque alcoolature

Le camping c’est pas fait pour rien !

 

Je les aime pas trop marquises

Je suis un trop bon citoyen

Et si le vent tourne à la bise

Le camping c’est pas fait pour rien !

 

Chanson extraite de notre opérette Nous voilà ! dans la série L’Ariège a besoin d’un concept, ouvrage dont nous préparons la sortie en librairie à l’automne prochain.

 


Mazères de Marette : un modèle dans le genre… péquenot

 

louis_marette_al_pais

 

À Mazères, la « foire al païs » agit comme les verres de Ricard de tournée en tournée : chaque année, son maire, Louis Marette, remet la main sur le comptoir et c’est reparti pour un tour. Vieilles charrettes, battage du blé ou du foin selon l’idiosyncrasie du spectateur, touristes médusés qui s’entretiennent en aparté, comme au théâtre, subventions associativement gaspillées en conneries, discours mi figue mi raisin, surtout raisin, de l’édile qui ne se sent plus pisser, on n’arrête pas le progrès !

Une poignée de retraités sans véritable expérience de l’existence est aux manettes. Ça ne schlingue même pas la couche-culotte et le pipi d’chat. Il ne manque pourtant pas la crotte des oiseaux du Domaine et les ânes qui y paressent à longueur d’année. Les commerces ouvrent leurs portes sans conviction. Un peu de blé circule, mais sans l’intérêt pourtant nécessaire du visiteur étranger qui se demande où il a foutu ses pieds aux semelles de vent.

Il faut dire que Louis Marette, comme retraité constitué, a traîné la savate toute sa vie le long de la voie unique et sans grands travaux qui passe au Vernet pour aller agoniser en pleine montagne. Jamais perdu sur le ballast, il ne se contentait pas, dit-on, de vérifier le calibre des cailloux et le serrage des tire-fonds.  Il accumulait déjà l’expérience des recommencements. Et il en tire même une fierté de dindon aux glouglous tellement répétitifs qu’on est en droit de se demander s’il a de l’imagination, autrement dit si ses visions du futur ne relèvent pas plutôt de l’hallucination.

Car quand on arrive à Mazères en plein été, on a l’impression de tomber dans une fiction mal fagotée et d’un autre âge, voire sans âge du tout, comme ces pages étonnamment désécrites par GP Gleize qui est aussi, comme ça tombe bien ! un historien…

C’est ainsi al païs : ils s’y connaissent, ces trophées locaux de la politique, de la littérature et même du droit. Ils te prennent la plume ou la charrue et les voilà lancés sur la voix publique pour montrer d’une part ce qu’ils savent faire aux autres et d’autre part ce qu’il convient selon eux d’imposer aux mœurs locales pour les élever à la hauteur du rêve constitutionnel. Ils ont passé toute leur vie à servir de paillassons aux activités douteuses de l’État et les voilà maintenant gallés en donneurs de leçon sur des sujets qu’ils ne maîtrisent évidemment pas : la mémoire collective blessée par les guerres, l’accueil de l’étranger, celui qui passe comme celui qui veut rester, la conservation des précieuses et savantes données de l’Histoire, la réalité du travail au champ, à l’usine et en cuisine. Et j’en passe des vertes et des pas mûres sur ces « activités traditionnelles » que ces feignasses n’ont jamais pratiquées à la place de leurs tournées en rond dans la domesticité et l’oubli à la biture quotidienne. Ah ! on les comprend, leurs polynévritiques randonnées dans les rangs de la fonction publique !

« Tu déconnes ! » me dit mon ami le poète toulonnais Robert Vitton qui est depuis longtemps un marin de Paris. Il n’y voit goutte, comme Homère, mais il me prend pour un farceur quand j’évoque à sa table les tribulations d’un troubadour en son propre païs. « Que veux-tu que je chante ! L’Église est partout ! À la mairie, au café, au stade et tout l’été dans la rue. On n’est plus chez soi, foi d’Occitan et d’Andalou ! »

Et ça bat du foin, ça bénit des chiens, ça lève des verres et des drapeaux, ça camoufle des crimes de guerre et des gravières, ça se donne en exemple à une jeunesse qui est en droit de se demander si le lard est plus cher que la côtelette et s’il faut payer avant d’entrer dans le club, qu’on soit mâle ou femelle d’ailleurs !

Mais l’été commence à Mazères par cette fausse nostalgie de foin et de « produits régionaux ». L’étranger est toutefois averti qu’il est filmé. Louis Marette se veut metteur en scène de la vie municipale. Il dispose d’un système de prise de vue à faire pâlir Coppola. Et attention que même les gendarmes n’on pas droit de regarder dans le viseur. Aux pieds, les gendarmes !

Un Anglais à qui je raconte ça me rit au nez : « Tuez-le ! Nous autres Anglais… » Mais chez nous, au pays du trobar, on ne tue pas les marionnettes : on les agite. On les agite avec du texte. On leur donne la parole et on les donne à voir. Dans le verre, on met du thé ou du sirop de grenadine, pour l’illusion. Et le Guignol n’est pas sympa, mais alors pas sympa du tout. On ne l’a même pas traité de pétainiste. « Un pétainiste, monsieur, ça a des couilles ! »

Mais qu’est-ce que c’est que cette France qui vient jusqu’ici — que c’est loin ! — pour battre du foin et répandre les gouttes de ses superstitions avec des bras aussi peu faits pour le travail que ceux de Louis Marette qui s’en sert comme il s’en est toujours servi : pour rien ?

Que veut cette France quand elle naît illégitimement sur nos terres et quand elle propulse ses larbins dans nos rues et nos chemins ?

Si c’est qu’on finisse par se foutre de nous en rigolant à perdre haleine, c’est gagné. Louis Marette y gagnera une rosette qui lui ira comme un gant. Nous, on rentrera à la maison avec le sentiment d’être passés pour des cons et pour rien. Le touriste y pensera en grignotant de la saucisse de foie faite à Mazères. Et le jeune Mazérien, quand il y songera avec nostalgie, écrira des pétitions pour qu’on efface des rues de Mazères les noms de Trigano et de Marette, règne et sur-règne que la mémoire retiendra comme un temps passablement perdu pour l’intelligence et la dignité. Ou dit à l’américaine : pour les sciences et les humanités.

Ah ! mon salaud !

 


André Trigano achète une vache et Johnny Rasco chante la Ballade de la vache à Dédé

 

louis_marette_bonrepaux

 

La vache de Dédé se promenait entière

Quand le vieux Louis Marette embrassa sur la bouche

Le non moins  vieux Tintin qui est de bonne couche

Si les gays vont voter ailleurs que sur la Terre.

 

« Par exemple mon vieux ! s’écria ce vieux singe,

On s’était mis d’accord toi et moi pour se battre

Comme au lavoir les meufs battent le sale linge

Que nous n’avons porté que pour nous mettre en quatre ?

 

J’étais loin mais alors très loin d’imaginer

Qu’un militairement médaillé d’la Légion

Utilisât sa langue à des fins d’ corruption

Parc’ que le temps est gris pour sa pomme et ses pieds !

 

Ah ! mais faudrait pas pou pousser le pion trop loin.

J’ai l’anus en caval’ mais c’est pour la bonn’ cause !

J’ suis pas un spécialist’ de ces drôles de choses

Comm’ le prouv’ la Justice appelée à témoin.

 

Renseign’-toi chez Michou qui fait des défilés !

Il te dira comment les jug’s j’ai convaincus

Que je suis un macho avec des preuv’ au cul,

Raison de pas tenter de me prendre aux filets !

 

J’suis un mec pas facile à enturlupiner !

Jamais je ne m’assois avant de vérifier

Si la chaise est percée à l’endroit où je pose

Les conditions sine qua non de mon osmose.

 

Retire cet organe et efface la scène

Avant que je m’énerve et que je prenne goût,

Espèce de pédé, à t’enfoncer des coups

Là où personne ira regarder si je t’aime ! »

 

A ces mots le gaullist’ se mit le nez par terre,

Comme dans le djebel du temps des bons supplices.

Il se gratt’ le caillou avec un doigt expert

Et lance au vieux Tintin un œil clair’ment complice.

 

« Dédé y veut m’aider, que j’ai rien demandé,

Que j’ai mêm’ pas prié pour qu’on me coupe pas.

J’ai mangé de la merde et ça me donn’ des dé

Des démangeaisons là où j’ai du mal à pa

 

À patauger dans la la merde où tu m’as mis ! »

Sur ce le vieux Tintin, qui n’entrave que dalle,

Découpe une médaill’ dans du papier à malle,

Des fois que l’vieux Marett’ se la faire il s’est mis

 

Mis dans la dans la tête après les élections

Qui  donn’ raison aux gays et à leurs défilés.

« Mon pot’ Loulou, allez ! On n’est pas des des des !

On est mêm’ des gros mâl’s qui font très attention

 

À pas se bécoter mêm’ politiquement,

Des fois que les bovins qu’ont toujours l’air de rien,

Se mett’nt pas dans la têt’ qu’avec des pots de vin

On peut vivre de ça décemment et longtemps.

 

On va te les mouiller avec du rince-l’œil,

Que j’en ai plein mes mall’s des fois que foutr’ le camp

Dans un train ou sous terr’ ça ne leur dis’ pas grand

Pas grand-chose de sain d’y aller en fauteuil.

 

Si tu parl’s, vieux crétin, met la langue au popo,

Au popotin des gays, des michous et des moi

Des moineaux de saison et des chanteurs de po

De polissonneries — Fais comm’ si j’étais toi !

 

— Mais t’es pas moi Tintin ! T’es pas même un zinzin,

Un zingueur de culott’ ou alors t’as rêvé

Que ma vie est un songe et ma passion des saints

Un’ vérité à mettr’ dans la bouche des enfants.

 

Mêm’ les gendarm’s nous trouv’nt vieux et bon à jeu jeu

À jeter aux poubell’s de la tronche à Dédé

Avec  le chocolat des médaill’s et des nœuds

Qu’on n’a pas pu défair’ tell’ment y en avait !

 

Moi j’en avais pas marr’ de toucher chez les primes

D’ fin da da d’ fin d’années — Ah ! Mon bon vieux Tintin,

Le monde est tout changé et on a plus la main

Sur notre trinité et sur le pain azyme.

 

Les jug’s nous donn’nt raison mais ça réchauffe pas,

C’est comm’ si on deux vœux devenait des pédés,

Toi et moi les neuneus de la raison d’éta

D’établir les limit’ à ne pas dépasser

 

Dans l’anus ou dans autre autre chose à penser.

Alors j’ai pas pu raie j’ai pas pu résister

À l’envie de mouler ma langue dans ta bouche

Des fois que la justic’ fasse la fine mouche

 

Au moment de changer le monde et ses patries,

Et le sens à donner à nos compromissions

Que c’est pluss’ des missions que des compro mimi

Promis mis et remis, commissions à l’envi ! »

 

Tintin et le Loulou tiraient la langue au bord

De l’Ariège en crue crue en recrutement cou

Courageusement vin vint ou revint le bo

Le bovin à Dédé découdre avec la mort.

 

Le baiser sous la lampe et la main au dédé

Au détour de la hanche et du manche à Dédé

Débandé comme l’arc de triomphe passé

Ces temps à découper une vache en p’tits dés.

 

Ah ! La vach’ que c’est bon ! Que c’est bon à dédé

À dépenser gratos au frais d’la Répubique,

Raie d’la pubiqu’ gratuit’ pour tous les bains publics,

Bambins publics et bancs bin de la rhétorique.

 

« C’est bon, dit le Dédé, c’est bon de s’embrasser

Entre hommes sur la bouche et avec de la langue,

De la langue en français et pas en pédédé

Comm’ Michou qui me fait du plat dessous la table. »

 

Mais la vache à Dédé voulait pas qu’on la crève.

Elle avait sous le coude un dossier sur la viande

Et sur tous les trucs mous que les enfants demandent.

Ce bon vin inspirait Louis Marette et ses rêves.

 

Il se voyait déjà debout sur de la trique,

D’  la tricolore en bit’ bitord de la balise

En commençant par le le bout d’ la queue en zique

En musique en fanfare, pantalon et chemise

 

Au milieu de la foire où l’ vin se boit cul sec

Secoué par la trouille et l’hallucination.

La vache avait un prix et Dédé s’mit à déc

À déconner tout seul sur ce sujet bâton.

 

Le bâton et Marett’ ça fait deux pistolets.

S’il s’agit de tirer, on peut compter sur lui.

Il  s’ met en position à deux pieds sur Dédé

Qui pouss’ l’encan à mort et emport’ le cuicui.

 

De loin Tintin se marre et secoue sa menotte.

« Ils m’ foutront en prison dans un cercueil en cuir.

Mais ces deux mecs à vache y zauront pas mes potes

Que c’est des mecs des vrais pas des bross’ à reluire.

 

Un coup d’ langu’ d’ temps en temps ça peut pas fair’ de mal.

La Droit’ ça a du goût, j’ suis pas gay à ce point.

Mais pour c’ qui est d’ la vache ils vont me la poinpoin

Poinçonner au zizi sans recours au mental.

 

Je suis la preuv’ vivant’,  preuve qu’on peut baiser

Et se faire baiser sans passer pour un mi

Un mich’ton d’ la démo démocratie en mi

En mineur et en do dodo sur l’oreiller. 

 

Pas plus haut que trois pomm’ et fier comme un balai

J’ai quand mêm’ réussi à écarter les fesses.

Du fait main et maison avec un bel aspect

D’ communiant qui revient qui revient de confesse.

 

J’ai un pied dans la tombe et le cucul à l’air

Mais faut pas en conclur’ que j’ai couché avec

Sans r’garder à deux fois si j’étais seul et sec.

D’ l’existence j’ai un’  co connaissance d’expert.

 

Allons, ma bonne vache à Dédé et Loulou,

Nous coucher dans le pré pour te sucer les os

Et jouir encore une fois d’être deux sans craignos

Pour gâcher le plaisir solitaire des mous.

 

J’ vais me mettre au poulet. Après tout ça peut pas

Être aussi dangereux pour la santé des vieux

Qu’un coup de pied au cul de la part d’un cagneux

Qui couche avec les vach’s de Dédé le papa.

 

Et puis Dédé y m’aime et il se cache pas

De le dire en public pour qu’on sache que moi

J’ai pas de haine aux yeux à la place du cœur.

De passer pour un’ tant’  Tintin il a pas peur.

 

Allez vient mon Dédé, viens toucher le grisbi.

Ya rien à espérer de la SNCF.

Viens voir comment en vrai on peut faire du bénef

Sans rien toucher aux vach’ et sans se faire pipi

 

Au froc comm’ ce ringard qui parle un autre idiome.

Allez Dédé, ma vache, mon ragoût aux oignons,

Fais la nique à Tintin et tintin pour les cons.

Marette il a dans l’ cul et nous on est des hommes. »

 

Ainsi Tintin sauva la vach’ d’un’ mort  aux cris,

D’un’ mort qui donne à bou à bouffer aux pupilles.

On becqu’ta du Marette en blog et en famille

Et on se sentit fort comme aux Hall’ à Paris.

 

Et en catimini Tintin s’ calta au large

Pour crever au grand air et rien devoir aux gays.

La vach’ reconnaissante écrivait dans les marges

Des trucs fabriqués pour pour donner des idées,

 

Des idées de révolte et de coups d’ pied au train

D’ ces vieux cons médaillés jusque dedans les glandes.

Ça saignait dans la rue , c’était du sang glin glin,

D’ quoi  donner du plaisir à l’offre à la demande.

 

Des cons pareils ça tue l’orgasme et les aco

À-côtés du cucul et d’ l’amour en tout’ li

Liberté de le fair’ sans signer au pipi

Des trucs que c’est vraiment papa leur ex voto.

 

 

 

Refrain

à placer où et quand on veut

 

Vive la vache et la Dépêche

Et vive la mort des zombis !

Marr’ de ces vieux cons riquiqui.

D’ la bomb’ faut allumer la mèche !

La vache à Dédé

À Dépêche-moi le

Veut un os à moelle

Dans le genre humain

Pour se le sucer

Et mettre la main

A la patte !

 

Johnny Rasco

 

louis_marette_bonrepaux2